Trois séquences viennent percuter la Macronie :
- le budget 2026
- l'intervention US au Vénézuéla
- le décès de Brigitte Bardot
Le Budget proposé par Lecornu, soutenu par un "marais" politique qui va des Verts au RN (en passant évidemment par l’inénarrable PS) sera probablement la pierre tombale de ce ministre qui devra user du 49.3 pour franchir le Rubicon d'un vote négatif. Lecornu, pour qui la période des fêtes sera vue comme une pause ou au contraire son élimination politique (l'avenir nous le dira) a désormais la réponse à sa question : il ne sera pas soutenu par Macron. La stratégie d'une partie de la gauche qui a consisté à ne pas "prendre parti" pour le vote de ce budget vient d'être confronté à la dure réalité de l'Histoire : ils ne sont rien, ils sont médiocres et n'ont rien compris.
En soumettant (ou tout au moins en tentant de le faire) la population Vénézuélienne à son bon vouloir et en déniant aux citoyens de ce pays le droit à choisir son destin, Trump vient de rayer d'une bravade et d'un coup de menton 80 ans de relations internationales bâties sur les ruines de la seconde guerre mondiale et ses 50 millions de morts. Macron en soutenant Trump vient d'ajouter -s'il en était besoin- une tache de plus à sa panoplie de lâche et d'ultime vassale de la première puissance de la planète. Cette tache sera indélébile.
Brigitte Bardot vient de mourir : sa famille a opposé une fin de non recevoir à la proposition (stupide et totalement incohérente) de Macron d'un hommage officiel à l'actrice. Pire, Marine Le Pen sera -elle- bien présente aux obsèques de cette femme qui était une fervente soutient du FN de Jean Marie Le Pen avant d'être celui de sa fille. Quelle gifle ! Le RN toujours en embuscade par les temps qui courent sera à n'en pas douter une fois de plus en tête de gondole des médias dominants en ce début d'année.
Nous avons l'actualité que nous méritons.
Nous méritons Macron car le personnel politique français conçoit son existence autour d'institutions vermoulues et dépassées. Macron en est le digne représentant. Et tous ceux qui ânonnent sans cesse "2027 ! 2027 ! 2027!" contribuent à cette déliquescence.
La séquence Vénézuélienne est une leçon de chose. La violence verbale en politique comme la violence des actes s’accommode mal d'une vie démocratique décente et reposant sur une morale quotidienne. Décidément, Trump est notre meilleur révélateur de nous même. Notre sidération (pour reprendre un terme à la mode) provient de notre incapacité à comprendre que cet état de fait est le résultat d'une paresse politique et intellectuelle. Le Parlement français a adopté un texte visant à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968. Accord initié par un parti d'extrême droite, xénophobe, raciste et antisémite : le RN.
Trump est bien le reflet de notre cécité politique et de l'hypocrisie qui est érigée en principe politique et dont l'amnésie en est la triste conséquence.
Où sont les Hersch Lauterpacht et autres Raphaël Lemkin (*) d'aujourd'hui ?
(*) : initiateurs des concepts de Crimes contre l'Humanité et de Génocide, introduits dans le droit international
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