Blobs, rêves et cauchemars de l’architecture contemporaine – Parution chez Sens&Tonka

Un livre à la croisée de l’architecture, de l’informatique et du cinéma… pour ausculter le devenir de nos villes.

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Les lecteurs de ce blog se souviendront peut-être des conférences sur les blobs architecturaux, menées il y a quelques années à la Cité de l’Architecture… Les lecteurs du Crieur se souviendront peut-être d’un reportage en Chine à la recherche de ces architectures, nourri des belles photographies de mon acolyte George Dupin…

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Un livre vient enfin de paraître chez Sens&Tonka, qui poursuit la créature dans ses divers domaines de prédilection : l’architecture bien sûr, mais aussi le cinéma, où elle est née (des films d’horreur, beaucoup de science-fiction, des dessins animés…), la littérature (beat, cyberpunk), l’art, le design…

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Avec pour but de rétablir l’architecture au cœur de ces cultures multiples, et pour tout dire : au cœur de la cité, quand ses particularités techniques la constituent trop souvent en discipline séparée. De faire tourner autour d’elle, aussi bien, les diverses approches avec lesquelles les autres arts, les autres pratiques engagent un dialogue permanent et indispensable : médiologie, psychanalyse, études culturelles, géographie…

Le tout, pour un parcours qui mènera du frisson des salles obscures vers la rencontre, au grand air, des paysages de pouvoir les plus actuels du néolibéralisme.

Dans votre librairie ou directement chez l’éditeur :

https://sens-tonka.net/auteur/rubio-emmanuel

 Quatrième de couverture :

Le blob ? Qu’est-ce que c’est ? Une fonction, sur les logiciels de modélisation que commencent à utiliser les architectes au milieu des années quatre-vingt-dix ; et bientôt, le nom que prennent les architectures les plus en vue de cette nouvelle ère numérique : étranges bulles ou cocons déformés... Mais le blob, depuis 1958, est aussi cette gelée rosacée fondant depuis l’espace sur les citoyens horrifiés de Phoenixville et d’ailleurs. Et de cette calamité, qui faillit emporter Steve McQueen dès ses débuts, tous se souviennent.

Il y a une énigme du blob : pourquoi une révolution architecturale irait-elle trouver ses modèles dans les films d’horreur de série B ? Et un enjeu : penser l’architecture non plus en fonction de schémas techniques simplifiés, mais dans une perspective médiatique, où l’informatique renouvelle les conditions de dessin, de production, mais aussi, plus largement, la sphère sociale elle-même comme l’imaginaire commun, réinventés par les réseaux et la déterritorialisation. Avec, au bout du voyage, ce qui pourrait bien apparaître comme l’icône parfaite, et terrifiante, de l’espace néo-libéral : le blob.

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