Assemblée générale de précaires de l'ESR Lyon mardi 18 février

La réforme LPPR va porter un nouveau coup à nos conditions de travail, à nos espoirs d'être un jour titularisé.es et à ce pourquoi nous nous engageons tous les jours auprès de nos étudiant.e.s. Nous vous invitons donc à nous rejoindre le mardi 18 février prochain à Lyon à la bourse du travail à 17h, pour une assemblée générale de précaires de l'ESR.

Alors même que la contestation se poursuit contre la "réforme" des retraites, le prochain projet de loi visant à "moderniser" l'enseignement supérieur et la recherche publique, la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) arrive à grands pas. Dans la lignée des précédentes contre-réformes néolibérales qui touchent nos métiers et plus largement l'ESR depuis une dizaine d'années (LRU, arrêté licence, ORE, Bienvenue en France), elle va porter un nouveau coup à nos conditions de travail, à nos espoirs d'être un jour titularisé.es et à ce pourquoi nous nous engageons tous les jours auprès de nos étudiant.e.s.

Aujourd'hui déjà, en tant qu'enseignant.e.s non-titulaires et précaires, nous sommes celleux grâce à qui l'université fonctionne. Bien que nous prenions en charge 40% des enseignements à l'université, celle-ci nous refuse des conditions de travail décentes, nos contrats de travail, nos paies ou des financements pérennes. La plupart d'entre nous sont obligés de vivre sous le seuil de pauvreté, ou au gré d'emplois précaires ou grâce aux aides sociales. Et malgré l'idée largement défendue par nos titulaires comme quoi "ça ne durera que le temps de la thèse", les jeunes docteur.es enchaînent les contrats précaires pendant 2, 3 ou 5 ans, sans certitude d’être titularisé.es. Les personnels BIATSS [1] ne sont pas en reste. Les CDD, les vacations administratives, les postes d’assesseur.es et de moniteur-trices se multiplient, au détriment des recrutements sur concours.

La LPPR envisage de reculer encore plus la date de titularisation, en ayant recours à des "CDI de chantier" version recherche (tenure-track), en supprimant la règle des 192h équivalents TD pour permettre à chacun des établissements de moduler les services d'enseignement, ou encore de normaliser les logiques de l'"Université Cible" qui vise à octroyer les financements aux plus "méritants". Là encore, nos collègues BIATSS ne seraient plus assurés de la pérennité de leurs conditions de travail, pas plus que nos étudiant.es de la qualité de leurs conditions d'études.

Dans ce contexte, le Collectif des Doctorants Non-Titulaires de Lyon2 (CDNT), engagé depuis le 12 novembre contre la précarité étudiante appelle à se rassembler largement en Assemblée Générale des précaires de l’ESR le mardi 18 février à la Bourse du Travail de Lyon, salle des congrès, à 17h.

Soyons nombreux-ses pour contrer l'offensive du gouvernement et pour nous organiser pour préserver les services publics et obtenir des conditions de travail dignes !

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