Le peuple est souverain.... et ta soeur ?

 Bien souvent, en politique comme ailleurs, on se dispute et on ne se comprend pas car les mots n'ont pas la même définition selon chacun(e).

 Un peuple souverain, c'est quoi ? 

Selon le Grand Marcel, un peuple souverain est un peuple cocu. 

Mais voilà ce que dit le Petit Robert, toujours prêt à contredire le Grand Marcel : 

La souveraineté populaire c’est le droit inaliénable du peuple à légiférer, à maîtriser son présent et son devenir. Les gouvernements de droite comme de gauche, pour l’essentiel l’ont aliénée à l’Union européenne, chaque fois un peu plus, de Rome à Maastricht, à Amsterdam, à Barcelone, à Nice et dans son couronnement actuel, la Constitution. La souveraineté populaire c’est de décider à la base chaque fois que c’est possible ou par ses représentants mais par mandat et non par délégation de pouvoir… Le peuple, tel que nous le définissons, est absent des instances législatives. Où sont au Sénat et à l’Assemblée nationale les élus aux racines maghrébines, les ouvriers, les paysans, combien d’employés et combien de femmes ?... Le législateur n’est pas issu de ces catégories. Il est professeur, médecin, avocat, patron, bobo. Et cependant quoique ultra-minoritaire dans la nation, usurpateur légal du pouvoir il légifère pour ce peuple soi-disant souverain mais de fait exclu de la souveraineté La souveraineté populaire c’est aussi le droit de veto ! le droit de dire NON à des lois, traités, conventions, constitutions contraires à ses intérêts. L’occasion est offerte de l’exercer. Ne le laissons pas passer en sous-estimant son importance et les perspectives qu’ouvrirait la victoire, en faisant la fine bouche sur tel ou tel renfort. Dans les urnes on compte les bulletins, pas les consciences… Mais on ne peut compter les consciences qu’en comptant les bulletins.

Le NON du peuple est une affirmation de sa souveraineté! Encore faut-il pour s’affirmer avec éclat qu’il soit majoritaire.

Que ferons-nous d’efficace et de rassembleur pour que notre peuple ne subisse pas la loi du mensonge triomphant qui passe ? (Jaurès).

Ce qui précède -en italique- est un extrait d'un écrit de Guy Martin que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam.... et que j'ai trouvé sur le Net. 

Non, ce n'est pas le Petit Robert, je suis un menteur effronté ! 

Mais bon, cette définition du peuple souverain me convient, j'en conviens. 

Pour que le peuple soit réellement souverain, il faudrait que ce soit ce même peuple qui écrive la Constitution. 

Et ce n'est pas le Grand Marcel qui me contredira...

 

 

 

 

 

 

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