Posture de "on".

Sapin a dit :

"Quand on est dans une période difficile, (pour) la France comme (pour) la gauche, il faut éviter les postures»

 

Quand en 2012 "on" (la rime vient parfois d'elle-même) détenait la majorité à tous les niveaux : Présidence ; Assemblée ; sénat ; régions... il disposait donc de TOUS les pouvoirs pour faire la politique qu'une majorité d'électeurs ( au second tour seulement parce que c'était un peu mieux que l'autre "on", et pas "moins pire") a autorisée. Alors "on" l'applique ou il s'en va. Car, si ce qui était possible durant la campagne, ne le l'est plus lorsque "on "est aux commandes, c'est que cela lui est totalement imputable, puisqu'il détenaient TOUS les pouvoirs et savait qui était  SON adversaire, auquel dès le lendemain il s'est soumis!  Si "on" est au moins intellectuellement honnête, il laisse la place à d'autres qui auront le goût et le courage, l’honnêteté de s'y attaquer."ON" ne le fait pas. Au contraire, il tente d'imposer par des moyens autoritaires évidemment antidémocratiques qu'il méprisait et rejetait sans équivoque. 

Le bon "On" ne doit pas comme le méchant "on",  prendre la posture du coucou voyou et paresseux, qui pond chez et dans le nid de la famille qui bosse, ses œufs d'adversaire déclaré !

Elle est vraiment désespérante pour la masse la posture de "on". C'est celle d'une pseudo "gauche" strictement alignée sur la droite de nos tri-aïeux. Elle est convertie au tatchérisme, et non seulement elle ne voit plus d'alternative à ce dogme d'injustice sociale, mais elle fait en sorte qu'il n'y en ait pas!

Il est porteur de suicides, l'avenir fabriqué par "on". C'est dire si elle est agressivement conservatrice cette droite masquée. Elle met Marianne dans la posture de la fille de joie (la comparaison, parait caricaturale, mais elle pas exagérée, devant l'énormité d'une réalité cyniquement scandaleuse ).

Car voilà Marianne taxée par des, "ni de gauche ni de droite", mais par des ripoux qui, c'est absolument inédit, l'obligent à rémunérer, à coup de milliards, des "macs" qui n'en n'ont strictement pas besoin, et qu'il faut payer d'avance, pour leur permettre de recruter de la radeuse non syndiquée (sauf à la servile CFDT).

Mettre l'adversaire, l'ennemi, dans la maison, lui donner les clefs, les moyens de tout y décider, c'est une trahison.

Ce n'est pas la politique qui est pourrie, elle indispensable en société. Ce sont ceux, qui font celle là!

La gauche, la seule, l'unique, c'est celle qui n'admet aucun veto aux choix du peuple. Celle qui ne vise que l'humanité et l'espace où elle peut exister. Celle qui travaille pour un avenir meilleur pour l'espèce. La seule gauche c'est celle qui a apporté toutes les avancées humaines.

 L'ancien élu de l'Indre a également dénoncé:  un «amalgame» d'un ensemble de sujets, qui vont de la réforme du droit du travail à l'accueil des réfugiés."

Une "réforme"(néo libérale) qui s'en prend au DROIT du travail, c'est revenir, en tout ou partie, sur ce droit. 

Le droit du travail c'est le résultat de moments révolutionnaires : Ceux qui apportent de l'inédit, du meilleur pour tous.

 

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