Et si on moralisait la vie bancaire?

Qui n’a pas entendu parler de la « moralisation de la vie politique » ? Aujourd’hui Solidarité & Progrès propose d’aller plus loin en lançant sa campagne en faveur d’une « moralisation de la vie bancaire » !

Il s’agit de promouvoir auprès de la nouvelle assemblée législative et d’autres élus de France, une réforme financière fondée sur la séparation stricte entres banques de dépôts et banques d’affaires, inspirée du Glass-Steagall Act adopté par Franklin D. Roosevelt en 1933 et en vigueur en France entre 1945 et 1983.

Cette question est plus qu’urgente. On dit partout que la crise financière de 2008 est derrière nous, mais la restructuration des banques italiennes et espagnoles, montre que la phase décisive de la crise ne vient, au contraire, que de commencer.

Sans parler des bulles géantes prêtes à exploser comme celle des obligations d’entreprises, résultat des politiques accommodantes de la BCE et de la Réserve Fédérale. Tout cela prouve que l’UE n’a toujours pas de politique de rechange.

C’est pourquoi S&P relance sa campagne en faveur de la séparation bancaire, avec en ligne de mire, la nouvelle Assemblée nationale.

La campagne a démarré aujourd’hui par un dépôt, à l’Assemblée nationale, de « kits permettant de couper les banques en deux », un mode d’emploi destiné à équiper les nouveaux élus. A part un argumentaire, chaque élu a reçu un projet de proposition de loi dont il peut s’inspirer.

En même temps, une pétition non-partisane en faveur de cette mesure est mise en ligne. Les signataires y sont invités à interpeller directement leurs élus et à s’engager à les rencontrer pour les inciter à agir dans ce sens.

Pour leur part, les militants de S&P sont déjà dans les starting-blocks pour prendre contact et discuter avec les élus de cette question.

Merci donc de signer la pétition en ligne, d’interpeller vos élus et de partager son texte le plus largement possible sur internet et les réseaux sociaux.

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