Un tour de valse de Manuel, sur France Inter

Ce matin, sur une musique orchestrée par France Inter, Wals a envoyé val chier les réalités.

Non, ce ne sont pas ceux qui appellent et participent à une manifestation autorisée, et l'on ne voit pas pourquoi, en état de droit respecté, celle d'hier ne l'aurait pas été, qui deviennent responsables de l'ordre public. C'est le gouvernement qui l'est et le restera; et son "chef" en premier lieu. Par ailleurs nul n'est responsable pénalement que de son propre fait.

Ce ne sont certainement pas LES syndicats ni ceux qui ont répondu à leur appel à un rassemblement citoyen (civique) pour manifester pacifiquement contre un projet de loi qu'ils estiment être imposé contre le désir de 74% de la population et une majorité parlementaire. Ce sont les provocateurs, d'ici et de là, pas venus pour participer, mais pour casser, qui sont coupables. C'est aux autorités publiques de les en empêcher, de les traduire en justice, preuves à l'appui. C'est à elles, et à elles seules qu'il appartient de protéger tous les édifices, tous les biens publiques et privés. C'est le gouvernement qui est responsable. 

C'est à lui de protéger tous les personnes, y compris ceux qui, là manifestent légalement contre le gouvernement, et qui n'ont rien à voir  avec les casseurs (*), c'est parfaitement connu, dit, admis, par n'importe qui. Alors, pourquoi pas, et sans la moindre équivoque, par un pouvoir, cause de la contestation:  par conséquent mal placé pour avoir en l'espèce le moindre crédit en objectivité en invoquant, même un tant soit peu, le contraire ?

En vertu de l'adage "cherchez à qui profite le crime". Il suffit d'entendre, par instants, ce premier ministre (et son autoritarisme archarné) et les médias, chiens de garde de l'oligarchie néolibérale, pour imaginer que ce n'est certainement pas aux syndicats opposés au projet de loi tout ce qu'il y a d'impopulaire. Alors à qui ? 

Quels que soient les artifices procéduriers et langués utilisés, et une pratique basiquement antidémocratique, la responsabilité de tout ce qui est advenu, et de tout ce qui adviendra incombe, sans l'ombre d'un doute républicain, à un gouvernement soutenu par de mal élus, de sans parole ni valeurs de gauche qu'ils ont empruntées, pour mieux les piétiner. Et voilà que "courageux" irresponsable, le chef, contre toute évidence et droit, tente d'inverser les responsabilités pour les fuir.    

Elle n'est pas sérieuse cette fuite, qui le fait invoquer la signature de cols blancs de certains des Syndicat de salariés (**), pas plus représentatifs du pays et du parlement sur cette loi, que ne l'est le gouvernement.

Il n'est ni sérieux ni admissible, mais révélateur d'un vulgaire chantage opportuniste, cynique et bassement politicard ce recours à l'autoritarisme d'un article 49.3. Cet article est, depuis l'origine dénoncé par l'un des fondateurs de ce parti en dérive, comme un " coup d'état permanent" et par Valls, par Hollande, et par le "P. faux S."quand il était dans l'opposition!

afin, et qui par ce qui est un dol, l'usage du faux titre de socialiste, de gauche ( dont la première valeur est de refuser tout veto ). User de faux dires et promesses, pour être élus et faire le contraire, constitue un dol ! Et puis, il est méprisant pour l'intelligence de citoyens de base et tout simplement ridicule, de prétendre qu'au pouvoir, on n'est pas responsable de tout.

Il y aurait des syndicats "réformateurs", comme si un syndicat était est là pour réformer ! Et dans quel sens?

 "Au terme de "réforme", ce n'est plus l'idée d'amélioration qui est associée, mais n'importe quelle transformation, pour peu qu'elle épouse les contours du capitalisme." (Henri Maler) Car "réformer"implique que l'on change pour faire mieux. Et en république ce ne serait pas toujours pour le peuple, seul souverain ? En plus, il serait impossible de réformer en France...!  Et où a-t-on fait mieux ailleurs pour la collectivité, pour le peuple !

En 1598, avec l'édit de Nantes, de fond en comble en 1789 ; en 1936; en 1946 avec l'application du programme du conseil national de la résistance; après avec la poursuite régulière des avancées sociales; en 1968 avec d'autres avancées sociales et la libéralisation des contraintes "morales" et des mœurs. En voilà des réformes réelles pour la collectivité, qui ont améliorés le sort des Français dans le sens de plus de justice sociale, de liberté d'agir et de conscience, de plus d'humanité. Et il ne serait pas possible de réformer pour le peuple en France, donc réformer à gauche, avec le cœur. mieux pour tous, et pas pour le portefeuille boursier d'une poignée au détriment de tous les autres ? Qui peut oser dire ça, sans nier les faits et l'histoire, et ne pas admettre que les "réformes " de droite, tendent toujours à revenir en arrière ( c'est ce qui se passe) sur les acquis de la vraie gauche : Celle qui réforme réellement, car dans l'intérêt commun, de tous.  

Une réforme, est une révolution. Celles entreprisent depuis 1983 en France, et imposées par des traités "européens", illégaux en démocratie réelle car issus d'une forfaiture pure et simple, est une contre révolution de l'oligarchie revancharde.

Monsieur Walls n'a pas été élu mais désigné. Hollande n'a lui certainement pas été élu pour faire moins pire que ceux qui (à cause de lui et de ses gouvernements) pourraient revenir, mais pour faire mieux que ce qui était. Il s'y était engagé et disposait de tous les pouvoirs, c'était inédit, pour le faire. Quant aux députés, leur rôle n'est pas l'aider à se dédire, mais de veiller à ce qu'il respecte ses engagements. 

Ce projet n'est pas souhaité par le pays ni admis par le parlement, et il est contraire à ce pourquoi ce président et la majorité ont été élus. Il n'a donc aucune validité démocratique. Il faut le mettre à sa place : La poubelle de l'histoire. Tout ce qui est arrivé est, et ce qui peut advenir relève de la pleine et entière responsabilité du gouvernement.

 

(*) l'UEFA n'est pas plus responsable des malfaisants qui profitent de l'Euro 2016 pour régler des comptes de fans abrutis qui n'ont rien à voir, sinon le déconsidérer, avec le Foot qui pour eux n'est qu'une opportunité. L'euro a été autorisé par les autorités de l'état, qui là, n'était pas tenu par la constitution de le faire.

(**) Depuis que les salariés se sont battus pour obtenir qu'ils existent dans le monde du travail, la fonction de ce type de syndicat n'est pas de faire, comme la CFDT, dans l'idéologie économique néo libérale ( d'ailleurs désastreuse). Soit la politique politicienne du vieil ordre établi : Celui unique selon Tatcher, et (plus récemment, à l'unisson d'une droite de tous temps pour le veto de maitres) Hollande et son Parti "Socialiste". Ce dernier terme est un faux, cynique, qui assassine Jaurès une seconde fois.

L'utilité, l'honneur d'un syndicat de salariés, par définition pas patronal, n'est pas de subir le chantage du "toujours moins ou plus rien" ; mais de n'accepter que toujours plus, ou jamais moins.    

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