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Billet de blog 13 janv. 2022

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Vous n'arrêterez pas l'inflation Covid.. à moins de tout changer

Un paradigme inédit était né : congestion de porte-conteneurs à l'entrée des ports, des tonnes de marchandises bloquées à quais, d'usines à l'arrêt, provoquant des pénuries massives sur des composants primaires et des matières premières. Alors que les flux tendus du commerce mondial s'enrayent, une gigantesque crise de l'offre voit le jour entraînant avec elle la résurgence de l'inflation des prix

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Pendant que les gouvernements s'activent à rassurer la population sur l'inflation galopante par le biais de ritournelles inconséquentes comme le chèque inflation, le chaos sur les chaînes d'approvisionnement, lui, s'intensifie de manière inquiétante et vraisemblablement durable. L'absence consternante de diagnostic crédible et honnête sur l'origine de cette inflation nouvelle ne laisse pas envisager une amélioration de la situation économique dans les temps à venir. Pire encore, les demi-mesures présentées comme sensées juguler les effets néfastes de la hausse des prix risquent de jeter de l'huile sur le feu en stimulant la demande, alors que c'est pourtant l'offre qui est dorénavant prise de court par un effet d'entonnoir mortifère jamais vu dans l'histoire du Capitalisme.

Une Inflation peu Conventionnelle

Mais qu'est-ce que l'inflation ? L'inflation ou le caractère de ce qui enfle. Généralement utilisé de manière confondante en économie pour désigner «l'augmentation des prix à la consommation» où parfois aussi «l'augmentation de la masse monétaire». Le premier phénomène signifiant essentiellement la hausse des prix en magasin. Le second : la mise en circulation dans l'économie de monnaie nouvellement créée, pouvant provoquer par effet ricochet une hausse de prix sur une ou plusieurs catégories de biens en fonction du secteur économique dans lequel cette manne monétaire eut été allouée. Il est fondamental de dissocier les deux, car toute création monétaire n'entraîne donc pas nécessairement l'inflation des prix à la consommation.

Car en effet, à en croire les récents aveux à demi-mot d'une partie de la technocratie économique & politique sur le sujet, ce serait la création monétaire de ces dernières décennies, allègrement déversée sur les marchés financiers, qui serait soudainement sortie de son lit pour réveiller avec elle l'ogre inflationniste, et prendre de court les pourvoyeurs de l'offre au point de faire enfler les prix à la consommation.

Le président états-unien Richard Nixon à la conférence du 15 Août 1971 actant la fin des accords historiques de Bretton Woods

Cependant l'inflation due à cette même création monétaire est présente depuis déjà longtemps dans les prix et les coûts de la vie du quotidien; ceux de l'immobilier et donc du logement notamment. Une inflation cachée qui a bel et bien détérioré, telle une lame de fond, le pouvoir d'achat des foyers, et-ce depuis maintenant 30 ans. Puis surtout, elle est particulièrement visible au sein de l'économie financière spéculative, spécifiquement dans les prix des valeurs boursières qui ont connu une ascension fulgurante depuis le début des levées de restriction sur la planche à billets et les mouvements de capitaux il y a 50 ans — lors de l'abandon des accords de Bretton Woods par le président Richard Nixon le 15 Août 1971 qui entérina la fin de l'étalon Or / Dollar.

L'échec flagrant du modèle libre-échangiste

Or ce qui est en cause dans l'apparition de cette inflation inopinée dans l'économie réelle, c'est la contraction inédite de l'offre : la déstabilisation inopinée de l'industrie productive mondiale ainsi que l'engorgement des marchandises et de leurs transports sur les chaînes d'approvisionnement. Et bien que ce soit le Covid-19 qui en fut l'élément déclencheur, la fébrilité intrinsèque au régime sans limite et sans horizon du libre-échange mondialisé en ont fait un terrain si propice aux risques d'effondrement en chaîne que l'étincelle aurait pu provenir d'une multitude d'autres sources : les tensions politiques & commerciales avec la Chine par exemple, la défiance des puissances économiques ascendantes à l'égard de la suprématie du Dollar, ou encore l'état de déflation latente de l'économie productive des puissances occidentales. Tant de dysfonctionnements structurels, antérieurs à la pandémie, résultant de la mondialisation néo-libérale et de sa mise en compétition perpétuelle des économies entre-elles ainsi que de leur normes.

Et dans le cas présent, tel un parcours de dominos, il eu suffit de la chute d'une seule pièce pour entraîner tout le reste de la chaîne au tapis : d'abord les usines fermées ou fonctionnant à faible régime pour cause d'employés malades, celles-ci entraînant des retards de livraison de matières premières ou de composants essentiels, tel les semi-conducteurs, nécessaires à la fabrication d'une variété considérable de marchandises, provoquant le retard de la mise en production. Puis arrivèrent les difficultés d'expédition : les cargos qui avaient patienté à quai attendant l'arrivé de la production tardive des matières premières qu'ils étaient sensés livrer.. les livrèrent par conséquent en retard sur les lieux de production qui les avaient commandés.

Les produits finis subirent une double-peine : d'abord de par leur mise en production tardive, mais également de par un manque de conteneurs vides.. Car il se trouve que les conteneurs ne sont pas produits en continu, et comme les transporteurs maritimes refusent de les transporter vides, ce sont les mêmes qui sont perpétuellement réutilisés d'un export à l'autre. Le tout résulta en une masse de conteneurs vides coincés dans les ports des régions faiblement exportatrices tel l'Europe ou les U.S.A — et bien sûr sa contrepartie — le cruel manque de conteneurs disponibles dans les pays fortement exportateurs tel que la Chine.

Porte-Conteneurs coincés à l'entrée du port de Long Beach à Los Angeles le 22 Septembre 2021 © Mike Blake/Reuters

La Dichotomie de l'Offre et de la Demande

Le prix d'une baguette qui augmente nous dit-on, tout comme celui d'un titre d'entreprise côté en bourse, serait forcément dû à une augmentation de la demande sur le produit en question; d'où l'inflation de son prix. Mais la réalité est autre puisque c'est aujourd'hui la raréfaction de l'offre qui asphyxie l'économie mondiale en provoquant la hausse des prix à la consommation. Par ailleurs, c'est bien la dictature de l'offre qui impose son rythme effréné sur les économies occidentales depuis 40 ans, puisque c'est aussi elle qui fut la pierre angulaire de toutes les politiques économiques menées dans cette même période.

La saturation d'une offre illimitée par rapport à une demande finie, ou au mieux linéairement croissante, provoque généralement un effondrement des prix : la marchandise se faisant plus abondante pour la même demande, elle subit donc une «déflation» de son prix de vente. C'est justement la politique qui a été menée en France, et dans le monde, avec l'industrialisation massive de la production agricole, de sa subvention par la puissance publique, et de l'abattement subséquent des quotas de production; provoquant de fait une surproduction permanente puis un casse massif et délibéré de tous les prix de l'agro-alimentaire à partir des années 80. Le tout au détriment de la condition économique et sociale des agriculteurs; ces derniers remercieront la politique de l'offre.

Inversement maintenant, imaginez non pas une augmentation mais une raréfaction de l'offre face à une demande constante. Envisagez que le blé vienne à se faire aussi rare que l'or. On pourrait dès lors facilement imaginer le prix du pain exploser — les boulangers devant répercuter les coûts de production sur le consommateur pour ne pas sacrifier leur marges — , alors que la demande sur celui-ci n'aurait pas fondamentalement évoluée : les gens ne sont pas substantiellement plus accro au pain qu'ils ne l'étaient auparavant, mais les prix augmentent exponentiellement malgré tout. C'est exactement ce qui se produit aujourd'hui au sein de l'économie mondialisée contemporaine. Les producteurs n'étant plus matériellement en mesure de satisfaire l'intégralité de la demande, il ne leur resta comme seul alternative que d'augmenter les prix proportionnellement à la contraction de l'offre.

Une solution pour sortir par le haut d'une crise inflationniste ordinaire consisterait à augmenter les capacités de production — ce qui fonctionnerait à merveille dans un paradigme de simple augmentation de la demande, mais ne servirait à rien dans le cas présent vu que ces nouvelles marchandises finiraient elles-aussi prises en étau dans la grande congestion du flux d'échange mondialisé. On pourrait alternativement envisager trouver un moyen de désengorger la chaîne d'approvisionnement pour que les marchandises produites puissent à nouveau circuler et être livrées à temps à bon port. Or, l'envergure de la tâche n'est désormais plus dans les moyens des acteurs privés, dont la portée d'action et de planification est trop limitée pour palier à l'ampleur du chaos actuel.

Ne reste alors que l'éventualité d'une solution publique d'envergure qui soit à la hauteur des circonstances. Une restructuration totale de l'organisation de la production, une relocalisation massive de l'industrie manufacturière, et une planification écologique des échanges et du transit des marchandises. Cependant mis à part se livrer une guerre sans merci pour l'accès prioritaire aux biens en état de pénurie[1], les différents États du monde ne se sont pas précipités pour planifier en commun la nécessaire réorganisation de la production mondiale et de son approvisionnement — il ne faudrait pas amputer le secteur privé de son génie créatif par une surcharge d'initiative publique pensez-vous. Bien au contraire, les élites politiques de l'ordre économique dominant persistent à s'embourber dans une rhétorique à la frontière du déni et de la forfaiture, allant même jusqu'à faire l'exact opposé de ce qu'exigent les circonstances.

L'opportunisme du Chèque Inflation, ou l'art de jeter de l'huile sur le feu

L'apparition du chèque inflation proposé par le gouvernement français n'est pas sans ironie quand on sait à quel point les politiciens néo-classiques (économiquement libéraux) sont habituellement réticents à la distribution monétaire en faveur des acteurs de l'économie réelle, tout particulièrement aux travailleurs, travailleuses et aux petites entreprises.

Un point sur lequel même les représentants conservateurs du Parlement et du Sénat États-Unien ont fini par concéder, en Avril 2020, lorsqu'il fut décidé de manière bi-partisane de verser mensuellement un chèque de 1 200$ à chaque citoyen américain[2]. L'économie États-Unienne reposant principalement sur l'endettement des particuliers et le pilier de consommation populaire que ces derniers représentent, il eut suffit d'un simple coup de boutoir à l'encontre de cette force acheteuse pour mettre au tapis l'ensemble de la stabilité économique du pays. Les américains devant prioritairement rembourser leur gigantesques échéances de santé, de crédit étudiant & immobilier dont le poids s'avère par ailleurs bien plus conséquent que par chez nous en raison du manque flagrant d'infrastructure et de système publique dans les secteurs évoqués. C'est pourquoi la décision des députés américains, prise dans le contexte du Covid-19 et de la résurgence du chômage de masse, fût sage et opportune.. particulièrement car elle fut prise bien avant l'apparition de l'inflation.

En revanche, nos génies de la macro-économie à la française ont fait une trouvaille extraordinaire : compenser l'inflation des prix à la consommation par .. l'augmentation de la masse monétaire en circulation dans l'économie réelle. Une mesure économique digne de Nicolas Maduro, président Vénézuélien tant affectionné par la gouvernance macroniste, auquel on avait pourtant reproché de faire exactement la même chose : répondre à une crise de l'offre par la stimulation du pouvoir d'achat, plutôt que de régler les problèmes d'approvisionnement.

Une décision qui va d'ailleurs exceptionnellement à contresens du choix des banques centrales qui cherchent à atrophier le flux monétaire circulant dans l'économie productive par le durcissement des taux d'intérêts.. Ce qui n'aura également aucun effet bénéfique puisque ça n'est pas la facilité de crédit qui fait l'emprûnt, qu'en pratique le flux monétaire central n'a jamais abouti dans l'économie réelle — si ce n'est pour provoquer la spéculation immobilière — et que ça n'est par conséquent pas l'origine de l'inflation Covid.

Mais à défaut d'être d'habiles théoriciens de l'économie, nos dirigeants néo-libéraux ne sont pas en reste lorsqu'il s'agît de faire preuve d'opportunisme. À y regarder de plus près, il devient évident que cette mesure qu'est l'indémnité inflation n'est rien d'autre qu'une énième concession démagogique de la part d'un gouvernement en perte de légitimité et en mal d'adhésion populaire, dont l'objectif est de faire gagner quelques points faciles au parti au pouvoir; le tout à l'aube d'une élection présidentielle d'une importance historique pour la France et ses citoyen·nes.

Sortie de l'inflation et Transition Écologique, un seul et même combat : La fin du Néolibéralisme

Mais alors quelles solutions pour juguler l'inflation ? D'abord une analyse honnête sur l'origine ainsi que la nature intrinsèque de cette crise : le caractère branlant et la faillite totale du modèle économique libre-échangiste, des économies hyper-spécialisées complètement inter-dépendantes les unes des autres, d'un productivisme à outrance totalement déraisonné, et d'une division extrême du travail à l'internationale; le tout déclenché et mis au jour par un élément exogène exceptionnel : la pandémie mondiale du Covid-19.

C'est cette forme extrêmement fébrile et vulnérable de l'organisation de la production ainsi que de sa distribution qui a conduit à l'indépétrable chaos logistique que l'on constate actuellement sur les chaînes d'approvisionnement, et donc aux pénuries puis à l'augmentation des prix qui s'ensuivirent. C'est la faillite brutale et irréversible du modèle sociétal néo-libéral. Sans ce diagnostic, il est résolument impossible de définir des solutions appropriées pour sortir l'économie mondiale du marécage sans fond dans lequel elle est en train de s'embourber.

Pour lutter contre l'inflation, il faut donc soustraire un maximum de la production mondiale à l'étape intermédiaire du commerce & des échanges transfrontaliers en relocalisant l'essentiel des productions. Cela vaut pour les biens actuellement importés pour être revendus chez nous, mais également pour les marchandises que nous exportons qui, en restant momentanément coincées sur les chaînes d'approvisionnement, vont participer à faire gonfler les prix ailleurs. Un retour à des économies nationales versatiles et essentiellement auto-suffisantes, tel celles d'avant 1971, sont la seule et unique porte de sortie de la crise inflationniste; on ne pourra pas y couper.

Mais relocaliser la production et reconvertir l'industrie n'aura pas seulement un effet vertueux sur les prix des biens à la consommation. Le poids du transit international des marchandises sur le bilan carbone global de l'humanité est si considérable que rapatrier le gros de la production en devient de facto une mesure écologique d'envergure. C'est aussi une occasion historique pour au passage effectuer la reconversion du tissu industriel & manufacturier, ainsi que de ses processus de fabrication, vers un modèle productif écologiquement soutenable. Le tout devant être accompagné de concert par une politique Budgétaire (fiscale, sociale, prospectiviste), et Monétaire (soutient sans faille de la planche à billet pour financer non pas les profits gargantuesques des acteurs financiers pour une fois, mais l'investissement public de masse indispensable à la réindustrialisation des pays) au service de toutes et tous[3].

Inversement, persister dans le déni du réel et demeurer dans les carcans de la doxa économique actuelle risque de nous emporter durablement dans les affres d'une inflation forte, le tout dans un contexte historique de croissance nulle : autrement dit, l'augmentation du coût de la vie sans augmentation de salaire en parallèle — car les producteurs & distributeurs privés auront tôt fait de répercuter en amont, sur le prix des marchandises, l'indexation annuelle du SMIC déjà bien insuffisante.

Changement Politique ou Changement Climatique

À l'heure où le rythme de la présidentielle s'accélère, seulement deux candidats assument vouloir faire la rupture avec le modèle néo-libéral, et engager dans le même temps la transformation radicale de la société nécessaire à la préservation de notre écosystème. Tous les autres sont acquis aux dogmes du vieux monde, celui qui les emportera une fois définitivement et irrémédiablement éculé. Mais pour l'heure, ces derniers demeurent farouchement ancrés sur leurs assises et défendent comme toujours le statut quo pour que rien ne change jamais. Allègrement lovés dans leurs privilèges de classe plus conséquents que jamais, ils continuent à chanter les louanges habituelles de la société dystopique dont ils ont accouché, et dont bien peu profitent, tandis que le monde s'effondre autour d'eux.

L'Hyper-Inflation, ou la sortie du Néo-Libéralisme. La Baguette à 2,20€ en 2025, ou la sortie du Libre-Échange. La fin de l'écosystème terrestre, ou la transition radicale de notre système productif & économique.

Le choix est vôtre, les jeux sont ouverts. Et quels que soient les résultats, il ne faudra cette fois pas s'arrêter aux vagues promesses électoralistes ni aux déclarations d'intention. Car les jeunes générations n'auront pas forcément le privilège du temps.

[1] «On a vu émerger une insolite diplomatie à base de "vaccins contre puces"» — Doit-on craindre une panne électronique ?, par Evgeny Morozov dans Le Monde Diplomatique

[2] 1 200$ pour tous ? Ce que vous devez savoir au sujet du sauvetage de l'économie américaine en pleine crise du coronavirus (article en anglais) — The Guardian, 26 Mars 2020

[3] Ainsi qualifié dans la publication économique Un « drone monétaire » pour remettre la politique monétaire au service de tous, rédigée par Jézabel Couppey-Soubeyran, Emmanuel Carré, Thomas Lebrun et Thomas Renault

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