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Le message ici est clair. Peut-on rire de la mort?

Choquer, offenser, déplaire, c'est une forme brutale du message humoristique. Le fond a autant d'importance que la forme.

Dans les dessins de Riss, même après quelques interprétations à posteriori, le sens est creux, voir absent.

Pourquoi juxtaposer des symboles que tous le monde connaît ? Aylan/ McDo, Casimir,... En turquie et au moyen-orient il y a aussi des McDo.

On voudrait nous faire croire que nous ne sommes pas assez intelligent pour comprendre ces symboles. Au 172ème degré on peut tout interpréter, du sourire du clown au mot "île" dans "l'île aux enfants". Mais les dessins de Charlie Hebdo n'ont jamais nécessité d'interprétation psychanalytique pour être compris ou justifiés.

La photo d'Aylan échoué sur les côtes Turc avait un sens bien réel. 

A posteriori, l'explication du dessin, selon Charlie Hebdo, "serait": les réfugiés (Aylan) veulent rejoindre une société de consommation (McDo) (qu'on leur auraient fait miroiter?). Un monde gris celui des réfugiés, l'autre bleu celui  de l'UE.

Ma compréhension symbolique a du mal à avaler qu'un enfant noyé puisse, une fois dessiné, ce transformer en réfugiés... Magie de l'interprétation? Qui est si près du but? Des réfugiés vivants ou un enfant mort?

On peut supposer que c'est Riss qui se voit déguisé en Casimir, chantant "bienvenue sur l'île aux enfants", photographié à côté du corps d'Aylan. Grotesque ou humour? 

Le beauf auréolé de sa liberté d'expression nous traite de con. Nous ne sommes pas capable de le comprendre.

L'absence de pensée peut toujours être justifiée, elle nous a déjà mené à pire en Europe. La confusion symbolique est peut-être, ici, plus grave qu'il n'y paraît, même au 172ème degré. Justifier l'injustifiable nouveau paradigme de la liberté d'expression selon CH.

Point Godwin atteint...

"Malheur à celui qui rêve: le réveil est la pire des souffrances"

Primo Levi

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