Le Pr Jean-François Toussaint explique clairement la situation actuelle du Covid-19

Une démonstration apaisante et donc anti-anxiogène. C'est clair, c'est limpide, c'est argumenté, c'est scientifique...

"Actuellement, le danger n'est plus présent, et on continue à instaurer une peur irraisonnée."

À son tour, le Professeur Jean-François Toussaint exposait hier la tromperie politico-sanitaire autour du virus. Il rappelle notamment l'inefficacité du conseil scientifique, sur le plateau de RMC.

"On a eu de multiples avis du conseil scientifique, qui sont restés dans une grande forme d'incohérence. [...] La connaissance sur le virus progresse, ils n'en tiennent pas compte. Ils restent sur les croyances du 12 mars. On est dans un monde de moins en moins scientifique et de plus en plus irrationnel.

[...] On nous a dit qu'il allait y avoir cette deuxième vague au déconfinement, à la fête de la musique, avec les clusters de Mayenne, dans les régions rurales... RIEN.

[...] Ce n'est pas un conseil scientifique, c'est un comité politico-sanitaire."

"On a eu 97 décès hier pour l'ensemble des pays européens. En France, on est à moins de 10 par jour depuis une semaine, alors qu'on était à 1400 le 7 avril.

[...] Aux États-unis et au Brésil, ce n'est pas une deuxième vague. Sur ces grands pays continentaux, le temps de divergence du virus est extrêmement long.

[...] On a des taux de létalité qui sont en train de s'effondrer. On peut avoir peur au départ, c'est une réaction saine, naturelle, et logique. Mais entretenir la peur n'est plus légitime, pour pouvoir agir de façon adaptée."

"C'est sur les décès que l'on observe et que l'on comprend l'importance d'une pandémie. On doit voir quels sont les risques d'une contamination mortelle du virus.

Or, on n'est plus du tout dans cette phase.

Le virus a été létal au printemps, on est maintenant sur une phase dans laquelle les transmissions et la sévérité sont de plus en plus faibles. [...] Cette épidémie fait aussi face à des défenses naturelles : la semaine dernière, deux études ont prouvé l'une et l'autre, que nous étions spontanément capables de nous défendre. Les cibles, ce sont les personnes âgées, les personnes avec des maladies cardio-vasculaires, des troubles métaboliques... ce ne sont pas les jeunes."

"La deuxième vague sera essentiellement sociale, économique et sanitaire ; car l'économie, c'est la prévention et la santé de demain. Plus de 60.000 enfants dans le monde sont déjà décédés des causes du confinement général. Un confinement aveugle qui ne leur a pas permis d'avoir la nutrition nécessaire pour survivre. Or, on voit bien que sur la totalité de ces pays, il n'y a aucune relation entre l'intensité du confinement et le résultat des taux."

"On a confiné les personnes dans les EHPAD, et on a vu ce taux de mortalité extraordinairement important. Il faut des précautions qui soient fondées sur des éléments scientifiquement démontrés. Or, nous n'en avons absolument aucun sur l'utilité des masques en milieu extérieur et en fin de phase pandémique. Nous sommes à la fin de cette phase pandémique. Il y aura peut-être une autre phase après le retour en saisonnalité, mais ce n'est pas du tout la conséquence du mauvais comportement des Français. Actuellement, le danger n'est plus présent, et on continue à instaurer une peur irraisonnée."

"Laisser circuler librement le virus parmis la population qui n'est pas à risque, la stratégie Suédoise, était inaudible pour nous au printemps. Mais aujourd'hui, quand on voit l'absence de formes sévères, c'est peut-être une bonne nouvelle de voir les populations jeunes développer leur immunité, car elle sera utile si une saisonnalité se reproduit à l'automne ou à l'hiver prochain."

"Pour beaucoup des décisions qui ont été prises, les arguments n'y sont pas. Des décisions prises dans l'incertitude au début, et on peut le comprendre, mais très vite il fallait réévaluer ce que l'on faisait. Si les autres ne font pas la même chose mais ont le même résultat, peut-être que le confinement n'était pas utile. Mais ses effets secondaires, eux, on les connaissait. On les voit maintenant, et ils sont de long terme. Cela devait être anticipé. J'ai une grande difficulté à entendre le discours actuel qui consiste à désigner un bouc émissaire. Qui est le bouc actuellement : la jeunesse."

"Il n'y a aucun argument scientifique pour justifier le port masque en milieu ouvert. C'est du mimétisme social, et ce n'est que cela. Il n'y a absolument aucune démonstration du moindre intérêt scientifique. Et actuellement, on dit que c'est la jeunesse qui se rend responsable de la 'deuxième vague' qui viendrait à l'automne ? NON ! Le suicide collectif est généré par le conseil scientifique, en effondrant une économie dont les jeunes vont payer le prix dans les années qui viennent."

SOURCE: Extrait de l'émission "Les Grandes Gueules" sur RMC le 11/08/2020

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