Diffusion de fausses nouvelles par M. François Lenglet sur France 2

Lors de l’émission Des paroles et des actes, sur France 2, le 26 mai 2016, face à Jean-Luc Mélenchon, le journaliste François Lenglet déclare que Evo Morales, président de la Bolivie, soutenu par J-L Mélenchon, est "un corrompu".Cette déclaration relève du délit de diffusion de nouvelles fausses, sans compter son caractère diffamatoire, à l’encontre de M. Morales mais aussi de M. Mélenchon.

Délit de publication et diffusion de nouvelles fausses et de pièces fabriquées ou falsifiées (art. 27 de la loi du 29 juillet 1881) 

 

Lors de l’émission Des paroles et des actes, sur France 2, le 26 mai 2016, face à Jean-Luc Mélenchon, le journaliste François Lenglet déclare :

« Evo Morales, président de la Bolivie, est aujourd’hui empêtré dans des scandales de corruption considérables. […] C’est un corrompu. […] La petite amie de M. Morales, qui est la mère de son fils, a bénéficié de 500 millions de dollars de commandes publiques, allez m’expliquer que tout cela est normal ! »

Cette déclaration relève du délit de diffusion de nouvelles fausses, sans compter son caractère diffamatoire, à l’encontre de M. Morales mais aussi de M. Mélenchon, présenté comme le partisan d’un individu « corrompu ». En effet, deux semaines auparavant, une commission parlementaire bolivienne mixte a rejeté toute accusation de « corruption » à l’encontre du président bolivien. En outre, la prétendue « petite amie » d’Evo Morales, Gabriela Zapata, n’est plus sa compagne depuis des années et il n’a jamais eu de fils avec cette femme.

 

Voici un article du Figaro (journal qui n’est certainement pas complaisant à l’égard d’Evo Morales !) qu’aurait pu lire François Lenglet avant de proférer ses mensonges sur une chaine de télévision publique [lefigaro.fr avec AFP. Mis à jour le 11/05/2016 à 01:57] :

« Le Parlement bolivien a blanchi, hier, le président Evo Morales d'accusations de trafic d'influence en faveur de son ex-compagne Gabriela Zapata. Les parlementaires ont approuvé le rapport d'enquête d'une commission mixte selon lequel «toutes les procédures d'attribution de contrats à l'entreprise chinoise CAMC se sont déroulées dans le cadre légal ». [Ceci] après l'annonce lundi [9 mai] du rejet par la justice de la demande de paternité le concernant, à propos d'un fils qu'il aurait eu avec Gabriela Zapata. »

 

Un article de Paris-Match (journal qui n’est pas plus gauchiste que Le Figaro…) du 12 mai 2016 confirme les faits [Paris Match | Mis à jour le 12/05/2016 à 11h43] :

« La juge Jacqueline Rada, saisie sur le dossier de l'enfant supposé du président Evo Morales avec Gabriela Zapata, a conclu à l'inexistence de ce fils. […] Elle a souligné qu’Evo Morales s’était soumis, fin avril, à un test ADN qui s’est avéré négatif. […] Le journaliste Carlos Valverde a dénoncé un trafic d'influence entre le gouvernement et la société chinoise CAMC – une entreprise de BTP dont Gabriela Zapata était responsable commerciale […]Suite à ces révélations, Evo Morales a lui aussi été poursuivi pour trafic d’influence, mais le Parlement bolivien l’a blanchi mardi. »

 

Il convient donc de poursuivre M. Lenglet devant les tribunaux, pour diffusion de fausses nouvelles, et de le licencier immédiatement de France 2 pour faute grave.

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