La séquence syndicale qui vient d'éclater à la RATP lors d'une séance du CSE (Conseil Social et Économique : instance qui a succédé aux CDEP),
montre à quel point la Direction de la RATP fait reposer le dialogue social sur des méthodes basées sur l'invective d'élus à l'encontre d'autres élus.
Tout ça par paresse intellectuelle (un mal français) et par médiocrité de calcul.
Le thème pourtant abordé est connu sous l'acronyme pudique "d'AGV"; En quelques mots les accidents graves de voyageurs (qui conduisent souvent au décès d'un voyageurs) mais vu du côté du conducteur.
Le syndicat SOLIDAIRES Groupe RATP (affilié à l'Union SOLIDAIRES comme SUD Rail) a interpellé la Direction de la RATP et de ses représentants sur l'absence d'une réelle politique de prise en compte psychologique des salariés témoins directs de ces drames malheureusement réguliers depuis toujours.
Quelle n'a pas été la surprise des élus SOLIDAIRES de voir fuser des insultes et des invecti
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ves provenant...de prétendus syndicalistes.
Le tract publié à l'issue de cette triste passe d'armes en dit long sur l'état de déliquescence d'une organisation syndicale plus prompte à accepter des petites compromissions pour garantir à ses permanents leur place au côté de la Direction.
Toutefois, l'arroseur se retrouve arrosé comme le montre cette prise de position du même syndicat (du département de la Mayenne) qui défend une ligne radicalement différente.
https://53.force-ouvriere.org/La-discrimination-syndicale
Comment des adhérents peuvent-ils accepter au sein de leur organisation de telles pratiques ? De deux choses l'une, on rend sa carte ou on exclu ces crapules, mais on ne peut accepter de tels moutons noirs au cœur d'un syndicat.