Erno Renoncourt
Blogueur, Consultant Free Lance en informatique Décisionnelle
Abonné·e de Mediapart

112 Billets

0 Édition

Billet de blog 7 mars 2022

Haïti, Ukraine : exemple de cas du double standard de la démocratie occidentale !

Comment croire, comment croire au chant démocratique de l'occident quand j'entends, par-delà le temps, les complaintes des peuples autochtones spoliés, les gémissements des descendants des peuples noirs d'Afrique déshumanisés et les lamentations des Amérindiens génocidés ?

Erno Renoncourt
Blogueur, Consultant Free Lance en informatique Décisionnelle
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les Lignes de failles programmées dans la conscience collective haïtienne © Erno Renoncourt

Le basculement dans la guerre du conflit entre la Russie et l’Occident, par l’Ukraine interposée, a le mérite de montrer l’immonde artifice sur lequel repose la démocratie occidentale. Un éternel double standard qui évide les concepts de toute valeur effective et qui transforme la prise de décision en une culture de parti pris où préjugés, stéréotypes nourrissent un impensé qui est devenu le langage des Politiques, des Médias et des Experts (PME) de l’Indigence. Ces PME qui s’indignent de la guerre que la Russie a déclaré à l’Ukraine, en brandissant les étendards enfumés de la propagande occidentale qui oppose le dictateur Poutine au démocrate Zelensky, ne se rendent pas compte de l’immense discrédit qu’ils jettent sur eux en refusant de reconnaitre que la complexité du problème russo-ukrainien va au-delà des clichés et des slogans, car elle peut déboucher sur une tragédie apocalyptique.

Mais ces PME sont si bien calés dans la trajectoire de l’insignifiance qu’ils ont désappris à penser et n’osent même plus se demander jusqu’où peut-on aller trop loin dans la propagande à coup d’enfumage médiatique et d’impostures géostratégiques ?

Je me permets ici de citer quelques exemples de cas où l’enfumage médiatique le dispute aux impostures géostratégiques.

Commençons avec la FIFA qui se veut une instance apolitique au service de l’unité entre les peuples par le football. En 1973, alors que les États-Unis venaient de renverser le gouvernement de Salvador Allende au Chili, entrainant une vague de répression, de tortures et d’exécutions dans le stade national qui a été utilisé comme camp de prisonniers entre septembre et novembre 1973, par la dictature d'Augusto Pinochet, à la suite du coup d'État du 11 septembre 1973. Dans ce contexte, l’URSS avait refusé de jouer son match de qualification pour la coupe du monde de 1974 contre le Chili dans ce stade en solidarité avec la mémoire des militants communistes fusillés et torturés. Mais la FIFA avait décrété que le football n’avait pas à se mêler de politique et le Chili avait été donné vainqueur. Pourtant, en 2022, sans aucune hésitation, toutes les instances sportives internationales ont banni la Russie de leurs compétitions pour sa déclaration de guerre contre l’Ukraine.  Pour autant que cette déclaration de guerre soit lourde de conséquence, mais le double standard n’est pas moins choquant quand il se pare de parti pris. Comme si les assassinats, les crimes, les tortures sont légitimes quand ils sont au service des intérêts occidentaux.

Prenons l’Assemblée Générale de l’ONU qui semble s’émouvoir du sort des Ukrainiens sous les bombes russes en 2022, alors qu’elle n’avait pas autant de pudeur et n’avait pas fait montre de tant d’indignation devant les civils Yougoslaves (1991), Irakiens (2003), Libyens (2011), Syriens (2013) qui tombaient sous les bombes de l’OTAN, de l’armée des États-Unis ou de l’armée islamique. Pour autant qu’il est légitime de s’indigner des civils qui tombent sous les bombes en Ukraine, le double standard n’est pas moins révoltant quand il occulte les autres vies. Comme si la vie d’un ‘‘Européen de culture’’, quand cela peut servir les intérêts occidentaux, a plus de valeur que la vie de milliers d’autres qui n’ont pas la pureté de la culture européenne.

Enfin, considérons le cas des médias occidentaux qui jouent les vierges pudiques et effarouchées devant l’ignominie d’un pouvoir qui en Russie emprisonne des enfants de 5 ans parce qu’ils manifestaient avec leurs parents contre la guerre, alors que ces mêmes médias se sont toujours comportés comme des lolitas enamourées, ou des répliques d'héroïne débridées, par leur silence complaisant et complice, devant les massacres des enfants palestiniens par l’armée d’Israël. Pour autant qu’emprisonner des enfants est affreux, le double standard n’est pas moins ignoble quand il est instrumentalisé. Comme si le sort des enfants n’a de valeur que quand il peut servir la cause de l’occident.

Et que dire des organismes des droits humains et aussi des médias qui s’inquiètent du sort des lanceurs d’alerte dans la Russie totalitaire de Poutine, alors qu’ils ont été très, et vraiment très, très peu nombreux à s’indigner que les démocraties britanniques et américaines tuent à petit feu Julian Assange qui a risqué sa carrière de journaliste, et sa vie pour dire la vérité au monde sur les crimes de guerre commis par les Américains en Afghanistan et ailleurs. Il va sans dire que l’on commence par avoir marre de ce double standard qui veut que quand les Russes tuent hors de leur territoire ce sont des mercenaires ou des criminels ; mais quand les occidentaux massacrent et bombardent d’autres pays, ce sont des combattants de la liberté.

L’imposture est occidentale

Il y a quelque chose d’immonde dans cette stratégie de promotion de valeurs à double standard. Et elle ne date pas d’aujourd’hui, car elle est l’essence même du néo-libéralisme. Que dis-je, l’imposture est le mistral gagnant de la culture occidentale, car celle-ci ne peut survivre que par impostures renouvelées lui permettant d’être dans un éternel double jeu qui trouble ceux qui ne prennent pas le temps de réfléchir.  Faut-il rappeler que les philosophes du siècle des lumières discouraient à gorges profondes et rhétorique ininterrompue sur la liberté et les droits de l’homme, alors qu’ils se délectaient du sucre produit par les esclaves noirs d’Afrique qui suaient l‘horreur et pissaient le sang dans l’enfer des plantations de Saint Domingue sans se soucier de leur sort. La couleur de la peau des esclaves était trop sombre pour être perçue par les rayons de la lumière de ces idées philosophiques, philanthropiques, démocratiques.

Et c’est sur cet héritage lumineux bancal que l’édifice de l’État de droit a été structuré pour épater et prendre dans ses filets les anciennes républiques du bloc de l’est après la chute du mur de Berlin en 1989. Le double standard est l’idéologie dominante de la culture occidentale : quand elle s’indigne de la Russie de Poutine qui musèle les médias, elle ne se paie pas de scrupule pour en faire autant en brandissant le droit a la censure comme un recours démocratique. Mais que l’Europe soit obligée d’en arriver à cette extrême censure, alors que 90% des médias européens sont la propriété des 1% des plus riches (https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA) et reprennent en chœur comme des petits télégraphistes les communiqués officiels, en dit long sur l’imposture occidentale. Il a fallu plus de 50 ans pour que le monde sache que c’est sur ordre du ministère de l’intérieur français que la presse démocratique française avait unanimement dissimulé le massacre des Algériens le 17 octobre 1961 (https://www.bbc.com/afrique/region-58946585). Sans doute faudra-t-il attendre 50 ans encore pour qu’on sache la vérité sur l’unanimité médiatique occidentale contre la Russie de Poutine. 

 Et le comble, c’est que cette imposture est, par naïveté, par inculture, par inconscience et aussi par ignorance, appropriée par de nombreuses personnalités non européennes et surtout afro américaines qui, tout en revendiquant une certaine tonalité humaniste, ne peuvent pas aller loin dans leur critique contre l’occident. Pour cause, l’occident a su les transformer en des pions de couleur sombre sur son échiquier blanc pour faire vivre l’imposture de la diversité et de l’universalité des droits de l’homme. Il leur aura manqué de recul et de pensée critique pour comprendre que l’Occident n’est qu’une fabrique d’impostures et que si par un dessein funeste de l’histoire, il ne restait que des noirs pour défendre l’humanité contre la barbarie, l’occident choisirait sans hésiter et à une grande majorité, la barbarie. N'est-ce pas Joe Biden qui eut a dire en 1991 que si Haïti devait disparaitre de la face de la terre cela ne troublerait pas le sommeil des Américains pour autant ?

(Lien : https://www.newsweek.com/joe-biden-saying-haiti-doesnt-matter-1994-clip-resurfaces-after-moise-assassination-1607692)

Penser contre la barbarie

D’où le besoin de disséminer les ferments d’une culture de l’insoumission pour réapprendre au monde à penser loin des lignes précaires n. Tant que nous continuerons de vivre en pensant que l'Occident a le monopole de tous les droits et que les autres ne sont dignes que des d droits à minima et au rabais, il y aura toujours le risque que la course effrénée pour le profit et la croissance conduise l'humanité à une auto-extermination.

Le monde occidental s'indigne pour l'Ukraine et la démocratie, ce serait une bonne chose si entre temps la bien-pensance occidentale ne se détournait pas des autres peuples qui vivent des drames aussi atroces. On peut notamment penser d'Haïti où l'ONU, la BINUH, les États Unis, La France, le Canada, le Brésil, l'Allemagne et l'Union Européenne fédèrent, protègent et structurent les gangs pour qu'ils deviennent les forces de la "démocratie à minima" dont les Nègres sont dignes. Que de massacres impunis, que de sang versé sur cette géographie de douleur qu’est Haïti et qui sert aux occidentaux tantôt de poubelle pour expérimenter des projets foireux : Haïti is open for business ! tantôt de joyeux bordel pour s’encanailler comme des indigents heureux : Jwi la vi nou, pran plezi nou[1] ! Et malgré ou à cause de cette indifférence, on ne finit pas de compter les massacres et les crimes programmés dont sont victimes les Haïtiens. Rien que de 1986 à 2022, on en trouve un joli paquet : massacre de fort dimanche (26 avril 1986), massacre des paysans de Jean Rabel (23 juillet 1987), massacre de la ruelle vaillant (29 novembre 1987), massacre de Saint Jean Bosco ( 11 septembre 1988), massacre de Piatre (12 mars 1990), crimes du coup d’état de 1991 (30 septembre 1991), massacre cité soleil (1993),  , massacre de Raboteau (1994), massacre de Carrefour Feuilles (1999),  crime électoral de 2011, crime  électoral de 2016, crime de la dilapidation des fonds de PetroCaribe, massacre de Cité Soleil, massacre du Bel-Air, Crimes du kidnapping d’état du Groupe fédéré des 9 gangs (G9) et alliés……etc…

Faut-il rappeler que tous ces massacres et crimes ont été sinon commandités, du moins tolérés et cautionnés par l’Occident ?  Dans ce contexte, le récent message d’Edgar Morin qui invite à penser avant de s'indigner est la brèche vers laquelle il faut converger pour réhabiliter des espaces de raison, de dignité et d'humanité comme un possible destin commun pour les uns et les autres.  C’est en appropriant cette invitation à penser à côté des dogmes, des injonctions, des idées unanimement défendues que l’on pourra faire revivre ce sens du problème que Bachelard posait comme préalable indispensable pour la formation de l’esprit scientifique. L’esprit scientifique pourra être remplacé ici par esprit démocratique, tant il semble avoir le sens de cette pensée critique nécessaire pour dépasser les obstacles médiatiques et faire émerger du sens par des questions pertinentes pour l’action collective. Penser avant de s’indigner se veut dont le défi de notre siècle pour aller vers « la formation d’un ‘nouvel esprit’ démocratique » (Loïc Blondiaux, 2008).

C’est cet esprit qui nous rendra solidaire des autres sans distinction de couleur, de culture, de race ou de religion. C’est cet esprit démocratique qui peut pousser à se demander quel lien peut-il y avoir entre les gangs que l'occident finance et supporte en Haïti et les milices extrémistes du bataillon Azov qu'il soutient aussi en Ukraine ? Quelle est la place de ces gangs dans le projet de l'humanité augmentée que l'on nous vend à grands bruits médiatiques et technologiques ? Et même que l’on peut se demander dans le conflit actuel entre la Russie et l’Occident par l’Ukraine interposée, pourquoi un Haïtien devrait-il croire la fiction occidentale selon laquelle, c’est un combat du bien (L’Occident/USA) contre le mal (Russie / Poutine) ?

Pas besoin de motivation idéologique anti impérialiste pour trouver la réponse. En suivant le sens du problème et en posant les bonnes questions, le plus idiot des Haïtiens saura quoi penser. Voici au moins 12 questions que tout Haïtien doit se poser pour se faire une idée sur ce conflit et comprendre que l’occident ne lui a jamais reconnu le droit à une humanité pleine et digne.

  1. Est-ce la Russie qui avait mis les descendants des Haïtiens en esclavage pendant 3 siècles ?
  2. Est-ce la Russie qui avait fait payer à Haïti la dette de l'indépendance pour le ruiner comme pays et l’empêcher d’avoir une place digne parmi les nations ?
  3. Est-ce la Russie qui avait occupé Haïti en 1915 et galvaudé ses institutions ?
  4. Est-ce la Russie qui avait emporté les réserves d'or de la république d'Haïti pour financer ses projets ?
  5. Est-ce la Russie qui avait soutenu les Duvalier dans leurs crimes et leur vol contre la population haïtienne ?
  6. Est-ce la Russie qui avait accordé l’Asile politique aux tortionnaires du régime des Duvalier tout en les aidant à blanchir l’argent qu’ils avaient volé au peuple haïtien ?
  7. Est-ce la Russie qui avait ordonné le massacre de la ruelle vaillant en 1987 et le coup d'état sanglant de 1991 ?
  8. Est-ce la Russie qui avait envoyé ses soldats au sein de la MINUSTAH pour violer les femmes et les enfants d'Haïti ?
  9. Est-ce la Russie qui avait contaminé Haïti avec le Choléra et refusé de reconnaître ses responsabilités ?
  10. Est-ce la Russie qui avait aidé les ONG et agences internationales à dilapider l'argent de la CIRH pour la reconstruction d'Haiti ?
  11. Est-ce la Russie qui avait aidé à dilapider les fonds de PetroCaribe ?
  12. Est-ce la Russie qui arme et protège les gangs en Haïti et s’obstine à vouloir imposer à Haïti des élections improbables dans un climat de terreur d’état ?

Vers un international humanisme !

Si une seule de ces réponses est oui, alors en tant qu’Haïtien je peux prendre au sérieux les émois occidentaux contre la Russie, sinon, je préfère comprendre en quoi ce conflit peut faire germer l’espoir d’un monde mins indigent. En 2016, dans un article sur le site du grand soir, j’avais appelé à une solidarité avec Haïti au nom de notre humanité, des voix occidentales s’étaient levées pour rire de ma naïveté en demandant qui s’intéresse à Haïti ?

Car, au vrai, entre temps, le monde est devenu plus inhumain. Si hier encore, on croyait à l'appel du "chiffon rouge et de la fleur couleur de sang pour réveiller la terre entière", il y a lieu de comprendre qu’avec le capitalisme sauvage, les lendemains déchanteront plutôt que de chanter. Et pour cause, le chiffon rouge est devenu un torchon maculé de sang, la fleur s'est colorée de ses pétales de deuil et il a manqué de voix aux moins que rien de la terre pour désemplir l'hymne éternel de douleur que diffuse le capital. Le capital sauvage ne fait que saigner les populations non rentables, vulnérables et jetables comme le boucher saigne le bœuf pour extraire le steak qui sera servi au festin de la croissance des requins de la finance. À force de serrer les dents avec rage, les damnés de la terre sont devenus édentés, et l’érosion de leur lutte par les petits intellectuels précaires attitrés a émoussé leur courage, au point qu’ils n'ont plus de force pour se tenir debout et lever le poing.

Faut-il pour autant désespérer ? Faut-il pour autant haïr l’humanité ? Non, entant qu’Haïtien, notre foi dans l’humanisme n’est pas pour autant ébranlée, car nous savions, pour être des descendants d’esclaves, qu’une grande partie de l’humanité vautre dans une immonde médiocrité qu’elle fait passer pour une marque de puissance et de grandeur, mais d’où il faut l’extraire. Et cela ne peut se faire que par un engagement résolu, entêté, intranquille pour que chacun de ceux qui portent en eux l’étincelle de la dignité humaine, brille afin de faire rougir le bois mort à côté. Ainsi, il nous reste encore la possibilité de porter le changement par l'engagement de soi en commençant par penser par soi-même et dans la dissidence. Il faut réinventer l'utopie, en cherchant les fissures pour faire entrer la lumière par la conscience de soi et transformer chacun en un brasier de colères dignes et intelligentes pour permettre la fusion des strates de fumier qui structurent l’indigence. Mais, cela nécessite de pouvoir, de savoir et d'oser penser à côté, contre les courants dominants et unanimes, de faire vivre au-delà des mots la solidarité pour que prenne forme un possible humain dans le foutoir du monde sous l’emprise occidentale.

            Erno Renoncourt

[1] Profitez de votre vie, enivrez-vous de plaisir !

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Migrations
Des femmes et des enfants survivent dans la rue à Bagnolet
Une vingtaine de femmes exilées, et autant d’enfants, dont des nourrissons, occupent un coin de rue à Bagnolet depuis le 4 août pour revendiquer leur droit à un hébergement. Une pétition vient d’être lancée par différentes associations pour soutenir leur action et interpeller les autorités sur leur cas.
par Nejma Brahim
Journal — Logement
Face au risque d’expulsion à Montreuil : « Je veux juste un coin pour vivre »
Ce mardi, une audience avait lieu au tribunal de proximité de Montreuil pour décider du délai laissé aux cent vingt personnes exilées – femmes, dont certaines enceintes, hommes et enfants – ayant trouvé refuge dans des bureaux vides depuis juin. La juge rendra sa décision vendredi 12 août. Une expulsion sans délai pourrait être décidée.
par Sophie Boutboul
Journal — Énergies
La sécheresse aggrave la crise énergétique en Europe
Déjà fortement ébranlé par les menaces de pénurie de gaz, le système électrique européen voit les productions s’effondrer, en raison de la sécheresse installée depuis le début de l’année. Jamais les prix de l’électricité n’ont été aussi élevés sur le continent.
par Martine Orange
Journal — France
Inflation : le gouvernement se félicite, les Français trinquent
L’OCDE a confirmé la baisse des revenus réels en France au premier trimestre 2022 de 1,9 %, une baisse plus forte qu’en Allemagne, en Italie ou aux États-Unis. Et les choix politiques ne sont pas pour rien dans ce désastre.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
Variole du singe : chronique d'une (nouvelle) gestion calamiteuse de la vaccination
[REDIFFUSION] Créneaux de vaccination saturés, communication inexistante sur l'épidémie et sur la vaccination, aucune transparence sur le nombre de doses disponible : la gestion actuelle de la variole du singe est catastrophique et dangereuse.
par Jean-Baptiste Lachenal
Billet de blog
Variole du singe : ce que coûte l'inaction des pouvoirs publics
« L'objectif, c'est de vacciner toutes les personnes qui souhaitent l'être, mais n'oublions pas que nous ne sommes pas dans l'urgence pour la vaccination ». Voilà ce qu'a déclaré la ministre déléguée en charge des professions de santé, au sujet de l'épidémie de la variole du singe. Pourtant pour les gays/bis et les TDS il y a urgence ! Quel est donc ce « nous » qui n'est pas dans l'urgence ?
par Miguel Shema
Billet de blog
Ce que nous rappelle la variole du singe
[REDIFFUSION] A peine la covid maitrisée que surgit une nouvelle alerte sanitaire, qui semble cette fois plus particulièrement concerner les gays. Qu’en penser ? Comment nous, homos, devons-nous réagir ? Qu’est-ce que ce énième avertissement peut-il apporter à la prévention en santé sexuelle ?
par Hervé Latapie
Billet de blog
Faire face à l’effondrement du service public de santé
Après avoir montré l’étendue et les causes des dégâts du service public de santé français, ce deuxième volet traite des solutions en trompe-l’œil prises jusque-là. Et avance des propositions inédites, articulées autour de la création d’un service public de santé territorial, pour tenter d’y remédier.
par Julien Vernaudon