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Billet de blog 10 sept. 2020

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La richesse du Congo passe par sa musique et ses instruments traditionnels

L'Institut des Musées Nationaux du Congo détient un grand nombre d'instruments de musique. Afin d'afficher son identité dans le domaine musical, le peuple congolais en a fabriqué une pluralité, se démarquant les uns des autres et regroupés en quatre familles.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les membranophones, instruments de percussion

Les membranophones sont des instruments traditionnels du Congo qui produisent principalement des sons au moyen de la vibration d'une membrane. Cette dernière peut être frappée à l'aide des mains ou d'un accessoire. Elle peut être aussi mise en mouvement par le biais d'une tige qui lui est raccordée.

En République Démocratique du Congo, on retrouve essentiellement les ngoma dans la famille des instruments à percussion. Le ngoma est l'expression générique qui désigne tous les tambours. Ceux-ci sont taillés à partir de longs troncs d'arbres, taillés et hachurés. Ils sont de forme cylindrique et parfois, légèrement conique. La membrane qui l'accompagne est faite soit d'une peau de vache, de mouton ou d'antilope fixée avec des clous de divers matériaux. Le tambourinaire joue à mains nues ; il peut également se servir d'une baguette pour le flanc du fût de bois.

Les aérophones, instruments à vent

Les aérophones sont des instruments traditionnels du Congo. Ils nécessitent un souffle d'air ou l'action d'un intermédiaire mécanique en vue d'obtenir un son. Dans la culture congolaise, il existe deux types d'instruments à vent. Ce sont notamment les flûtes et les trompes.

Bien plus qu'une fonction musicale, les flûtes ont surtout une fonction de communication. Généralement fabriquées en bois ou en ivoire, elles sont composées d'un bec, d'un tuyau principal et d'un pavillon. C'est tout un art pour les Congolais de jouer ce magnifique instrument musical en se servant de leur bouche et leurs poumons.

S'agissant des trompes, on les retrouve en deux catégories. D'une part les trompes traversières ordinaires produisent des sons résultant de la vibration des lèvres du joueur dans l'embouchure latérale. Elles sont faites de cornes de buffles, d'antilopes ou de défense d'éléphants. D'autre part, on a les trompes royales qui représentent au Congo des instruments de symboles de puissance et d'appartenance propres aux chefs.

Les cordophones, instruments à cordes

Le son que produisent les Cordophones provient d'une ou plusieurs de leurs cordes. Au Congo, on trouve les instruments à cordes frottées et les instruments à cordes pincées.

Les instruments à cordes frottées

Le son est obtenu suite à l'action de l'archet sur les cordes de l'instrument. L'archet adhère et relâche les cordes d'un mouvement rapide et imperceptible, les mettant ainsi en vibration.

Les instruments à cordes pincées

Il suffit d'un pincement et du relâchement des cordes pour obtenir un son. Pour cela, le joueur utilise son doigt ou un élément intermédiaire. Il peut s'agir d'une petite branche ou d'une fibre de liane séchée.

Les idiophones

Les idiophones sont des instruments traditionnels du Congo produisant des sons par eux-mêmes.

Les cloches métalliques

Encore appelées ngongi, elles sont en forme conique, simple ou double. Ce sont les instruments de musique les plus anciens du Congo, très utilisés pour accompagner les danses. Il existe les doubles cloches métalliques et les cloches simples métalliques.

Les cloches en bois

On en retrouve de deux types à savoir la cloche kunda et la cloche dibu. La percussion du matériau de ces cloches est produite par un élément distinct de ceux-ci.

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