En créant un Conseil de la Paix, Trump se proclame le nouveau Néron. Prêt à Brûler Rome. Ici Rome c'est l'ONU.
Rome était une République pendant près de cinq siècles avant d'être remplacées par l'Empire Romain. C'est Octave fils adoptif de César (assassiné) qui devient dès lors Auguste, le premier empereur Romain. Trump dépasse même les plus grands empereurs romains dans la puissance et la domination. Mais Rome a chuté face aux "Barbares".
L'ONU a été largement dévoyé et décrédibilisé par les États-Unis ces dernières années. Les seuls pans encore viables et encrés dans la justice humaine étaient l'OMS et la CPI. Toutes deux annihilées par les États-Unis fussent-ils démocrates ou républicains à leur tête. Leur tort : protéger les plus faibles.
L'Europe de son côté n'a rien à opposer. Macron, s'incarnant en porte étendard d'une souveraineté franco-européenne diluée dans une organisation protéiforme continentale crée après la seconde guerre mondiale et contrepoids des deux blocs, n'est qu'une illusion . Cette émergence s'étant adossée sur une économie libérale visant à renforcer l'influence des USA en matière économique et militaire. Aujourd'hui, difficile de s'en défaire. L'Allemagne, premier partenaire des États-Unis en Europe accélère et encourage cette alliance. Les accords du Mercosur viennent parachever cette soumission. Macron n'y pourra rien.
L'OTAN second pilier du pouvoir états-unien dans le domaine militaire vient lui aussi d'assister à sa défaite géopolitique en Ukraine et maintenant sur les frontières même de l'Union Européenne prise en étau par Trump voulant s'arroger un territoire comme Poutine avec l'Ukraine et Xi Jinping avec Taïwan. Le nouvel ordre mondial balaye d'un seul coup 80 ans d'illusions et de chimères.
Trump dans son propre pays devenu une République dystopique parvient à pulvériser la raison d'être et l'origine mythifiée des USA : un pays au message messianique porteur du seul message audible : soumettez vous et obéissez. Imposer une pax Americana à l'intérieur et à l'extérieur du continent nord américain.
Macron a compris trop tard en fin d'un double mandat désastreux qu'il venait d'assister à une défaite et surtout à une trahison menée depuis la Maison Blanche.
Les deux morts de Minneapolis ne doivent pas effacer les nombreux tués afro-américains par des forces de l'ordre racistes, les 80 000 tués palestiniens victimes d'un génocide planifié par Netanyahu et Trump, les centaines de milliers de morts de la guerre en Ukraine au cours de laquelle la Russie n'a pas hésité a sacrifier sa propre jeunesse.
Ces deux morts sont un "message" à celles et ceux qui croyaient que leur seule couleur de peau les protégeraient de la violence et de la brutalité d'un gouvernement américain clairement néofasciste. Oui ces deux morts signifient que la seule appartenance à une philosophie contestataire ou révolutionnaire est un motif suffisant pour éliminer toute opposition.
Ici, en France, après avoir loués Poutine pour l'ordre puis Trump pour sa vision réactionnaire de la société, le RN vient de comprendre le danger électoral que présente de tels soutiens. Mais n'oublions pas que Trump a été élu avec deux millions de voix d'avance sur Kamala Harris. Avec 11 millions de voix aux dernières législatives le RN est bien prêt de renouer et dépasser ce score. Les instituts de sondages avançant des scores de 15 millions de voix pour le duo Le Pen-Bardella à la prochaine présidentielle. Si rien n'est encore perdu, il reste quand même beaucoup de chemin à parcourir pour empêcher un saut dans le néant. Nous approchons de l'abîme. Les citoyens russes le vivent, les citoyens américains le vivent et parmi eux, beaucoup n'ont jamais voulu de cela. Les manifestations géante par -25°C au cœur de Minneapolis sont un exemple à prendre. Soyons les nouveaux barbares.
À qui le tour ?