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Billet de blog 8 déc. 2021

Omicron ou l'Optimisation virale à variants inoculés !

Comment dire le vrai dans un contexte où la pensée critique est étouffée adroitement par une censure déguisée en chasse à la désintoxication ? S’il y a autant de méthodes que d'individus, il y en a pourtant une qui semble recueillir tous les suffrages : la problématisation ''ludo-critique'' par laquelle l’humour se joint à la systémique pour mettre en dérision ce qui ne se dit pas ouvertement.

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Optimisation virale © Erno Renoncourt

En complément à mon dernier article, je viens proposer une modélisation ‘‘ludo-critique’', en mode résolution de problèmes sur fond humoristique, pour mettre en image la chaine de valeur qui transpire de la stratégie virale du Big Pharma. Une manière de démontrer la pertinence du récit qui problématise comme une axiomatique vénale la chaine de valeur reliant virus, vaccins et variants en un cycle vicieux de profit et d’escroquerie. Chemin faisant, je convie le lecteur, non insignifiant, à un exercice pédagogique de haute portée analytique ; puisqu’il est le seul à rechercher l’intelligibilité des faits indépendamment des risques que cela induit. Un exercice d’intégrité, d’intelligibilité et de courage qui résonne comme une démarche contextuelle de problématisation ou de systémisation de la pensée critique. Ah, le voilà le mot qui fait problème : Problématiser ! Mot curieux, mot défiant, mot provocateur, mot espiègle qui aiguise la pensée critique. Pensée insoumise qui dérange et trouble le confort des intermittents du SMIC. Pensée qui met en rogne ces éternels chiens de garde du statu quo indigent, indétronablement verrouillés sur leur succès minimal insignifiant cultivé.

Mais, n’ayant plus l’âge des concessions et ne pouvant plus, par rigueur éthique, m’exercer aux postures plates et basses des soumissions, je ne peux faire l’économie des humeurs des insignifiants. En conséquence, je ne peux qu’entrainer mes rares lecteurs vers cette voie insoumise de la problématisation ludo-critique comme démarche ultime de défense de l’intégrité cognitive humaine contre toutes les insignifiances. Qu’importe, qu’elles soient académiquement certifiées, culturellement distinguées, médiatiquement célébrées ou doctoralement acclamées. Qu’importe les risques, il faut les assumer ; d’autant que vivre en Haïti dans la permanence de la provocation et la constance de la dignité est un suicide professionnel, car cela exige de rares et distinctives compétences éthiques qui sont aux antipodes des insignifiances recherchées par les élites économiques, managériales, culturelles et politiques. D’où le côté salutaire de cette démarche de problématisation contextuelle.

Problématiser la complexité du contexte sanitaire

En effet, cette démarche s’avère pertinente, en ce sens qu’elle offre les clés analytiques pour explorer les jalons du cycle vicieux de profit qui se renouvelle par escroqueries collectives systémiques et défaillances cognitives anthropologiquement sérialisées. Un cycle qui s’énonce sur le domaine sanitaire comme un postulat universel : tout variant étant viralement égal, la victoire est vaccinale et demeure Big Pharma !  C’est pour enrayer ce cycle vicieux que cette démarche est mise en œuvre pour offrir à chacun un tremplin pour l’action. Car, pour reprendre la modélisation systémique, face à des situations cycliquement enchevêtrées, la solution intelligente peut consister à penser le problème de manière ludique en s’offrant un dessin pour mieux repérer les contours où il faudra investir une bonne partie de soi pour impulser le changement (voir le site bloculus[i]). Cette tribune participe de cette modélisation systémique, en ce sens qu’il met en récit, à travers une image, un problème qui fait apparaitre le cycle vicieux sur lequel se construit la chaine de valeur permettant à l’escroquerie de se renouveler comme un mouvement perpétuel et naturel.

Le cycle vicieux évoqué ici est celui de la chaine des variants qui s’installe comme une performance stratégique de la guerre cognitive que livrent les seigneurs du capital, pour réduire les capacités de résistance des peuples et faire triompher, sans violence accrue et excessive, le libre marché. Car, comme on le sait, le dogme de la mondialisation se conjugue en nuances variées au temps de la liberté. Mais, une liberté improbable qui ne se matérialise qu’imparfaitement, pour ainsi dire, de manière ambiguë, toujours en double valeur, toujours en double langage. Dualité systémique recherchée par un système dont l’équilibre et l’évolution reposent sur deux degrés de liberté comme modalités de l’insignifiance : imposture et enfumage.  Dualité néo-libérale qu’on peut ainsi contextualiser sur le domaine sanitaire : Liberté pour les hommes et les femmes porteurs de maladies (virus pour tous), liberté pour les marchandises (vaccins messagers à profilage génétique), liberté pour les capitaux (valeur monétaire pour les milliardaires).  Hommes, marchandises, capitaux s’enchevêtrent variablement dans le contexte sanitaire actuel comme virus, vaccins et variants.

Voilà le but de cette démarche ludique associée à la pensée critique : aider à construire du sens et faire émerger des valeurs partagées pour combattre l’impensé analytique et structurer l’intelligence collective. Car d’intelligence, les collectifs en ont besoin face aux escroqueries néolibérales qui tendent à pousser les peuples dans leurs derniers retranchements par enculades ou reculades culturellement médiatisées. Cela étant posé, il devient manifeste que contextualiser la problématique des variants peut offrir une perspective systémique à chacun pour résister par soi contre l’insignifiance et l’impuissance. Car le choix de se faire enculer, pardon inoculer le virus, est personnel ; et c’est à chacun qu’il appartient de résister à cette enculade, pardon inoculade sérialisée à des fins évidentes de profit.

Mais qu’on se le tienne pour dit, cette contextualisation n’a rien d’une pédanterie intellectuelle, puisqu’elle se veut praxis tout en étant discursive. En effet, en faisant prendre conscience à tout un chacun que chacun reste, sur le terrain sanitaire, acteur de la résistance contre l’insignifiance médiatique qui effraie les collectifs par variants interposés pour mieux servir la stratégie vaccinale, elle propose de transformer les indignations, les dénonciations et les frustrations collectives en colères intelligentes pour problématiser la complexité sanitaire. Une manière de mettre en évidence les brèches où chacun peut agir pour amplifier l’érosion des contours de la forteresse de l’insignifiance et déconstruire la chaine de valeurs qui s’en nourrit.

Car, on le sait, l’escroquerie ne vit qu’aux dépends des collectifs insignifiants. Et c’est là qu’il faut porter le problème. Car, on le sait aussi depuis longtemps, et la systémique nous le confirme, ce qui fait problème offre toujours les germes de la solution. Une manière de dire, que c’est en sachant formuler les bonnes questions, c’est en s’obstinant à se confronter aux problèmes de ce contexte sanitaire chargé d’incertitudes, de contradictions et de paradoxes, qu’on peut accéder aux hypothèses subversives, trouver des idées à contre-courant de l’impuissance collective pour casser la dynamique du cycle vicieux du néolibéralisme.

La cognition quantique contre l’impensé

Combattre l’impensé analytique par problématisation contextuelle (systémisation de la résolution de problèmes) devient alors une urgence citoyenne, une brèche de résistance, un tremplin pour faire vivre l’inespéré d’un salut collectif. Une urgence qui nécessite de maintenir la conscience dans un champ quantique intranquille. La cognition intranquille, par sauts quantiques provocateurs ou ondes quantiques subversives, est la seule condition pour embraser les imaginaires et faire naitre, dans un surgissement inespéré, ce possible humain auquel aspire inébranlablement et résolument cette part digne de l’humanité qui subit violemment les assauts de l’indigence. Au fond, la problématisation ne fait que reprendre, à l’échelle de nos sociétés, le postulat de la mécanique quantique : si la pensée sait se mouvoir agilement, elle peut sortir de son impuissance. La cognition subversive et intranquille permet d’éviter les pièges de l’impensé qui nourrissent l’insignifiance et l’impuissance. Pour cause, l’élaboration de toute stratégie passe par un processus logique d’analyse et de réflexion qui doit problématiser l’existant pour faire émerger des perspectives d’innovation. La cognition intranquille contribue à faire naitre, dans le circuit des millions de neurones du cerveau, des connexions insoupçonnées qui apportent, par des questions et des hypothèses subversives, de nouvelles informations exploitables pour l’action. Car, comme l’a dit le maitre épistémologue, s’il n’y a pas de questions (pertinentes), il n’y aura pas de réponses (intelligentes). Et sans intelligence, il n’y aura pas, non plus, d’actions performantes. L’innovation est donc fonction de la capacité cognitive à problématiser.  C’est donc le questionnement qui permet de décoder de manière intelligible les situations les plus complexes et les plus enchevêtrées.  Observation quantique qui explique pourquoi les collectifs qui cultivent l’insignifiance comme succès sont toujours verrouillés sur des cycles de crises persistants.

Alors, en ces temps d’inoculation médiatisée par variants gréco-alphabétiquement générés, mettons à profit la problématisation et commençons par questionner cet enchevêtrement de V entre virus, vaccins, variants pour restaurer la pensée critique dans ses hautes fonctions quantiques d’insoumission et d’intranquillité. C’est là un magnifique tremplin qui s’offre à chacun pour irradier l’espace de son environnement par des vibrations PoÉthiques en remettant la vérité, la justice, le courage et l’intégrité au cœur des interactions entre soi et les autres. Ce sont nos valeurs qui nous dictent nos attitudes et nos postures, moins on a en a, moins son résiste à l’insignifiance, plus on s’adapte à ce qui est indigent. Malgré leur faiblesse à l’heure de la post-vérité, cartographiée par Myriam Revault D’Allonnes[ii], les valeurs éthiques restent les seules armures qui peuvent permettent de résister aux assauts de l’indigence.

La chaine de la valeur en triple V

C’est donc une forme de résistance que d’apprendre à problématiser, puisque cela permet d’activer ce « filtre cognitif de vigilance épistémique[iii] » prôné comme idéal de compétence citoyenne pour faire vivre la démocratie par l’émergence d’une société de la connaissance[iv]. C’est vers cet idéal que tend cette réflexion en cherchant à mettre en évidence les manipulations de l’opinion que s’autorisent les maitres du monde par le biais des variants. Objectivement, un cycle en V reliant virus, vaccins et variants ne saurait ne pas évoquer le V de la Victoire et ramener, aux souvenirs de ceux qui ont la mémoire des grandes citations historiques, cette intemporelle quête de succès éclatants qui passionne, depuis l’aube de l’humanité, les plus grands conquérants du monde. Virus, vaccins, variants forment un tryptique qui se décline dans les mêmes variantes triomphantes que les termes de la fameuse déclinaison de la victoire célébrée par un certain Jules César : Veni, Vidi, Vici

L’humanité l’aura compris à ses dépens : la crise sanitaire a transformé le monde en un vaste champ de prospection pharmaceutique où des stratégies vénales ont été mises à contribution. Dans ce contexte, la stratégie médiatique des variants est une immense manne de profit qui s’offre à Big Pharma. Point de performance pour le capital pharmaceutique sans estocades collectives sérialisées.  C’est pour rendre compte de cette stratégie viralement vénale que nous proposons cette image pour modéliser la fonction économique qui optimise la marge de profit des variants secrétés par les vaccins à ARN messager.

Voyages en passe sanitaire obligatoire modulée à double dose.

L’évidence est là : ce sont les vaccins qui sécrètent et vectorisent les nanoparticules virales appelées variants.  Non cela n’a rien d’une théorie complotiste. Pour devenir intelligible, le problème des variants doit être appréhendé sous l’angle des voyages et du pass sanitaire. C’est sur la trajectoire contextuelle de cette danse contagieuse, au-dessus des capitales, qu’il faut se placer pour découvrir la stratégie virale mise en œuvre par Big Pharma. Une stratégie qui a tout l’air d’une axiomatique vénale. Axiomatique que nous proposons d’expliciter par une fonction économique probabiliste a partir de trois éléments clés :  un postulat sanitaire, une hypothèse virale et un théorème des variants.

  • Le postulat sanitaire :

Il a été décrété un ''pass sanitaire'' qui permet aux personnes vaccinées de voyager librement d’un point à un autre sur le globe, moyennant la certitude d’avoir au moins reçu deux doses de vaccin. Ce qui suggère un postulat sanitaire contraignant : nul ne peut voyager librement, s’il n’est porteur de microparticules virales inoculant le patrimoine génétique du virus de la Covid19 pour booster son immunité et renforcer l’immunité collective.

  • L’hypothèse virale :

De ce postulat, on peut émettre une hypothèse virale forte : sachant qu'un certain variant, repéré en Afrique du Sud, circule librement dans toute l’Europe et dans une garde partie de l’Amérique, on peut inférer, au voisinage omicronique près, que la marge virale pour que les vaccins soient des vecteurs de variants est comprise entre la probabilité absolue et la certitude.

  • Le théorème des variants

Par intégration successive des variants, de delta à omicron, tout variant étant par ailleurs viralement égal, la stratégie vaccinale décrit objectivement une fonction économique optimisée sur le domaine de la connerie universelle. Fonction modélisée par une axiomatique dont l’énoncé ne laisse place à aucune approximation : Nul ne voyage librement en contexte sanitaire contagieux, s'il n'est porteur de variants inoculés par des messagers génétiques et injectés par vaccins servant de passe-droits pour des profits par capitaux sur-valorisés.

Voilà comment la dérision peut être mise au service de la pensée critique pour aider à désenfumer un contexte viral chargé de paradoxes et d’ambiguïtés.

[i] https://bloculus.com/introduction-a-la-systemique/

[ii] Myriam Revault D’Allonnes, La faiblesse du vrai, 2018, Seuil.

[iii] Thierry Herman et Steve Oswald, Rhétorique et cognition, 2016 Peter Lang.

[iv] Daniel Innerarity, Démocratie et société de la connaissance, 2015, PUG.

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