Blasting News, du journalisme pour rédacteurs exploités et méprisés?

Toujours prêt à dénoncer les travers de notre société mais également prêt à à proposer des solutions, toujours à l'affût de gens (surtout les bons...) et d'organismes partageant ces quelques principes simples, je suis tombé sur un concept de journalisme révolutionnaire.

Enfin, n'étant pas « un lapin de six semaines », je me suis cependant laissé entraîner par ces quelques accroches publicitaires :

+396,645 BLASTERS
3,085 news in the last seven days

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Stay updated and read, before anyone else, the latest news thanks to the contribution of over 50.000 reporters worldwide.

Becoming a reporter has never been easier, use your writing talent to reach out to more than 10 million readers while earning up to a 150€ per article.

Find your friends that are already a part of the first media network of social journalism. Share news and ideas with them.

 Blasting News est donc un concept de journalisme qui permet non seulement à des journalistes chevronnés d'effectuer quelques piges mais aussi à des scribouillards lambdas, telle que ma pomme, d'écrire des articles variés dans les domaines politiques, show-biz, sport … etc...

 Et l'on promet même à chacun de pouvoir gagner 150€ par article, ce qui s'avère totalement impossible, compte tenu de la grille de rémunération proposée.

Grille de rémunération modifiée à la baisse à 2 reprises en moins d'un mois ; technique classique qui consiste à attirer le « badaud » par des rémunérations originelles alléchantes.

Dans un premier temps, un responsable de Blasting News France a été nommé pour répondre aux sollicitations des rédacteurs français ; ce responsable parlait et écrivait parfaitement le français et tout allait bien dans le meilleur des mondes, comme aimait à répéter jadis ma grand-mère unijambiste et malentendante.

Puis, après les baisses de rémunérations, une nouvelle responsable est venue suppléer l'ancien, viré semble-t-il sans ménagement. Cette responsable avait beaucoup de mal à écrire correctement le français : fautes d'orthographe, erreurs de syntaxes. D'où incompréhensions totales, le traducteur automatique donnant parfois lieu à des curieuses phrases.

Mais le meilleur est là : les rédacteurs réclamant leurs rémunérations sont trimballés pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois pour obtenir leurs maigres pécules, qu'ils n'obtiennent d'ailleurs pas.

Et les responsables Blasting News utilisent tout l'arsenal classique pour se soustraire à leurs obligations , jugez par vous-mêmes :

« Désolé, nous n'avons pas reçu votre demande de paiement »

«  Vous n'avez pas atteint le minimum de 50 euros pour pouvoir demander votre paiement »

« Ecrivez à nouveau à cette nouvelle adresse »

« Pouvez-vous adresser le reçu de paiement à cette autre adresse ? »

Pour prolonger le délai de paiement, je m'attends prochainement aux prétextes de panne informatique ou du manque de personnel à cause des congés.

Et pour couronner le tout, la responsable Blasting News exige de recevoir un reçu de paiement signé alors que l'envoi n'a pas encore été effectué.

Le code de la consommation française est allègrement bafoué et violé, ce qui ne semble pas émouvoir les dirigeants de Blasting News.

Voilà comment un organisme exploite et méprise de simples rédacteurs et journalistes honnêtes.

Et voilà comment je suis contraint -une fois de plus- de dénoncer les malhonnêtetés intellectuelles et financières de pauvres malandrins et gougnafiers de bas étage.

Un conseil pour terminer: enregistrez bien le nom de BLASTING NEWS et fuyez lorsque vous le rencontrez...

Et tant pis si ça couine !

 

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