Concours de l'enseignement: admission des admissibles!

Nous, candidats admissibles aux concours internes de l’Éducation Nationale, ne pouvons accepter le traitement qui nous est réservé. Lettre ouverte adressée à M.Blanquer pour dénoncer le traitement illégitime réservé à ceux qui passent les concours internes en étant déjà dans l’éducation nationale.

Objet : lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse

Monsieur le Ministre,

Nous, candidats admissibles aux concours internes de l’Éducation Nationale, ne pouvons accepter le traitement qui nous est réservé. Vous n'avez souhaité répondre à aucune de nos sollicitations auprès de vous-même comme de votre cabinet. Vous avez systématiquement ignoré nos prises de contact. Nous n'avons d'autre choix que de dénoncer cette situation en rendant publics les informations et documents contenus dans ce courrier.

En début d'année 2020, nous avons réussi un écrit, nous permettant d'être admissibles aux concours internes. Ces derniers exigent, au minimum, trois années au service de l’État. Mi-mars 2020, une violente crise sanitaire a frappé notre pays. Celle-ci n'est le fait de personne, mais sa gestion, elle, vous incombe. Or, vous ne montrez que peu d'intérêt face à nos craintes et incertitudes. Votre décision d'exiger un oral d'admission des candidats internes et de supprimer celui des candidats externes, admis uniquement sur la base de leurs écrits, est profondément injuste et inéquitable.

  1. Cette décision va à l'encontre de toute logique.

Les candidats internes sont, dans leur grande majorité, des enseignants dont la qualité et le professionnalisme ont été évalués par les chefs d'établissements et les inspecteurs. Ces modalités d'admission apparaissent alors d'autant plus injustes et insensées qu'elles pénalisent des candidats déjà reconnus compétents par l’Éducation Nationale.

  1. Cette décision induit une sélection des candidats basée sur le revenu.

Les lieux de révision, notamment les bibliothèques universitaires, ont été fermés et le resteront jusqu'à nouvel ordre. Seuls les candidats disposant des moyens financiers nécessaires à l'achat des ressources disponibles en ces lieux peuvent préparer rigoureusement les concours. Cela contredit strictement les principes d'égalité des chances et de méritocratie valorisés par l'institution.

  1. Cette décision va à l'encontre de toute justice sociale.

En affirmant, le 6 mai dernier en commission parlementaire, que les admissibles aux concours internes « sont dans une moins grande urgence », vous créez un ordre d'importance entre les différents candidats. Monsieur le Ministre, il n'y a pas d'enseignant de seconde zone : déterminer ceux qui sont importants et ceux qui peuvent payer les pots cassés n'est pas acceptable. Sachez que la faiblesse de nos salaires, qui n'a d'égale que l'incertitude de nos contrats, nous rappelle sans cesse l'urgence de notre situation. En termes de justice sociale, la situation des femmes enceintes est également préoccupante : certaines d'entre elles ne pourront passer cet oral, séparé de l'écrit de plus de neuf mois, accentuant les inégalités hommes-femmes.

  1. Cette décision va à l'encontre d'une rentrée sereine et de qualité.

Depuis plus d'un an, voire plus pour la majorité des candidats, nous avons décuplé nos efforts pour préparer et réussir les écrits. La période estivale doit nous permettre de mettre en œuvre les nouveaux programmes de votre réforme. Or, un oral en septembre nous contraint à faire un choix : préparer les programmes ou nous consacrer pleinement à une épreuve décisive pour notre avenir. Nous refusons de choisir entre nos élèves et notre précarité. Cette décision ne profite ni aux enfants de la République, ni à leurs enseignants.

  1. Cette décision ne tient pas compte de l'évolution de la crise sanitaire.

Qu'adviendra-t-il si l'épidémie connaît une seconde vague ? Cette épreuve sera t-elle une nouvelle fois reportée, laissant les candidats internes, eux, dans l'incertitude totale ?

Face à votre décision, la représentation nationale est vent debout. Les partis politiques, de l'Assemblée Nationale comme du Sénat, ont fait fi des clivages partisans. Ils vous ont adressé des courriers par dizaines, que nous avons récupérés et qui sont publiés avec cette lettre.

Rares sont les sujets sur lesquels les couleurs politiques s'effacent, et pourtant : cette décision fait l'unanimité contre elle. Ne serait-il pas souhaitable qu'un Ministre de la République entende et écoute les opinions exprimées par la majorité des élus du peuple ?

–  Les Républicains ont formé un collectif de 20 Sénateurs pour dénoncer cette injustice « inéquitable et intenable » et vous demander de revoir votre décision.

–  Le Parti socialiste a réuni ses Députés de la commission éducation de l'Assemblée Nationale, lesquels vous demandent dans un courrier de « mettre fin à ces conditions discriminatoires». Il a également saisi l'ensemble de ses Sénateurs, lesquels sont cosignataires d'un communiqué portant haut notre position.

–  L'Union des démocrates et indépendants, par son Président de groupe à l'Assemblée Nationale, vous adresse une lettre dans laquelle il dénonce « l'impossibilité » de notre situation. Son action est appuyée par un collectif de 39 Sénateurs du groupe Union Centriste, qui vous adresse un courrier intercédant en notre faveur.

–  Les Sénateurs et Députés du groupe communiste rejettent cette décision et vous appellent à mettre fin à cet arbitraire illégitime. En plus de leurs courriers, un communiqué a également été publié au nom du CRCE, groupe réunissant communistes, insoumis et écologistes au Sénat, afin de dénoncer « le péril » engendré par votre décision.

Monsieur le Ministre, entendez cette revendication : elle est légitime, va dans le sens de la réduction de la précarité, exprime la volonté de plus de 20 000 individus ayant signé la pétition en ligne, et porte la volonté franche et massive de la représentation nationale.

Monsieur le Ministre, nous ne demandons pas une faveur mais l'égalité : les candidats admissibles aux concours internes doivent être déclarés admis.

Nous vous prions d'agréer l'expression de nos salutations respectueuses et de notre profond dévouement à l'institution et aux principes de l’Éducation Nationale.

 

 

En complément plusieurs lettres de soutien de la représentation nationale

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SOUTIENS CRCE :

Les admissibles aux concours internes de l’Éducation nationale doivent être admis

La crise sanitaire due au COVID-19 a totalement bouleversé le processus de recrutement par concours des fonctionnaires de l’Éducation nationale.

Face à la situation, il est regrettable que Jean-Michel Blanquer ait démultiplié les réponses. En effet, si les candidats externes aux concours ont vu, en toute logique, leurs oraux de mars et d’avril annulés, ce n’est pas le cas des candidats aux concours internes. Ces derniers devraient donc valider leur concours suite à une épreuve orale en septembre et octobre. Cette situation pose question à plusieurs égards.

Tout d’abord, cette situation met à mal l’égalité de traitement entre les candidats, fondement même du recrutement des fonctionnaires.

Ensuite, le choix d’un report en début d’année scolaire met en péril les affectations de ces candidats pour la prochaine rentrée, considérés aujourd’hui comme contractuels de l’Éducation nationale. À ce titre, il faut rappeler que les candidats concernés par ce report sont déjà contractuels de l’État depuis 3 ans et ont déjà passé avec succès l’épreuve écrite, justifiant largement leur accession au statut.

Enfin, le report au début d’année scolaire des épreuves écrites pose plusieurs questions pour la préparation des oraux aux candidats admissibles. Comment préparer une épreuve dans l’été alors que les ressources, notamment universitaires, seront inaccessibles ? Comment mener de front et simultanément la préparation de la rentrée 2020, le début d’année scolaire en classe et le concours ? Le risque majeur est aujourd’hui de voir des candidats délaissant l’un ou l’autre, alors même que les inégalités creusées par l’enseignement à distance depuis la mi-mars doivent faire l’objet d’une attention toute particulière dès la rentrée.

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste apportent tout leur soutien aux candidats admissibles aux concours internes de l’Éducation nationale et enjoignent le Ministre de l’Éducation nationale à déclarer admis ces candidats, à l’instar de ce qu’ont fait plusieurs ministères pour leurs concours internes et l’Éducation nationale pour les concours externes.

Paris, le 13 mai 2020

 

 

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Monsieur le Ministre,

De nombreuses interpellations émanent d’enseignants-contractuels qui m’informent de la situation précaire dans laquelle vont se retrouver nombre d’entre eux si une nouvelle décision de la part de votre Ministère n’est pas prise concernant les modalités d’admission au CAPES interne.

Ainsi, contrairement aux Ministères de l’Agriculture et des Armées, qui ont décidé que l’épreuve d’admissibilité (dossier de RAEP ou épreuve écrite) devient épreuve unique d’admission pour les concours internes et 3ème concours, le Ministère de l’Éducation Nationale n’a pas décidé en ce sens.

Il est pourtant primordial d’admettre de suite, sur la base de l’épreuve d’admissibilité, ces enseignants-contractuels, au service de l’Éducation Nationale depuis trois ans à minima, en tant que fonctionnaires-stagiaires.

De cette manière, cela leur permettrait de connaître leur affectation à la rentrée de septembre 2020 en bonne et due forme, tout en évitant d’être plongé dans la précarité.

En effet, sans affectation connue à l’avance, et avec une épreuve orale reportée sine die, comment imaginer que ces enseignants-contractuels vont pouvoir préparer le prochain oral de manière approfondie, tout en appliquant les nouveaux programmes dans leurs préparations d’enseignements, sans qu’ils aient accès aux Bibliothèques Universitaires, toujours fermées en cette période et durant les vacances estivales ?

Une telle situation déboucherait nécessairement vers une baisse de la qualité pédagogique, au détriment des élèves, mais également des enseignants-contractuels, insatisfaits de ne pouvoir délivrer un savoir de qualité et tout aussi insatisfaits de ne pas préparer leur épreuve d’admission correctement.

Enfin, Monsieur le Ministre, admettre de suite les enseignants- contractuels comme fonctionnaires-stagiaires, sur la base des épreuves d’amissibilités, est également une décision d’égalité et d’équité. D’égalité

15, RUE DE VAUGIRARD - 75291 PARIS CEDEX 06 PERMANENCE PARLEMENTAIRE : 66 RUE DE LA GARE – 62300 LENS

1 envers les fonctionnaires-stagiaires dépendants de votre Ministère et ceux dépendants des deux autres Ministères cités ci-dessus. D’équité vis-à-vis des candidats au concours externe qui ont été déclarés comme admis précédemment par votre Ministère.

Soyez assuré, Monsieur le Ministre, de mes salutations les plus cordiales.

Cathy Apourceau-Poly Sénatrice du Pas-de-Calais

 

 

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Objet : concours internes

Monsieur le Ministre,

Je souhaite attirer votre attention sur les modalités d'admission des enseignant.es contractuel.les candidat.es aux concours internes du second degré pour la rentrée 2020. La pandémie liée au covid-19 a entraîné la modification des conditions et modalités des concours de recrutement des enseignant.es.

Pour les candidats du concours externes, l'admissibilité à l'épreuve écrite, est planifiée pour les mois de juin et juillet. Ceci permettra aux lauréat.es de connaître leur affectation pour la rentrée de septembre 2020 et de bénéficier du statut de fonctionnaire-stagiaire.

La situation s’avère tout à fait différente pour les enseignant.es contractuel.les candidat.es au concours interne qui devront passer leur épreuve orale à la rentrée scolaire prochaine. Or, vous n’ignorez pas que les lauréat.es des concours internes sont les dernier.ères à être affecté.es sur les postes vacants. Par conséquent, en planifiant les oraux en septembre ou octobre 2020, ces enseignant.es ne seront nommé.es que plusieurs semaines après la rentrée scolaire. Ceci dans un contexte qui risque d’être déjà fort complexe. De nombreux élèves, en effet, risquent d’être en situation de décrochage au cours de la période de confinement et notre nation aura besoin de tou.tes les professionnel.les de l’enseignement et de l’éducation pour combler le fossé des inégalités scolaires qui se sera encore creusé. Maintenir ce calendrier d’épreuves constitue une rupture d’égalité au regard des conditions dont les candidat.es au concours externe bénéficient et prolonge d’autant la précarité du statut d’enseignant.es inscrit.es dans un projet de titularisation.

Pour toutes ces raisons, je vous prie de bien vouloir m’indiquer si vous prévoyez d’harmoniser les modalités d'admission pour tous.tes les candidat.es en étendant au concours interne les règles prévues pour le concours externe.

Je vous remercie de l’attention que vous accorderez à cette requête et dans l’attente des suites qui seront portées, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

Guillaume Gontard Sénateur de l’Isère

 

 

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Objet : Uniformiser les modalités d’admissibilité entre les candidats internes et externes dans le cadre des concours du second degré pour la rentrée de septembre 2020

Monsieur le ministre,

Je souhaite porter votre attention sur les modalités des concours aux CAPES, CAPET, CAPEPS et CAPLP en vigueur pour la rentrée 2020-2021.

La crise sanitaire engendrée par l’épidémie de Covid-19 a bouleversé les conditions d’examens prévus initialement par le Ministère de l’Education nationale. S’il apparaît légitime d’en modifier les modalités afin de s’adapter aux circonstances exceptionnelles que nous connaissons, l’égalité d’accès entre les candidats ne doit pas être remis en cause pour autant. Or, il s’avère que les formalités d’admission différenciées entre les candidats du concours externe et ceux du concours interne entrainent une rupture d’égalité entre eux.

Vous avez annoncé que seule l’admissibilité à l’épreuve écrite permettra aux candidats externes d’obtenir le statut de fonctionnaire-stagiaire et de connaître ensuite leur affectation pour la rentrée de septembre 2020. Ces futurs professeurs bénéficieront donc de temps pour préparer leur rentrée et travailler les programmes scolaires qu’ils étudieront avec leurs élèves.

La situation des candidats au concours interne sera quant à elle plus incertaine et plus précaire. En conservant l’épreuve orale, repoussée à septembre et octobre, après l’épreuve écrite les candidats au concours interne n’auront pas la possibilité de préparer les programmes scolaires, ni de s’organiser pour la rentrée puisqu’ils seront essentiellement tournés vers la réussite de leur oral. De plus, leur prise de fonction aura lieu après la rentrée, ce qui n’est satisfaisant ni pour les professeurs, ni pour la réussite des élèves.

1 Si le report des épreuves écrites au mois de juin et juillet paraît fondé, le report des oraux à 2021 pour les candidats au concours externe constitue une rupture d’égalité alors que cette épreuve est maintenue pour les candidats internes.

Comme vous le savez, parmi ces futurs enseignants un certain nombre d’entre eux exercent déjà ce métier en tant que contractuel au sein de l’Education nationale et ont déjà acquis une expérience de trois années, voire davantage. Pour ces cas spécifiques, ces différentes modalités d’admissibilité apparaissent d’autant plus injustes.

A de nombreux égards, la rentrée de septembre 2020 s’annonce déjà comme particulièrement complexe. D’une part car les problématiques sanitaires entraineront la mise en œuvre de mesures de précaution sans précédents dans notre pays affectant le quotidien des élèves et des professeurs. D’autre part car la suspension des cours durant plusieurs mois risque d’engendrer un décrochage massif chez les écoliers connaissant des difficultés scolaires qu’il sera long à rattraper. Dans ce contexte déjà complexe, il n’apparaît donc pas souhaitable que des professeurs soient nommés en cours d’année au risque de les déstabiliser eux ainsi que leurs élèves.

Ainsi, il conviendrait que tous les candidats aux concours du second degré soient reçus avec les mêmes formalités d’admission et puissent bénéficier des mêmes conditions pour préparer la rentrée dans les meilleures dispositions.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marie-George BUFFET Députée de Seine-Saint-Denis Ancienne Ministre

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Monsieur le ministre,

Je souhaite attirer votre attention sur les modalités des concours aux CAPES, CAPET, CAPEPS et CAPLP en vigueur pour la rentrée 2020-2021.

L’épidémie de Covid-19 a bouleversé les conditions d’examens prévus initialement par le Ministère de l’Education nationale. Certes, les circonstances exceptionnelles liées à la crise sanitaire peuvent légitimement justifier la modification des modalités de leur mise en œuvre.

Pour autant, l’égalité d’accès entre les candidats ne doit pas être remis en cause. Or, il semble que les formalités d’admission différenciées entre les candidats du concours ex- terne et ceux du concours interne entrainent une rupture d’égalité entre eux.

Vous avez indiqué que seule l’admissibilité à l’épreuve écrite permettrait aux candidats externes d’obtenir le statut de fonctionnaire-stagiaire et de connaître ensuite leur affec- tation pour la rentrée de septembre 2020. Ces futurs professeurs bénéficieront donc de temps pour préparer leur rentrée et travailler les programmes scolaires qu’ils étudieront avec leurs élèves.

La situation des candidats au concours interne sera quant à elle plus incertaine et plus précaire. En conservant l’épreuve orale, repoussée à septembre et octobre, après l’épreuve écrite les candidats au concours interne n’auront pas la possibilité de préparer les programmes scolaires, ni de s’organiser pour la rentrée puisqu’ils seront essentielle- ment tournés vers la réussite de leur oral. De plus, leur prise de fonction aura lieu après la rentrée, ce qui n’est satisfaisant ni pour les professeurs, ni pour la réussite des élèves.

Si le report des épreuves écrites au mois de juin et juillet paraît fondé, le report des oraux à 2021 pour les candidats au concours externe constitue une rupture d’égalité alors que cette épreuve est maintenue pour les candidats internes.

Comme vous le savez, parmi ces futurs enseignants un certain nombre d’entre eux exercent déjà ce métier en tant que contractuel au sein de l’Education nationale et ont déjà acquis une expérience de trois années, voire davantage. Pour ces cas spécifiques, ces différentes modalités d’admissibilité apparaissent d’autant plus injustes.

A de nombreux égards, la rentrée de septembre 2020 s’annonce déjà comme particuliè- rement complexe. D’une part car les problématiques sanitaires entraineront la mise en œuvre de mesures de précaution sans précédents dans notre pays affectant le quotidien des élèves et des professeurs. D’autre part car la suspension des cours durant plusieurs mois risque d’engendrer un décrochage massif chez les écoliers connaissant des diffi- cultés scolaires qu’il sera long à rattraper. Dans ce contexte déjà complexe, il n’apparaît donc pas souhaitable que des professeurs soient nommés en cours d’année au risque de les déstabiliser eux ainsi que leurs élèves.

Ainsi, il conviendrait que tous les candidats aux concours du second degré soient reçus avec les mêmes formalités d’admission et puissent bénéficier des mêmes conditions pour préparer la rentrée dans les meilleures dispositions.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Stéphane Peu

Député

 

 

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SOUTIENS Les Républicains.

 

Monsieur le ministre de l’Éducation nationale,

Vous avez récemment annoncé que les oraux des concours externes de l’Éducation Nationale sont annulés et que seuls des écrits seront maintenus pour les candidats qui ne les ont pas encore passés. Cela leur permettra donc d'accéder au statut de fonctionnaire-stagiaire et d'accéder à un poste dans un établissement scolaire dès le mois de septembre. Nous savons les difficultés que le ministère de l’Éducation Nationale rencontre pour réorganiser ces épreuves et nous vous remercions pour cette solution très satisfaisante.

En revanche, les candidats aux concours internes voient leurs épreuves déplacées à la rentrée. Cela les met dans une situation très délicate. En effet, ces derniers, qui sont par définition contractuels au sein de l’Éducation nationale depuis plus de trois ans, ont, durant le confinement, contribué à la continuité pédagogique. Ils sont engagés et indispensables pour assurer la qualité du service public d'éducation de la France. Déplacer leurs examens de cette façon les condamne à ne pas bénéficier de temps de repos après avoir assurer cette continuité pédagogique. Cela les empêchera également d'accéder à un poste de fonctionnaire-stagiaire avant le mois de novembre. De ce fait, ils seront obligés de renouveler leurs contrats avec leurs établissements afin de s'assurer un revenu. Ils devront préparer leurs cours en tant que contractuels et réviser dans le même temps ce qui représente un travail titanesque. De plus, si ces derniers accèdent au statut de fonctionnaire-stagiaire uniquement au mois de novembre, cela les obligera à laisser derrière eux les classes qu'ils auront pris en charge dès la rentrée, et à mettre par la même occasion l'établissement où ils exercent et leurs élèves en difficulté. Enfin, ils ne seront pas assurés d'avoir un poste de stagiaire dans l'établissement où ils exerçaient faute de place dans l'établissement d'origine.

Cette situation est injuste au regard des modalités dont bénéficieront les admissibles aux concours externes et cette inégalité est difficilement compréhensible par ceux concernés par les concours internes qui sont pourtant dévoués à l'éducation des élèves français depuis plusieurs années. Alors même que la France manque cruellement de professeurs et qu'un nombre encore plus élevé d'enseignants sera probablement nécessaire à la rentrée 2020 en raison de la pandémie, cette solution ne semble pas idéale.

C'est pourquoi nous vous prions, Monsieur le ministre, de bien vouloir déclarer admis les admissibles aux concours internes. Outre le fait que cela permettra de garantir des conditions de révisions et de travail décentes et dignes pour ces candidats, cette façon de procéder garantira également une plus grande égalité entre les admissibles aux concours externes et internes.

Vous remerciant pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à notre suggestion, veuillez croire, Monsieur le ministre, en l’expression de notre très haute considération.

Liste des signataires :

-  Cyril Pellevat, Sénateur de Haute-Savoie
-  Daniel Laurent, Sénateur de la Charente-Maritime
-  Brigitte Micouleau, Sénateur de la Haute-Garonne
-  Isabelle Raimond-Pavero, Sénatrice d'Indre-et-Loire
-  Nicole Duranton, Sénatrice de l'Eure
-  Bernard Bonne, Sénateur de la Loire
-  Antoine Lefèvre, Sénateur de l'Aisne
-  Catherine Di Folco, Sénatrice du Rhône
-  Réné-Paul Savary, Sénateur de la Marne
-  Marie Mercier, Sénatrice de Saône-et-Loire
-  Jean-François Rapin, Sénateur du Pas-de-Calais
-  Patricia Morhet-Richaud, Sénatrice des Hautes-Alpes
-  Martine Berthet, Sénatrice de la Savoie
-  François Calvet, Sénateur des Pyrénées-Orientales
-  Alain Milon, Sénateur du Vaucluse
-  Viviane Malet, Sénatrice de la Réunion
-  Sébastien Meurand, Sénateur du Val d'Oise
-  René Danesi, Sénateur du Haut-Rhin
-  Brigitte Lherbier, Sénatrice du Nord
-  Frédérique Gerbaud, Sénatrice de l'Indre
-  Anne-Marie Bertrand, Sénatrice des Bouches-du-Rhône
-  Chantal Deseynes, Sénatrice d'Eure-et-Loir
-  Florence Lassarade, Sénatrice de la Gironde
-  Martha de Cidrac, Sénatrice des Yvelines
-  Elisabeth Lamure, Sénatrice du Rhône
-  Pascale Bories, Sénatrice du Gard
-  Benoît Huré, Sénateur des Ardennes
-  Jean-Marie Morisset, Sénateur des Deux-Sèvres
-  Agnès Canayer, Sénatrice de la Seine-Maritime
-  Hugues Saury, Sénateur du Loiret
-  Jean-Pierre Vial, Sénateur de la Savoie
-  Christine Lafranchi Dorgal, Sénatrice du Var
-  Bernard Fournier, Sénateur de la Loire
-  Sylviane Noël, Sénatrice de Haute-Savoie
-  Alain Schmitz, Sénateur des Yvelines
-  Catherine Troendle, Sénatrice du Haut-Rhin
-  Bruno Sido, Sénateur de la Haute-Marne
-  Catherine Dumas, Sénatrice de Paris
-  Corinne Imbert, Sénatrice de la Charente-Maritime
-  Pascale Gruny, Sénatrice de l'Aisne
-  Daniel Gremillet, Sénateur des Vosges
-  Marie-Thérèse Bruguière, Sénatrice de l'Hérault
-  Serge Barbary, Sénateur d'Indre-et-Loire

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Monsieur le Ministre,

La crise sanitaire sans précédent à laquelle notre pays est confronté a profondément bouleversé le quotidien de nos concitoyens mais aussi les projets de chacun. A cette période de l’année, sont particulièrement affectés ceux qui entrent en période d’examen et de concours et qui doivent composer avec des situations inédites.

Nous souhaitons appeler votre attention sur la situation particulière des candidats admissibles aux concours internes de recrutement des professeurs de l’éducation nationale pour la session 2020.

Prévues initialement au premier semestre, les épreuves orales sont repoussées en septembre. Or il nous semble que ce report place ces candidats dans une situation inéquitable et intenable à plus d’un titre.

Nous nous permettons de vous rappeler que leurs homologues de plusieurs concours externes (CAPES, Agrégation) seront admis à l’issue des épreuves écrites, décalées en juin, et devront subir un oral de titularisation l’an prochain. Pour d’autres concours (CAPET, CAPEPS), dont les épreuves d’admissibilité ont pu se tenir avant le confinement, les épreuves orales se tiendront en principe fin juin. De notre point de vue, rien ne justifie un traitement totalement orthogonal pour les candidats des concours internes.

Nous sommes bien conscients des contingences auxquelles vous devez faire face, notamment pour réunir les jurys d’admission jusqu’au milieu de l’été. Mais repousser une admission à l’automne condamne la possibilité de commencer la prochaine année scolaire en tant que stagiaire de leur nouveau grade, avec un risque potentiel de changement d’affectation. Et il nous semble inopportun de ne pas valoriser l’engagement de ceux, notamment les contractuels, qui s’impliquent fortement pour accéder à un meilleur statut.

 

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons d’aligner les modalités d’admission aux concours internes sur celles des concours externes.

Espérant que notre intervention saura retenir toute votre attention, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de nos respectueuses salutations.

Jacques GROSPERRIN, Sénateur du Doubs
Stéphane PIEDNOIR, Sénateur de Maine-et-Loire
Bruno RETAILLEAU, Sénateur de Vendée
Céline BOULAY-ESPÉRONNIER, Sénatrice de Paris
Max BRISSON, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques
Marie-Thérèse BRUGUIERE, Sénatrice de l’Hérault
Laure DARCOS, Sénatrice de l’Essonne
Alain DUFAUT, Sénateur du Vaucluse
Catherine DUMAS, Sénatrice de Paris
Nicole DURANTON, Sénatrice de l’Eure
Jean-Raymond HUGONET, Sénateur de l’Essonne
Guy-Dominique KENNEL, Sénateur du Bas-Rhin
Jean-Pierre LELEUX, Sénateur des Alpes-Maritimes
Vivette LOPEZ, Sénatrice du Gard
Philippe NACHBAR, Sénateur de la Meurthe-et-Moselle
Olivier PACCAUD, Sénateur de l’Oise
Michel SAVIN, Sénateur de l’Isère
Alain SCHMITZ, Sénateur des Yvelines
Damien REGNARD, Sénateur représentant les Français établis hors de France

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Monsieur le Ministre,

L’épidémie du Covid-19 a profondément bousculé cette année scolaire. C’est le cas pour les élèves du primaire, du secondaire, de l’enseignement supérieur mais aussi pour tous les candidats aux concours quels qu’ils soient

Le confinement a conduit à remodeler les calendriers de ces concours, les épreuves et les modalités d’admissibilité et d’admission.

C’est notamment le cas pour les concours de recrutement des enseignants du second degré (CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP et AGREGATION). Ces concours se déroulent traditionnellement en deux phases : l’admissibilité, avec des épreuves écrites et un dossier de reconnaissance, et l’admission, avec une ou plusieurs épreuves orales.

Chaque année, ils sont plus de 250 000 candidats à préparer ces concours, en interne (pour les fonctionnaires et agents publics justifiant d’une certaine durée de service dans la fonction publique, ici, dans l’enseignement, au moins trois ans) ou en externe (pour les personnes justifiant d’un niveau de diplôme déterminé). Cette année, 256 377 candidats se sont présentés pour les 29 438 postes à pourvoir.

Vous avez décidé le 15 avril dernier de maintenir ces concours, malgré l’épidémie de Covid-19 et après plusieurs semaines d’incertitude, en aménageant les modalités.

Bien entendu, le contexte actuel a nécessité une adaptation des modalités de ces concours. Malgré ces modifications, il est indispensable de veiller à ce que l’égalité d’accès aux concours entre les candidats ne soit pas remise en cause.

Cependant, certaines formalités d’admission différenciées présentent une rupture d’égalité entre les candidats des concours externes et ceux des concours internes.

C’est ce qu’ont constaté les candidats aux concours internes de recrutement de l’Education nationale, et notamment le Collectif des Admissibles aux concours internes 2020. Une pétition a d’ores et déjà recueilli plus de 18 000 signatures.

Ces contractuels (public) et suppléants (privé sous contrat) enseignent déjà (depuis au moins 3 ans) et souffrent d’un manque de reconnaissance et d’une précarité de l’emploi qui n’est pas représentative de l’investissement qu’ils fournissent au quotidien auprès des élèves. D’autant plus que ces statuts concernent un personnel sur quatre dans l’Education nationale.

Chaque année, ils sont très nombreux à présenter les concours en vue d’obtenir une titularisation et un meilleur salaire.

Si les bénéfices des écrits réalisés entre février et mars 2020 sont préservés, toutes les épreuves des concours internes qui n’ont pas été passées sont reportées à la rentrée, en septembre 20201, y compris les oraux d’admission des recrutements internes de l’Education nationale.

A contrario, les concours externes qui n’ont pas encore commencé et qui concernent 180 000 candidats ont été réorganisés. Les écrits (épreuves d’admissibilité) se dérouleront entre le mois de juin et le mois de juillet. De plus, selon le site de l’Education nationale, les « épreuves d’admission seront constituées des seules épreuves écrites »2. Les oraux d’admission ont quant à eux été reportés au printemps 2021 sans davantage de précisions sur les modalités et le déroulé. Les candidats ayant réussi les écrits pourront donc obtenir le statut de fonctionnaire stagiaire.

Les candidats des concours externes connaitront leur affectation pour la rentrée de septembre 2020 et pourront préparer cette rentrée particulière, compte tenu du contexte dans lequel nous nous trouvons actuellement.

Pour les candidats aux concours internes, les épreuves orales ont été reportées à la rentrée sans précision particulière et rend incertaine leur rentrée (quand ?), leur statut (fonctionnaires- stagiaires ? contractuels ? suppléants ?), leurs affectations (où ?) et la préparation des programmes scolaires (préparation du concours/préparation des cours).

Cette distinction dans les épreuves constitue une rupture d’égalité entre les candidats. Les candidats des concours internes, qui ont au moins 3 ans d’expérience (et pour certains beaucoup plus), devront donc attendre les résultats de leurs oraux pour être affectés au cours du premier semestre. Les candidats des concours externes n’auront quant à eux pas besoin de passer des oraux pour être affectés dès septembre 2020.

Ces conditions représentent ainsi une injustice entre les différents candidats. D’autant plus que la situation actuelle rend d’autant plus incertaine et difficile la préparation de ces oraux.

1 Site de l’Education nationale : https://www.education.gouv.fr/covid-19-amenagement-des-concours-de- recrutement-des-professeurs-du-ministere-l-education-nationale-303435
2 Site de l’Education nationale : https://www.education.gouv.fr/covid-19-amenagement-des-concours-de- recrutement-des-professeurs-du-ministere-l-education-nationale-303435

Le confinement a profondément affecté le quotidien des élèves et des professeurs. La suspension des cours aura sans doute généré quelques retards dans les programmes et des décrochages pour certains élèves. Il ne semble donc pas souhaitable que certains professeurs soient nommés en cours d’année, sous peine de déstabiliser les élèves.

De plus, alors que cette crise sanitaire a profondément affecté le système éducatif, et que les inscriptions aux concours enseignants sont en baisse (-10% entre 2019 et 2020 pour le CAPES par exemple), la France a plus que jamais besoin de professeurs.

Les candidats aux concours internes ou externes, devraient pouvoir bénéficier des mêmes formalités d’admission et des mêmes conditions afin de préparer la rentrée 2020.

La phase d’admissibilité (écrits), suffisante pour les candidats aux concours externes puisque leurs oraux ont été reportés au printemps 2021, devrait également suffire pour les candidats aux concours internes, afin d’éviter de retarder la préparation de la rentrée prochaine qui s’annonce cruciale.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de ma haute considération.

Valérie BOYER

 

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SOUTIENS Socialistes

Monsieur le Ministre,

Monsieur Jean-Michel BLANQUER Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
110 rue de Grenelle
75375 PARIS SP07

Paris, le 11 mai 2020

De nombreux enseignants contractuels s’inquiètent des annonces qui ont été faites ces dernières semaines concernant les concours internes et externes de l’Éducation nationale.

En effet, vous avez annoncé, concernant les concours internes, que des oraux seraient organisés en septembre, alors que les concours externes se limiteraient à un écrit, seulement contrôlé par un oral au printemps prochain.

Ce choix d’un oral en septembre représente une rupture d’égalité entre les candidats, en la défaveur de ceux qui œuvrent déjà auprès des élèves.

  • Les candidats du concours externe ne seront admis qu’avec un concours écrit. Si l’idée d’un oral au printemps pour valider les acquis de l’année de stage pourrait être une piste d’évolution de ces concours, dans ce cas, pourquoi ne pas l’appliquer à l’ensemble des candidats ? Pourquoi demander davantage aux candidats qui ont déjà œuvré sur des postes similaires, en tant que contractuels ?
  • La rentrée scolaire est toujours pour les contractuels une période d’incertitude et d’inquiétude. Est- ce qu’ils auront une affectation ? Où ? Dans combien d’établissements ? Désormais à cela s’ajoutera le stress d’un oral à préparer en plus d’une hypothétique rentrée.
  • Ces enseignants, contractuels, vont donc devoir préparer leur rentrée, pour offrir à leurs élèves le meilleur enseignement possible, tout en préparant un oral décisif pour leur avenir ? Ce n’est une situation idéale ni pour les enseignants, ni pour leurs élèves.

Monsieur le Ministre, je vous ai déjà alerté à de nombreuses reprises sur la situation des enseignants contractuels, en particulier lors de nos débats sur la loi « École de la confiance ». Aujourd’hui encore, ces enseignants et personnels, sans qui notre École ne fonctionnerait pas, ne sont pas considérés. Comment justifier que le concours soit plus facilement accessible à des candidats sans expérience plutôt qu’à des professionnels qui sont déjà au cœur de notre système éducatif ? Alors que leurs homologues de l’enseignement agricole ont, eux, vu ces épreuves orales supprimées.

La pétition qui a déjà réuni plus de 18 000 signatures à ce jour souligne bien l’incompréhension des personnels, déjà au service de l’Etat, face à ces modalités de certification des concours.

Pour conclure, Monsieur le Ministre, plus que jamais, il nous faut recruter largement. Vous l’avez partiellement reconnu en annonçant des créations de postes dans le primaire mais avez malheureusement oublié le secondaire. Comment comptez-vous alors répondre aux besoins d’enseignement dès la prochaine rentrée, et en particulier dans le secondaire ?

Dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Michèle Victory, députée d’Ardèche

ainsi que les députés Socialistes et apparentés de la Commission des affaires culturelles Régis Juanico, député de la Loire

Josette Manin, députée de la Martinique

Sylvie Tolmont, députée de la Sarthe

 

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Monsieur le Ministre,

Monsieur Jean-Michel BLANQUER

Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
110 rue de Grenelle
75375 PARIS SP07

Paris, le 12 mai 2020

De nombreux enseignants contractuels s’inquiètent des annonces qui ont été faites ces dernières semaines concernant les concours internes et externes de l’Éducation nationale.

En effet, vous avez annoncé que, pour ce qui concerne le concours internes, des oraux seraient organisés en septembre, alors que les concours externes se limiteraient à un écrit, seulement contrôlé par un oral au printemps prochain.

Ce choix d’un oral en septembre représente une rupture d’égalité entre les candidats, en la défaveur de ceux qui œuvrent déjà auprès des élèves.

  • Les candidats du concours externe ne seront admis qu’avec un concours écrit. Si l’idée d’un oral au printemps pour valider les acquis de l’année de stage pourrait être une piste d’évolution de ces concours, dans ce cas pourquoi ne pas l’appliquer à l’ensemble des candidats ? Pourquoi demander davantage de candidats qui ont déjà œuvré sur des postes similaires, en tant que contractuels ?
  •  La rentrée scolaire est toujours pour les contractuels une période d’incertitude et d’inquiétude. Est-ce qu’ils auront une affectation ? Où ? Dans combien d’établissements ? Désormais à cela s’ajoutera le stress d’un oral à préparer en plus d’une hypothétique rentrée.
  • Ces enseignants, contractuels, vont donc devoir préparer leur rentrée, pour offrir à leurs élèves le meilleur enseignement possible, tout en préparant un oral décisif pour leur avenir ? Ce n’est une situation idéale ni pour les enseignants, ni pour leurs élèves.

Monsieur le Ministre, je vous ai déjà alerté à de nombreuses reprises sur la situation des enseignants contractuels, en particulier lors de nos débats sur la loi « École de la confiance ». Aujourd’hui encore, ces enseignants et personnels, sans qui notre École ne fonctionnerait pas, ne sont pas considérés. Comment justifier que le concours soit plus facilement accessible à des candidats sans expérience plutôt qu’à des professionnels qui sont déjà au cœur de notre système éducatif ? Alors que leurs homologues de l’enseignement agricole ont, eux, vu ces épreuves orales supprimées.

A un moment où il nous faut absolument recruter largement pour répondre aux besoins d’enseignement, particulièrement en maths ou en langues, il nous faut mettre en œuvre toutes les opportunités afin de répondre aux besoins de nos élèves.

La pétition qui a déjà réuni plus de 18 000 signatures à ce jour souligne bien l’incompréhension des personnels face à ces modalités de certification des concours.

Je vous demande donc, Monsieur le Ministre, de répondre favorablement à cette demande, qui répond à une attente justifiée de personnels qui œuvrent déjà au service de l’État.

Je vous prie d’agréer, Monsieur l’expression de ma haute considération.

Michèle VICTORY

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Situation des enseignants contractuels et disparité de traitement aux concours : le groupe Socialiste et Républicain du Sénat demande au ministre de l’Education une égalité de traitement entre candidats au concours externe et au concours interne

La période de réouverture des établissements scolaires dans un contexte de crise pandémique requiert rapidement unencadrement renforcé au sein de l’Éducation nationale. Le groupe socialiste et républicain du Sénat, dans un courrier adressé au ministre de l’Éducation a tenu a faire part de sa préoccupation face à la situation des enseignants contractuels et suppléants.

Les conditions d’accès et le déroulement du concours interne opposables à ces personnels en situation très précaire fontapparaitre une réelle disparité de traitement entre ces derniers et les candidats au concours externe. Les candidats au concours externe se verront ainsi exceptionnellement, compte tenu des circonstances liées à la pandémie, dispenserd’épreuves orales et seront vraisemblablement admis à l’issue des épreuves écrites. En revanche, les candidats au concours interne continueront à être soumis aux oraux et devront attendre le mois de septembre pour passer ces épreuves alors même que les épreuves d’admissibilité ont déjà débuté.

Pour les sénatrices et sénateurs socialistes et particulièrement ceux de la Commission Culture et Education, cette disparité de traitement est injustifiable. En effet, ces personnels contractuels et suppléants bénéficient d’une véritable expérience pédagogique de plusieurs années devant les élèves. Ils sont habitués à travailler dans des conditions difficiles (services surplusieurs établissements, remplacement au pied levé, changement fréquent des affectations ...). Enfin, ils ne bénéficient pas de temps dégagé sur leurs services pour préparer au mieux leurs concours.

La reprise de l’enseignement en classe se déroule dans des conditions compliquées et accroît les besoins d’enseignants dans l’ensemble des établissements. Leur présence doit également être renforcée pour assurer le maintien de « l’école à la maison » pour les enfants qui ne retourneront pas en classe avant le mois de septembre.

Il apparait donc paradoxal et pour le moins incohérent de se priver de compétences avérées, en maintenant le concoursinterne dans des conditions discriminatoires et en reportant à l’automne l’épreuve orale de ce concours interne ainsi que l’éventuelle titularisation de personnels déjà opérationnels (contrairement à la grande majorité des futurs admis auconcours externe).

Les contractuels et suppléants qui représentent un enseignant sur quatre, ne sauraient demeurer les parents pauvres del’Education nationale, exerçant dans des conditions difficiles, sous-payés, ne disposant d’aucune décharge pour préparer le concours et désormais soumis à des conditions discriminatoires de titularisation.

Les sénatrices et sénateurs socialistes ont donc demandé au ministre de revenir sur sa décision annoncée la 15 avril dernier et de procéder à la titularisation des candidats au concours interne, dès l’issue des épreuves d’admissibilité.

Groupe socialiste et républicain du Sénat /

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SOUTIENS UDI

Monsieur le Ministre,

 

Je tiens, par la présente, à attirer votre attention sur la situation des candidats admissibles aux concours internes du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

En effet, la crise sanitaire qui frappe notre pays a eu d’importantes répercussions sur les conditions d’examen qui ont vu leurs modalités modifiées afin de s’adapter à ces circonstances exceptionnelles.

Pour autant, les formalités d’admission entre les candidats aux concours externes et internes font l’objet d’une différenciation remettant en cause l’égalité de traitement entre les candidats.

De cette façon, pour les candidats à la plupart des concours externes seule l’admissibilité à l’épreuve écrite leur permettra d’obtenir le statut de fonctionnaire-stagiaire et de connaître ensuite leur affectation pour la rentrée de septembre 2020. Ces derniers, qui devraient passer l’épreuve orale au printemps 2021, auront le temps de préparer les programmes scolaires et d’organiser leur rentrée.

À l’inverse, les candidats aux concours internes devront, après avoir passé les épreuves écrites, se soumettre aux épreuves orales qui se tiendront vraisemblablement en septembre ou en octobre prochain.

À l’évidence, cette inégalité de traitement pose un double problème, à savoir, d’une part, l’impossibilité pour ces derniers de préparer convenablement les programmes scolaires et la rentrée, puisqu’ils seront concentrés sur la préparation des épreuves orales et, d’autre part, une nomination en cours d’année qui risque de perturber les élèves, dont le quotidien devrait déjà être affecté par les règles sanitaires qui seront mises en œuvre.

Cette différence laisse à penser que le traitement dont bénéficient les candidats aux concours externes a été mis en place pour pourvoir aux besoins en personnel, tandis que les candidats aux concours internes, dont beaucoup exercent déjà le métier, peuvent attendre.

De même, il parait anormal que ces derniers soient évalués à l’oral alors que les candidats aux concours externes qui n’ont, eux, jamais exercé ne le seront qu’au printemps prochain et selon des modalités encore inconnues.

Aussi, je vous saurais gré de bien vouloir prendre toutes les mesures que vous jugerez opportunes pour que tous les candidats aux concours du second degré soient reçus selon les mêmes formalités d’admission et qu’ils bénéficient des mêmes conditions pour préparer la rentrée.

Tout en restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Jean-Christophe LAGARDE

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Monsieur le Ministre,

Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation des candidats admissibles aux concours internes de recrutement des professeurs de l'Education nationale de la session 2020.

Cette situation crée une vraie rupture d'égalité entre les candidats aux concours de l’Education nationale.

Il ne semble donc pas logique que les candidats du concours interne, qui sont déjà enseignants contractuels, soient désavantagés face aux admis du concours externe.

Ce report suscite de profondes inquiétudes dans les rangs des enseignants admissibles. Leurs affectations pour la rentrée de 2020 semblent compromises et les enseignants qui se retrouvent sans aucun contrat en cette fin d’année scolaire ne savent pas s’ils pourront trouver un poste.

Organiser les épreuves orales en septembre amène également une charge de travail supplémentaire pour ces candidats qui devront préparer l'ancien programme du concours et le nouveau programme sur la base duquel il faut préparer l'ensemble des cours pour la rentrée.

Durant la crise épidémique du Covid-19, les enseignants sont énormément investis pour assurer une continuité pédagogique à leurs élèves, ils ne comprennent pas pourquoi une telle disparité de traitement entre candidats aux concours de l’Education nationale intervient dans ce contexte difficile.

 

En raison du contexte épidémique, les épreuves orales pour les candidats aux concours internes ont été décalées en septembre.

En effet, contrairement aux candidats en interne, les candidats du concours externe seront admis après des épreuves écrites organisées en juin et auront un oral de titularisation l’année prochaine, une fois stagiaire.

En définitive, il nous apparaît nécessaire de garantir l'égalité de traitement entre tous les candidats aux concours d'enseignement de l’Education nationale

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à notre requête et vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre considération distinguée.

 

Sonia de La Provôté, Sénatrice du Calvados

Liste des cosignataires :

Annick BILLON, Sénatrice de Vendée
Philippe BONNECARRERE, Sénateur du Tarn Michel CANEVET, Sénateur du Finistère
Vincent DELAHAYE, Sénateur de l’Essonne Bernard DELCROS, Sénateur du Cantal
Yves DETRAIGNE, Sénateur de la Marne
Nassimah DINDAR, Sénatrice de la Réunion Françoise FERAT, Sénatrice de la Marne
Françoise GATEL, Sénatrice d’Ille-et-Vilaine Jocelyne GUIDEZ, Sénatrice de l’Essonne
Olivier HENNO, Sénateur du Nord
Loïc HERVE, Sénateur de Haute-Savoie
Jean-Marie JANSSENS, Sénateur du Loir-et-Cher Sophie JOISSAINS, Sénatrice des Bouches-du-Rhône Claude KERN, Sénateur du Bas-Rhin
Laurent LAFON, Sénateur du Val-de-Marne
Michel LAUGIER, Sénateur des Yvelines
Nuihau LAUREY, Sénateur de la Polynésie française Jacques LE NAY, Sénateur du Morbihan
Valérie LETARD, Sénatrice du Nord
Anne-Catherine LOISIER, Sénatrice de la Côte-d’Or Jean-François LONGEOT, Sénateur du Doubs
Pierre LOUAULT, Sénateur d’Indre-et-Loire

Jean-Claude LUCHE, Sénateur de l’Aveyron
Pascal MARTIN, Sénateur de la Seine-Maritime Hervé MAUREY, Sénateur de l’Eure
Pierre MEDEVIELLE, Sénateur de la Haute-Garonne Jean-Marie MIZZON, Sénateur de la Moselle Jean-Pierre MOGA, Sénateur du Lot-et-Garonne Evelyne PERROT, Sénatrice de l’Aube

Jean-Paul PRINCE, Sénateur de Loir-et-Cher
Denise SAINT-PE, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
Nadia SOLLOGOUB, Sénatrice de la Nièvre
Lana TETUANUI, Sénatrice de la Polynésie française Jean-Marie VANLERENBERGHE, Sénateur du Pas-de-Calais Dominique VERIEN, Sénatrice de l’Yonne
Sylvie VERMEILLET, Sénatrice du Jura
Michèle VUILLIEN, Sénatrice du Rhône

 

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Monsieur le Ministre,

Mon attention a été retenue par la situation des candidats admissibles aux concours internes de l’Éducation Nationale.

Alors que de nombreux candidats devaient se présenter aux épreuves d'admission au mois de mars dernier, ces dernières ont dû être reportées en raison du confinement.

Aujourd'hui, à juste titre, ces candidats relèvent que le nouveau calendrier arrêté risque d'être préjudiciable aux élèves. En effet, ces derniers seraient doublement pénalisés : à la fois par la rupture liée au confinement, mais également par le fait que leurs enseignants doivent faire un choix entre préparer leur concours ou les nouveaux programmes.

En outre, le calendrier arrêté sera préjudiciable aux candidats eux-mêmes, puisqu'ils ne disposeront ni du temps nécessaire pour préparer leur concours, ni des meilleures conditions (fermeture des bibliothèques universitaires).

Dès lors, et afin de garantir une certaine équité pour les élèves et les candidats aux concours internes par rapport aux sessions précédentes, il conviendrait soit de décaler à une période ultérieure ce concours d'admissibilité, soit de déclarer admis les candidats admissibles.

Dans l'attente de votre bienveillante attention, je vous prie de croire Monsieur le Ministre, à l'assurance de ma très haute considération.

Claude KERN

 

 

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