Madagascar : « Vondrona Miaro ny Hasin’ny Rovan’Antananarivo » écrit au Président

Le Colisée de la discorde continue de faire couler l'encre à Madagascar alors que nombre d'historiens, de politiciens, de civils, ont interpellé le Président de la République.Plus qu'un espace de divertissement en béton dans la cours Royale, ils préfèrent la réhabilitation fidèle du Palais. Le Manjakamiadana et la zone Rova étaient en liste pour passer patrimoine Universel.

Votre Excellence,

C’est avec le cœur plein d’espoir que nous, malagasy de l’étranger, membres solidaires du collectif citoyen « Vondrona Miaro ny Hasin’ny Rovan’Antananarivo », venons vers vous, afin d’initier avant qu’il ne soit vraiment trop tard, un dialogue entre l’État et les forces vives de la Nation, au sujet de ce patrimoine national qu’est le Rova d’Antananarivo.

Espoir car ce n’est non sans attention, que nous avons remarqué l’existence d’un onglet «Écrire au Président » sur le site officiel de la Présidence de la République. C’est dire le signe d’ouverture dont vous semblez faire montre, vis-à-vis de la parole publique. Elle s’exprime et se tourne en ce moment vers vous , se fait écho de la voix de tous nos compatriotes, au pays comme à l’étranger, en désaccord avec ce projet, et avec qui nous travaillons de concert chaque jour pour faire avancer cette démarche de riposte citoyenne, qu’il ne tient maintenant qu’à vous de transformer en démarche collaborative entre l’État et le peuple.

Vous n’êtes pas sans savoir l’énorme tollé d’indignation qu’a suscité le projet du Colisée «Kianja Masoandro », dont « l’émergence » soudaine au milieu de l’enceinte royale malagasy a meurtri le cœur et l’esprit de bon nombre de nos concitoyens, apeurés face à l’idée de voir être dénaturée l’identité architecturale de cet espace (con)sacré, et par là-même, l’identité culturelle du peuple malagasy qui peine lui-même à se trouver. C’est pour interrompre cet « attentat culturel » à la volée, que nous nous levons, non pas contre votre personne, non pas contre l’institution que vous représentez en elle-même, mais contre un projet culturel et touristique que nous jugeons bien en-deçà de l’authenticité culturelle malagasy et des grandes attentes que vous avez pourtant fait espérer au peuple au début de votre mandat.

En effet, nous n’oublions pas vos propos si préfigurateurs d’espoir en Avril 2019 : “Ho averin-tsika amin’ny endriny taloha ny Rova [...] Tsy ho avelan-tsika ho fahatsiarovana fotsiny izany hoe Anatirovan’ Antananarivo izany fa ho antsangan-tsika eto indray, araka ny endriny fahiny [...]”

“Nous allons réhabiliter ce Rova pour lui rendre son ancien aspect [...] Anatirova à Antananarivo ne restera pas juste un souvenir, mais nous allons le reconstruire, tel qu'il était avant [...] »

Et encore, la Politique Générale de l’État, inspirée de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar de préciser en son point 18 : « Promouvoir la culture pour asseoir l’identité culturelle malagasy ». Près d’un an et demi après votre accession à la magistrature suprême, force est de constater que nous prenons le chemin inverse du cap annoncé. Et pour cause, en lieu et place de vos intentions pourtant louables, nous nous retrouvons en face d’un projet dont les atteintes ont maintes fois été décriées par l’opinion publique :
- Atteinte à la sacralité des lieux tout d’abord : d’une part, nous notons la disparition totale du bain royal, artefact témoin de l’histoire, l’épisode annuel du fandroana occupant une place majeure dans la société et le calendrier malgache de l’époque ; d’autre part, le Colisée étant appelé à recevoir des spectacles sur le modèle de l’attraction du Puy du Fou, de tels événements viendraient troubler la quiétude de ces lieux où le silence est, autant que faire se peut, de rigueur : comment un tel projet « événementiel » pourrait-il être respectueux d’une croyance bien entretenue selon laquelle l’illustre défunt dort plus qu’il ne soit mort, et que pour cela, mérite la quiétude de son sommeil ? Bien que conscients de la nécessité de faire venir du monde sur le site pour assurer son attractivité touristique, nous avons toutefois de sérieuses réserves quant à la transformation de ce lieu de recueillement en un autel de divertissement.

- Atteinte à notre histoire ensuite : nous regrettons la disparition de la stèle commémorative, dressée face à une rangée de 6 blocs de pierre, qui rappelait aux générations présentes et futures qu’à cet endroit se tenait la première « école » à Madagascar ; nous pleurons également le fait que ce projet de Colisée se soit fait prioritairement aux projets de reconstitution à l’endroit des Trano Vola et Lapa Manampisoa, deux maisons royales détruites par l’incendie de 1995, et dont la remise en l’état aurait tellement eu plus de sens au titre de la « réparation des blessures de l’histoire ».

- Atteinte à notre culture enfin : aux côtés des grecs, la civilisation romaine fait partie de celles ayant façonné grandement les institutions et la culture occidentale. Quel énorme pied de nez à notre culture que de reproduire cette structure romaine au sein même d’un domaine sacré censé représenter la quintessence et l’évolution de l’architecture royale malgache ? Vous comprendrez ainsi que de telles atteintes nuisent à l’intégrité culturelle et à la valeur universelle exceptionnelle de la Haute Ville, ainsi qu’à sa candidature à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Rova d’Antananarivo, censé représenter le point culminant de la cohérence architecturale et paysagiste de cet ensemble géographique qu’est la Haute Ville, se retrouve aujourd’hui marqué par un effet « tâche d’huile », du fait d’une structure en désaccord avec son identité culturelle. Ce projet nuit également à la crédibilité de la Grande Ile, membre de l’ICOM, de l’ICOMOS, de l’ICCROM et de l’UNESCO, et qui pourtant s’engage aujourd’hui sur le non-respect des Chartes d’Athènes et de Venise.

A ces atteintes, nous nous permettrons également de souligner un aspect n’ayant pas du tout bénéficier de transparence dans la sphère publique :
- l’atteinte à la sécurité des riverains du projet : vous n’êtes en effet, encore une fois pas sans savoir les risques liées à la construction d’une telle infrastructure sur une colline dont les pentes ont démontré dans un passé proche, être victimes d’érosion, causant chutes et projections de roches, détruisant au passage des foyers en contrebas. Nous soulignons ici le manque de transparence sur le niveau du risque géologique relatif à ce projet, en en particulier, sur sa maîtrise, pendant et après la construction à marche forcée.

Face à ces réactions inquiétées qui ont défrayé la chronique, vous avez tenu à descendre dans l’arène du débat public, et à prendre la parole pour expliquer au peuple les tenants et les aboutissants de ce projet, qui a causé jusqu’alors, à défaut d’immunité collective, l’incompréhension collective. Si là encore, l’intention est louable, le fait est que vos explications n’aient pas suffi à tranquilliser l’opinion publique sur ce projet plus que jamais controversé. Aussi, à l’issue de cette intervention télévisée, il apparaît que la référence intempestive aux monuments tels la Tour Eiffel ou la Pyramide du Louvre reste stérile : en effet, leur emplacement ne rentrant pas dans le cadre de l’empiètement du sacré, ils ne sauraient être en aucun cas une comparaison pertinente pour le cas du Colisée du Rova. Nous vous invitons humblement à vous orienter vers les exemples de lieux sacrés, à l’instar d’Ayers Rock en Australie, du Temple d’Abou Simbel en Egypte ou encore de la Cité Interdite en Chine. Vous verrez ainsi avec quelle rigueur et quelle vigueur ces patrimoines respectifs s’ouvrent au tourisme mondial tout en préservant la valeur authentique et la sacralité des sites. Pour en revenir au Colisée du Puy du Fou, il n’est plus à rappeler que l’architecture romaine fait partie de l’histoire culturelle de la Vendée, territoire gallo-romain majeur à l’apogée de l’empire éponyme. Pour vous dire qu’étant malagasy basés à l’étranger, nous ne savons que trop bien les dangers et les dérives d’une copie trop abrupte et non réfléchie de concepts ou d’infrastructures importés de l’étranger. Tout n’est pas transposable à notre société malgache qui a ses spécificités, et quand bien même nous transposerions, l’enjeu de l’adaptation ne peut se réaliser sans l’outil de la concertation. Nous y reviendrons.

Par ailleurs, il est maintenant de plus grande notoriété publique qu’en ce qui est du Rova d’Antananarivo et de tous les Rova de Madagascar, notre culture est telle que seuls les rois et reines de ce pays eurent la légitimité de décider l’ajout ou la suppression d’infrastructures dans l’enceinte royale. Ce fait social et culturel réside dans le rôle central hasina, qui recouvre la surface de l’enceinte royale, et dont sont oints les razana, ainsi que le roi ou la reine, alors intermédiaire en leur temps, entre la primauté des ancêtres et la réalité des vivants. Ainsi, permettez-nous de souligner que l’onction républicaine que vous avez reçue par la voix des urnes ne saurait en aucun cas relever du même niveau statutaire que l’onction sacrée du hasina, dont furent oints les rois et reines de Madagascar. Là où le président puise sa légitimité du vote populaire, celle du souverain venait du hasina des ancêtres. En ce sens, ni la République ni son premier serviteur ne peuvent se targuer arbitrairement du privilège d’ajouter une infrastructure supplémentaire à l’enceinte royale d’Anatirova. Il appartient cependant à notre République et à son premier serviteur de valoriser son histoire, qui indubitablement, passe par le Rova d’Antananarivo : restaurer, raconter et reconstituer doivent être les maître-mots de notre action culturelle sur ce site qui peut dire oui à la modernité sans fouler du pied son identité profonde. Nous faisons ainsi appel à votre humilité pour retrouver fièrement notre place de gardien de l’authenticité culturelle d’un temps passé qui n’appartient qu’à nous.

Nous sommes heureux d’observer que le Rova d’Antananarivo, qui hier encore symbolisait la division statutaire de notre société, est aujourd’hui un facteur de convergence de l’opinion publique : celle des « malagasy tsy vaky volo » qui entendent défendre leur patrimoine commun malgré les difficultés éreintantes de la vie quotidienne. Nous considérons qu’il serait inconvenant de s’asseoir sciemment sur les voix de près de 13 000 malagasy, réclamant par une pétition en ligne l’arrêt de ce projet, et celles des 7 000 membres de notre collectif, quand on sait pourtant les graves lacunes qualitatives et quantitatives de la consultation préalable à ce type de projet.

En vous adressant nos revendications, nous pensons à vos prédécesseurs qui ont vu leur mandat marqué du sceau de l’importance de la culture. Nous pensons au Président Ratsimandrava, qui a fait de notre culture du fokonolona, le socle fondateur de sa politique malheureusement mort-née de décentralisation effective. Nous pensons au Président Ratsiraka, qui a fait le choix courageux de la malgachisation de l’enseignement, même si un certain empressement que nous reprochons aujourd’hui au projet du Colisée, a fait que cette politique visionnaire n’ait pas eu les effets escomptés. Nous pensons au Président Zafy, dont le mandat a été malheureusement pris au piège par un crime culturel dont la leçon principale reste encore aujourd’hui d’actualité : que le patrimoine immanent ne doit jamais être l’otage du politique éphémère. Nous pensons enfin au Président Ravalomanana, qui a réparé l’un des outrages majeurs du fait colonial en restituant les cendres de plusieurs de nos souverains dans leur nécropole d’origine d’Ambohimanga, et ce, même si le manque de transparence sur le procédé, a pu susciter des réactions indignées à une époque libre des réseaux sociaux. Nous pensons maintenant au Président Rajoelina, et à la place que son destin présidentiel l’amènera à occuper dans ce dessein républicain de la culture. Nous nous demandons s’il sera le Président qui appuiera jusqu’au bout l’érection d’un bâti controversé, marquant l’espace de son empreinte personnelle, mais qui divisera des malgaches déjà en perte de repères. Ou au contraire, sera-t-il le Président qui saura revenir sur une décision sensible, pour être ainsi l’homme du consensus auquel aspire le peuple en quête de stabilité ?

Ceci pour vous dire que ce sujet dont nous parlons dépasse le seul cadre culturel du Rova d’Antananarivo, et concerne l’enjeu encore plus large de la gestion des priorités dans la conduite des affaires publiques. Nous vous prions ainsi de ne pas céder trop facilement aux sirènes alléchantes du court-termisme, qui vous inciterait à terminer cette construction polémique à tout prix, afin de marquer d’une empreinte physique votre passage à la Présidence de la République. Ce n’est pas de structures courant le risque de devenir des éléphants blancs architecturaux que le peuple attend son salut, mais d’une politique de long-terme, visionnaire, leur permettant de toucher aux fondamentaux de la croissance et du développement : pouvoir travailler, manger, boire, éduquer leurs enfants, avoir une couverture sociale, sécuriser leur propriété, circuler aisément. En définitive, autant de besoins de base que cette crise sanitaire du Covid-19 et la crise économique conséquente à venir ont contribué à ré-ériger comme enjeu fondamental, bien au-delà de celui du Colisée.

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Aussi, conformément à cette logique de priorisation de l’action publique, nous demandons :

1) La suspension des travaux liés à la construction du Colisée « Kianja Masoandra », ceux de rénovation du Musée du Palais de Manjakamiadana pouvant continuer.

2) L’abrogation du décret portant nomination du Comité Scientifique actuel, dont la surreprésentation d’électrons de la Présidence et du Gouvernement en son sein, décrédibilise son indépendance et sa représentativité scientifique.

3) La transparence via la publicisation en ligne de tous les documents liés à ce projet du Colisée (AO, méthode d’adjudication, montant du marché, origine et décaissement des fonds, sous-traitants et fournisseurs du maître d’ouvrage).

4) La tenue d’une réelle consultation nationale post-Covid-19, faisant appel à toutes les parties prenantes, à même de pouvoir apporter un éclairage (historique, anthropologique, culturel, géologique, urbain) pertinent sur l’opportunité de ce projet. Nous comptons sur l’État pour faire de cette nouvelle consultation nationale, une préoccupation toute aussi majeure que celle relative à la restitution des Iles Éparses.

5) Le lancement d’une étude sérieuse qui évaluerait les alternatives possibles, notamment celle que nous appelons pleinement de nos vœux : le déplacement de ce projet présidentiel vers un site autre que l’enceinte royale d’Anatirova. Ces projets alternatifs pourraient être discutés lors de la consultation nationale. Dans le cas où les travaux seraient d’ores et déjà terminées, nous vous demandons de ne pas inaugurer ni utiliser ce Colisée avant la tenue de la démarche transparente que nous préconisons ci-dessus.

Si nos revendications ne font pas état de demandes de limogeage, quand bien même la responsabilité des dirigeants étatiques de la culture nous semble majeure dans cette controverse, c’est que nous percevons que l’intérêt supérieur du pays et de ses institutions résident plus que jamais dans leur besoin de stabilité. Dans cette même veine, nous soulignons aussi que l’intérêt supérieur de la Nation qui doit être le nôtre, n’est pas de pouvoir célébrer les 60 ans de l’indépendance en fanfare, via un symbole architectural flambant neuf : il est de faire en sorte que nos enfants qui vivront les 60 prochaines années à venir aient la possibilité de prendre en main leur destinée et celle du pays, « Tanindrazana et Taninjanaka ».

C’est ainsi avec respect pour votre fonction mais avec inquiétude pour le devenir de notre culture, et le sens de notre développement en général que nous venons vers vous. Encore une fois, vous avez maintenant la possibilité d’être l’homme du dialogue et du consensus. Nous reprenons ici avec force les mots de nos sages raiamandreny et zokiolona, prononcés sur les ondes de Real TV, et qui soulignaient l’importance du « fifampidinihina » sans attiser les braises de la discorde. Nous pensons aux mots complémentaires de l’ancien Président par intérim Ratsirahonana, qui a eu la pertinence de nous préciser : «Tsy fahaizana mba mizara, izay no mahafaty eto Madagasikara». « Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait », cet adage consacré résume parfaitement le besoin de concertation que vit notre pays actuellement : nous vous donnons ici l’opportunité d’instaurer un dialogue intergénérationnel franc sur le devenir de ce trésor commun qu’est le Rova d’Antananarivo. Ce cri que nous poussons n’est ainsi pas celui de la seule perte du hasina, mais aussi de la décadence même des autres valeurs caractérisant pourtant notre culture malgache : le «fifampidinihina », le « fifandaminana » ou encore le fameux « marimaritra iraisana ».

Comme mentionné par la citation illustrative de fin ci-après, l’abandon de notre culture ne peut que conduire à des conséquences matérielles palpables. Pour nous soustraire à ce fait de toute civilisation déchue, nous appelons à votre sens de l’ouverture et de l’intérêt supérieur de la nation, afin de considérer et d’accéder rapidement à nos requêtes, et de vous adonner exclusivement à la gestion de la crise sanitaire et de la relance économique, avant d’ouvrir par la suite les portes de la concertation nationale sur ce projet du Colisée, qui peut très bien avoir sa place autre part.

Pour terminer sur le registre de l’espoir, par lequel nous avons entamé cette lettre ouverte, le changement récent du site d’installation de la Ville Nouvelle « Tanamasoandro » nous remplit d’espérance quant à votre capacité à faire preuve de conciliation et de recul, dès lors que vous sont présentés les arguments rationnels, allant à l’encontre du projet.

Par l’interruption du chantier et la consultation nationale que nous appelons de nos voeux, vous pouvez donner une chance au peuple malagasy de faire entendre sa voix, trop longtemps muselée par le bandeau de l’arbitraire.

Cette lettre a été adressée en copie à la Représentation Permanente de Madagascar à l’UNESCO, pour transfert à la Direction du Patrimoine de l’organisme onusien. Elle a également été diffusée aux rédactions d’un panel de médias pour assurer sa publicisation.

Nous vous remercions par avance pour toute la considération que vous aurez pour son contenu, et vous prions de recevoir Votre Excellence, nos sincères vœux de réussite dans la conduite de la destinée nationale.

Bien cordialement,

Le Collectif « Vondrona Miaro ny Hasin’ny Rovan’Antananarivo » - Section des Malagasy Ampielezana.

Lettre remise en main propre à M. Rija Rajohnson, ambassadeur de Madagascar à Paris, ce vendredi 12 juin 2020.

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« En général, aucune civilisation n’est détruite du dehors sans s’être tout d’abord ruinée elle même. Aucun empire n’est conquis de l’extérieur, sans qu’il ne se soit préalablement suicidé. Et une société, une civilisation ne se détruisent de leurs propres mains que quand elles ont cessé de comprendre leurs raisons d’être, quand l’idée dominante autour de laquelle elles s’étaient jadis organisées leur est redevenue aujourd’hui comme étrangère » (René Grousset, Bilan de l’Histoire).

Cette lettre ouverte a été diffusée au préalable envers l'interressé, et sur les vecteurs classiques des réseaux sociaux. Elle n'engage exclusivement que ses auteurs. 

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