La protection des espèces en Afrique

Connue pour sa grande biodiversité, l’Afrique fait face à des phénomènes qui minent son climat et principalement ses espèces. La recrudescence du braconnage par exemple est devenue telle qu’il urge de mettre en place une protection efficiente et efficace des espèces en Afrique.

La protection des espèces en Afrique

L’Afrique connaît une perte de biodiversité dramatique due à plusieurs facteurs. On compte parmi ces phénomènes l’érosion du sol, la dégradation des habitats naturels causée par l’augmentation des surfaces agricoles, la surexploitation de la faune et de la flore. D’aucuns estiment que ces éléments ont un impact direct sur le climat. Cela pourrait, du fait d’un dérèglement climatique, provoquer d’ici quelques milliers d’années la disparition d’une grande partie de certaines espèces, notamment de pachydermes et d’oiseaux.

Outre ces conséquences naturelles, il existe des conséquences qui sont du fait des hommes. Le braconnage a en effet un impact non négligeable sur la faune africaine. La valeur sans cesse grandissante de certaines espèces sur le marché fait de celles-ci des proies de choix pour les braconniers. Afin de lutter contre les effets de ces phénomènes, diverses solutions ont été apportées.

Les solutions de la Banque Mondiale

Dans le souci de contrer les effets de ces différents phénomènes sur la biodiversité africaine, la Banque mondiale s’est donné pour objectif de venir en aide aux pays de l’Afrique. C’est dans cette optique qu’elle a investi dans la gestion des bassins versants, la gestion intégrée du littoral et des aires protégées. Elle travaille aussi avec ses partenaires pour améliorer la gouvernance des forêts et lutter contre le braconnage, dans le but de protéger la valeur du tourisme vert.

En dehors de la banque mondiale, la mise en place de la CITES et son renforcement participent aussi à la protection de la biodiversité en Afrique. La convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ratifiée le 3 mars 1973 à Washington, a d’ailleurs renforcé le 28 août 2019 à Genève en Suisse la protection de certaines espèces menacées d’extinction.

Ce renforcement a élargi la protection des animaux aux éléphants qui sont généralement tués pour leur ivoire. Les différentes solutions apportées par la Banque mondiale ont porté leurs fruits.

Les résultats des initiatives de la Banque mondiale

Les initiatives de la Banque mondiale ont permis quelques avancées.

Au Congo

Elles ont contribué à :

  • Renforcer la conservation de la biodiversité dans les parcs et les forêts humides;
  • Faciliter le recul de la pêche illégale et le braconnage;
  • Ajouter des espaces naturels aux sites déjà protégés au titre de la convention relative aux zones humides d’importance internationale.

Par ailleurs, au Mozambique la Banque mondiale a permis de définir des aires pour protéger les différents habitats naturels du pays.

En Éthiopie

La Banque mondiale a apporté son soutien à un programme, ce qui a permis d’assurer la gestion durable d’environ 900 000 hectares de terres au profit de quelques millions de personnes. Cette gestion a aussi favorisé :

  • Un meilleur accès à l’eau;
  • La limitation de l’érosion des sols;
  • L’évolution du rendement agricole.

Ces différents exemples, loin d’être les seuls ne font que mettre en avant les différents progrès qui ont été faits jusque-là. Elles renforcent l’idée que la biodiversité de l’Afrique peut être protégée si les moyens adéquats sont mis en œuvre.

Emile Ouosso

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