PRECARITE

précarité, espoir, minima sociaux, solitude,

Je n'y arrive pas, je n'y arrive pas à parler, à écrire et d'ailleurs comment faire lorsque que ce que l'on a exprimer ressemble plus à un cri qu'à une phrase bien élaborée, un langage humain ??? Animal, voilà ce à quoi est réduit mon langage.

Je ne serai pas lu si mes phrases sont humbles dans le capharnaum de ceux qui disent tant de choses importantes et retransmises sur les ondes et dans les journaux. La voix d'en bas est recouverte des voix hautes plaçées.

Je veux parler, je veux raconter

 

Ecoutez, s'il vous plait

En bas il y a un monde fait d'êtres racornis, isolés chez eux, plongés dans leurs écrans, assaillis d'informations dont ils ne savent que faire, qui se transforment chaque jour un peu plus, soit en bête hargneuse, soit en mouton endormi. Ce qu'il faut lutter pour éviter cela, lorsque l'on a personne à qui parler de la journée, ce qu'il faut d'amour pour continuer à espérer.

Ils se réunissent devant la caméra pour nous dire combien ils sont prêts à nous aider, je les écoute brièvement, leur discours me donne la nausée et je passe à une autre chaine, je regarde un polar, l'histoire au moins me fera vivre quelque chose, ailleurs, autrement.

Je vois arriver avec fatalisme des nuages noirs, le vieux monde ne veut pas mourir, il fait l'éloge des plus basses opinions comme si elles étaient raffraichissantes, demain est à craindre, comment vivre ainsi ?

Je voudrais de la lumière, je voudrais de l'espoir pour nos enfants, nos petits enfants, je voudrais que les forces des ténèbres soient vaincues bientôt, je voudrais participer à aider la naissance d'un nouveau contrat social dans mon pays. Je ne veux pas reculer avec eux, je ne veux pas me résigner à eux, je ne veux pas pleurer demain la vie dure de nos enfants, je ne veux pas mourir un jour en laissant à mon petit fils un monde haineux et sales, un monde qui aurait accepté qu'il existe deux catégories d'humains, les utiles et productifs et les inutiles et reclus.

Gardez nous, gardez vous de placer nos espoirs dans les forces régréssives et répréssives de ces hommes et femmes qui ne se réclament que d'un système marchand, où nos places sont comptées, où nos mots ne veulent plus rien dire, où nos maux sont ignorés, où nos vies se résument à une comptabilité cynique.

Je veux rester humaine, faible et forte à la fois, je veux agrandir ma vie avec la connaissance, la culture et le partage, je veux vivre une vie humble d'être humain sensible et soucieux de mes semblables. 

Je veux une nouvelle république, un nouveau projet collectif, je ne veux plus voir ces gens "importants" partout distillant leurs idées rétrécies, réchauffées, indécentes souvent, je veux qu'ils s'en aillent pour que le ciel s'éclaircisse un peu. Dégagez.....

 

Merci de m'avoir lu

Fable

 

 

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