Appel en défense de Spacetrain

Face au sabotage de SPACETRAIN, nous disons STOP ! Ne nous trompons pas d’époque ! La France a besoin d’industrie et de transports modernes. Ne pas permettre à Spacetrain d’utiliser l'ancienne voie de l'aérotrain équivaut à prononcer sa condamnation à mort, à moins de s’exiler dans un pays plus accueillant lui offrant un avenir.

Appel
EN DEFENSE DE SPACETRAIN

POUR SIGNER CET APPEL RDV SUR LE SITE DE S&P

https://solidariteetprogres.fr/nos-actions-20/actions/sauver-spacetrain.html

A l’attention de Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, Messieurs les membres du gouvernement et Madame Régine Engström, Préfète du Loiret et de la région Centre-Val de Loire.

Nous, élus, responsables et simples citoyens,

CONSTATANT :

  • que la crise de la Covid nous rappelle l’urgence de relocaliser notre industrie ;
  • que la crise économique qui nous frappe se paie déjà en faillites et chômage ;
  • qu’un plan de relance de 100 milliards est censé moderniser notre économie et « investir dans le futur » ;
  • que les impératifs écologiques imposent de développer des transports en commun efficaces et moins polluants.

CONSTATANT que la start-up française Spacetrain, installée près d’Orléans, développe, sur ses propres fonds, un nouveau type de transport inspiré des travaux de Jean Bertin : un train à grande vitesse sur coussin d’air fonctionnant à l’hydrogène, alternative crédible à l’avion et à la voiture ;

CONSTATANT que ce type de transport permettrait de « reconnecter » nos territoires en désenclavant bon nombre de villes petites et moyennes. En effet, construire une ligne TGV reliant Paris au Havre n’a pas de sens car vu son poids, il n’atteindrait jamais sa vitesse optimale, alors que le Spacetrain pourrait relier ces deux villes en moins de 20 minutes. En réduisant ainsi les distances, grâce à la vitesse, l’aménagement du territoire s’en trouvera favorisé et du même coup, la productivité des activités humaines. De plus, construire ces nouvelles voies permettrait de libérer le réseau ferroviaire existant pour le transport de marchandises, condition indispensable pour faire reculer le « tout routier » dont on connaît les méfaits.

CONSTATANT que bien que Spacetrain remplisse toutes les conditions pour obtenir le plein soutien des pouvoirs publics, on ne cesse de lui dresser des obstacles. Depuis des années, cette start-up a frappé à toutes les portes pour obtenir la possibilité d’utiliser temporairement quelques kilomètres de l’ancienne voie de l’aérotrain, au nord d’Orléans. On s’est borné à lui répondre « soyez d’abord rentable », alors que 80 % des startups développant des technologies de rupture ne le sont pas.

CONSTATANT que le 15 février, la préfecture du Loiret a annoncé pour plus d’un million d’euros de travaux de sécurisation sur l’ancienne voie de l’aérotrain, comme le réclame le rapport de mars 2017 du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). C’est une bonne chose, mais on peut craindre qu’il s’agisse de la première phase du projet souhaité par Ségolène Royal, visant à faire des vestiges de l’aérotrain, non pas un levier du futur, mais un parcours de promenades vertes, un parc à thème et un musée pour nostalgiques.

Face à cela, nous disons STOP ! Ne nous trompons pas d’époque ! La France a besoin d’industrie et de transports modernes. Ne pas permettre à Spacetrain d’utiliser cette infrastructure équivaut à prononcer sa condamnation à mort, à moins de s’exiler dans un pays plus accueillant lui offrant un avenir.

Nous soussignés, vous demandons, sans autre préoccupation que celle du bien commun, de tout faire pour que la société Spacetrain, ou toute autre société de même nature, puisse emprunter temporairement et dans de bonnes conditions l’ancienne voie d’essai de l’aérotrain, afin de mettre au point les nouveaux modes de transport dont notre pays et le monde ont tant besoin.

PREMIERS SIGNATAIRES :

  • Jean-Pierre LUMINET, astrophysicien, CNRS, Marseille (13) ;
  • Philippe BUCHEZ, maire d’Eclaires (51) ;
  • Jean-Pierre KOEGLER, ancien maire de Miéry (39) ;
  • Arnold VOILLEMIN, ancien adjoint au maire de Livry Gargan (93) ;
  • Alain CORVEZ, consultant relations internationales, Paris (75) ;
  • Jean-Loup CHIROL, réalisateur, Paris (75) ;
  • Julie PEREA, ancienne candidate aux municipales, Poussan (34) ;
  • Etienne DREYFUS, agent de sécurité, Villethierry (89) ;
  • Karel VEREYCKEN, directeur de publication, vice-président Solidarité & Progrès (95) ;
  • Christine BIERRE, rédactrice-en-chef, Nouvelle Solidarité (95) ;
  • Fabrice LEYCURAS, Saint-Père-sur-Loire (45) ;
  • Armand GIAGNACOVO, Clavier (province de Liège), Belgique ;
  • Jérémy DACIW, Consultant IT, Paris (75) ;
  • Benjamin BAK, militant S&P, Epinay-sur-Seine (93) ;
  • Jean-Jacques REVEILLAT, Le Merevillois (91) ;
  • Charles VINCENT, Caen (14) ;
  • Damien DROUART, Angicourt (60) ;
  • Guillaume VIDELOUP, écrivain, chercheur indépendant, Avranches (50) ;
  • Michel CHIAFFI, ingénieur, Clermont (60) ;
  • Stevie PETIT, La Source (45) ;
  • Philippe CHATRIOT, technicien SAV, Grandpuits (77) ;
  • Regis BOUDET, Assistant Contrôleur de Gestion, La Chapelle St Mesmin (45) ;
  • Johanna CLERC, ingénieure forestière, Epinay-sur-Seine (93) ;
  • Bruno ABRIAL, assistant d’éducation, Boulogne-Billancourt (92) ;
  • Sébastien PERIMONY, directeur du site l’Afrique avec les yeux du futur, Epinay-sur-Seine (93) ;
  • Sébastien DROCHON, chargé des questions scientifiques et spatiales, S&P, Choisy-le-Roi (94) ;
  • Jacques CHEMINADE, président de Solidarité & Progrès ;
  • Chérine SULTAN, militante S&P, Choisy-le-Roi (94) ;
  • Antoine BEILS, enseignant en sciences, Clichy (92) ;
  • Rémi LEBRUN, graphiste, Epinay-sur-Seine (93) ;
  • Pierre BONNEFOY, ingénieur, auteur scientifique, Choisy-le-Roi (94) ;
  • Nadia KHEMIRI, professeur documentaliste, Thionville (57) ;
  • Eric SAUZE, militant politique, Paris (75) ;
  • Michel DESERT, informaticien, Paris (75) ;
  • Agnès FARKAS, chargée des questions de santé, S&P, Choisy-le-Roi (94) ;
  • Gérard BOUBIN, retraité, Saint-Père (58) ;
  • Philippe ARMYNOT, Champagne-sur-Seine (77) ;
  • Manon PIGOT, aide-soignante, Peypin (13) ;
  • Sylvain ROME, chef d’entreprise, Andrezieux (42) ;
  • Emilien BELTRAN, chef de projet en Electronique, Mazamet (81) ;
  • Norbert DUMAS, maître de conférences, Ostwald (67) ;
  • Jean-François QUESSADA, enseignant, Toulouse (31) ;
  • Maëlle MERCIER, permanente politique, Epinay-sur-Seine (93) ;
  • Agnès BAZZU, Saint-Martin-de-Crau (13) ;
  • Vincent CROUZIER, agent technique et technicien, Sainte-Foy-de-Peyrolières (31) ;
  • Jacques BES, Montagrier (24) ;
  • Arnaud CHAUVOIS, ouvrier de métallurgie, Rennes (35) ;
  • Van Than NGUYEN, serveur, Paris (75) ;
  • Claude MOUREY, ingénieur, Veneux-les-Sablons (77) ;
  • Daniel GIRAUD, médecin, Arradon (56) ;
  • Sylvain BARON, écrivain, Les Décrocheurs, Paris (75) ;
  • Pierre-Henri LEROY, Ethique et investissement, Paris (75) ;
  • Eric MERCIER, retraité encadrement RATP, Villejuif (94) ;
  • Clément SATGER, Epinay-sur-Seine (93) ;
  • Thierry CONVENT, architecte - BIM Manager, Bruxelles, Belgique ;
  • Benoit ODILLE, ingénieur aérospatial, Paris (75) ;
  • Pierre-Olivier CHAZE, conducteur métro, Lyon (69) ;
  • Sébastien LANTRADE, étudiant, Sienne, Italie ;
  • Yves PAUMIER, informaticien, cadre associatif, Paris (75) ;
  • Anne-Marie DESACHY, retraitée, Asnières (92) ;
  • Alexandra BELLEA-NOURY, enseignante, Paris (75) ;
  • Victorien Cañadilla, retraité, Agen (47) ;
  • Gérard JULIEN, Tournon-sur-Rhône (07) ;
  • Carole JACQUEMONT, Chateaudun (28) ;
  • Philippe VINCENT, retraité du secteur Sanitaire et Social, Lyon (69) ;
  • Daniel MENUET, ingénieur informatique, Eysines (33) ;
  • Bernard DAVAL, Saint-Pierre-de-Chandieu (69) ;
  • Claire PERFUMO, traductrice, Bruyères-le-Châtel (91) ;

Pour signer, c'est par ici:

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