MelenchonGate

Suite à l'article paru dans Mediapart ce 5 mars 2015, quelques remarques personnelles, qui selon la formule consacrée, n'engagent que moi :

1) la question de savoir si on est pro ou anti-JLM n'a aucun sens ici en tant qu'argumentation (politiquement si, mais là n'est pas la question). Comme toujours en pareil cas, les deux camps sont constitués d'individus bornés, donc serviles. S'il s'agisssait simplement d'une critique formulée à l'encontre de JLM, j'aurais soutenu les auteurs de l'article, pas parce que je suis contre JLM, mais parce que c'est leur droit le plus inaliénable d'être en désaccord avec lui.

2) Mais cela impliquerait une autre forme argumentaire.

D'abord parce que le politiquement correct qui vise les défunts m'agace : un type qui a fricoté avec les néo-libéraux puis les nazillons russes de son vivant n'est pas absous sous prétexte qu'il est passé de vie à trépas. Ses idées demeurent (et malheureusement reçoivent même un coup de pouce) et doivent être combattues. JLM fait très bien la distinction entre les deux : tout en regrettant la mort 'physiologique' de Monsieur Nemtsov, il n'oublie pas que ses idées restent vivantes et dangereuses.

Ensuite, et pour reprendre un autre fait d'actu récent (la victoire de Syriza), lorsque JLM s'était un peu excité en y voyant aussi une victoire du Front de Gauche, le 'Petit Journal' de Canal+ l'avait durant quelque temps baptisé Mélenchopoulos. En un mot, ils avaient su exprimer leur désaccord, faire sourire tout anti-stalinien qui se respecte et lui permettre, détendu, de se faire sa propre opinion sur les paroles de JLM. Bien sûr, cela porte un nom : cela s'appelle le talent.

Alors qu'agresser bêtement JLM, introduisant forcément une dose massive de stress sur le lecteur (qu'il soit d'accord ou pas d'ailleurs) empêche tout processus de réflexion chez ce dernier (selon la bonne vieille recette utilisée depuis des lustres par l'extrême-droite). Cela porte un autre nom : manipulation….

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