11

Sous la protection d’une sombre sylve il attend son cavalier qui ne vient pas.
Son poitrail chaud attire l’aérienne rosée, les naseaux en éveil observent les bruits alentour.
L’espérance sous-tend de silence la puissante ossature impassible et le coryphée de son cœur se dessine sur la canopée qu’il devine.

C’est une flêche qui traverse l’instant pétrifié qu’elle laisse derrière sa course.
L’impact est à midi. Un coeur accélère dans l’air immobile.
Pieds nus sur la mousse, elle l’observe. La fièvre s’apaise.

Il emporte l’Atalante hors de l’abri de la frondaison, vers d’autres landes de conquêtes.
Embrasées de soleil.

 

eb47f6c9-417d-44bd-a8ef-d7efd64ba788-1-201-a

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.