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Billet de blog 26 juin 2022

L’axiomatique de l’indigence : entre provocation empirique et pédagogie subversive

Les provocations TIPÉDANTEs, portées pour Contextualiser les principales Activités Stratégiques de l’écosystème institutionnel haïtien, ont fini par structurer la preuve du modèle causal de l'axiomatique de l'indigence. Grâce à la théorie de la décision, elle devient une thèse anthropologique de déconstruction du savoir et de la culture, dans leurs postures confortables et utilitaires de réussite.

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Modelisation de l'indigence par l'insignifiance © Erno Renoncourt

Arpenter les strates de l’indigence

Une anthropologue étrangère, avec qui j'échange assez régulièrement sur l'axiomatique de l'indigence, m’avait un jour demandé comment les milieux universitaires progressistes haïtiens accueillaient l’originalité de mes provocations ? Elle savait pertinemment qu’il y avait un désintérêt profond, sinon un rejet total de ma démarche, puisqu’elle a des liens de collaboration avec ces milieux. Au fond, je crois qu’elle voulait davantage savoir comment j’intériorisais ce rejet. Et, Puisqu’elle était une de mes plus fidèles lectrices, elle soupçonnait que mes provocations n’étaient pas gratuites et qu’elles devaient participer d’un processus de métacognition. Et de fait, je lui avais sorti, en guise de réponse, une provocation de plus.

Mille fois sur mille, la pensée indigente, préfèrera s’acoquiner publiquement avec la criminalité et s’accommoder de ses médiocrités anoblies, plutôt que de solidariser et de s’engager authentiquement avec la pensée critique, d’autant plus que celle-ci s’entête à lui envoyer le reflet enfumé de son rayonnement indigent.

 Amusée, elle m’avait dit que je détenais sans doute là l’élément central de ma thèse. C’était en 2016, il y a presque 6 ans. J’avoue avoir mis du temps avant de comprendre que mes provocations devaient être capitalisées comme expérimentation de mes hypothèses. Je devais donc devenir le cobaye de ma thèse et transformer mes provocations en éléments probants pour Construire une Axiomatique Singulière par exemple de CAS. Et, c’est en faisant un retour en arrière sur les textes que je publiais entre 2005 et 2009 dans Le Nouvelliste et Le Matin que j’ai compris que le fondement du mal être haïtien se trouvait dans la culture : Quand un collectif ne recherche plus la beauté cachée de la vie, et qu’il s’attache à se prémunir contre les précarités matérielles, sans se soucier de l’érosion de dignité qui va avec les postures de soumission, c’est qu’il y a une perte de sens au sommet de la hiérarchie.

La perte de sens en un lieu est toujours symptôme d’une désarticulation neuronale, d’une atrophie cognitive qui rejaillit sur tout le corps social. Car l’unité de l’être veut que des postures d’esprit ignobles conduisent toujours à des postures de corps molles. Ainsi les compromissions et les soumissions collectives d’une société défaillante disent toujours les impostures des âmes indigentes de ses élites. C’est Simone Weil qui le dit : Partout où l’effondrement, est permanent, c’est parce qu’il y a des êtres humainement déracinés. D’où l’importance sémantique des mots (variables explicatives) comme insignifiance, imposture, inconscience, irresponsabilité et indignité dans le modèle causal qui structure l’axiomatique de l‘indigence.

Une modélisation anthropologique empirique

Un jour, un éminent universitaire haïtien, quadruplement diplômé (ingénieur, statisticien, économiste, et récemment juriste), docteur ès toutologue, qui analyse les modèles de performance organisationnelle pour les grandes agences internationales en Haïti, m'a reproché la redondance des mots comme imposture, enfumage, indigence dans mes textes. Et quand je lui ai demandé de me donner un exemple et d’illustrer pour moi ce qui était problématique. Il s’est contenté de répondre qu’il n’avait jamais pris le temps de lire intégralement mes textes, car il liait en diagonale ; mais qu’il soupçonnait que c’est toujours la même rengaine contre les universitaires. J’ai voulu approfondir pour identifier les lacunes de ma stratégie, car une critique bien structurée vous fait progresser, mais lui n’avait pas de données probantes, juste des généralités.

Un autre brillant universitaire haïtien qui a presque le même profil que le précédent (ingénieur, planificateur, économiste) m’a lui-même reproché d’utiliser un mode de communication que le public n’utilise plus : l’écriture qui force à la lecture. Pour lui, je devais privilégier l’oralité et faciliter des échanges plus immédiats et plus spontanés avec le public, en utilisant Tik Tok, You Tube, etc…

Quand on prend le temps de relier ces deux critiques aux réactions multiples de ce même profil universitaire sur tous les domaines d’activités en Haïti, on trouve les fondements d’un même impensé caractérisant les structures mentales des lettrés haïtiens. En Haïti, on critique, non pas selon un référentiel de valeurs (objectivation, contextualisation) qui permet d’identifier les failles d’une pensée pour mieux la structurer, mais selon ses propres goûts, ses propres intérêts, ses propres habitudes, ses propres lacunes.  Ainsi, on sombre dans un relativisme, un nihilisme qui donne force à un des proverbes qui renseignent sur l’imaginaire collectif haïtien : Chak koukouy klere pou je’l. Lisez, à chacun sa lumière ! Ainsi :

  • Tel qui n’aime pas la critique, trouvera une marque d’aigreur dans tout ce qui est pensée critique.
  • Tel qui ne maitrise pas la lecture et qui ne comprend pas qu’un texte articulé et structuré autour d’une problématique dispose nécessairement d’un arc narratif demandant à être découvert progressivement, trouvera tout texte articulé et structuré illisible et incompréhensible.
  • Tel qui ne comprend pas la reliance systémique nécessaire entre topologie, informatique, stratégie, cartographie, psychologie, sociologie, etc… pour faire émerger et produire du sens dans les contextes d’incertitudes, trouvera lassant un texte qui ait appel a de nombreuses disciplines transversales pour mieux structurer la preuve de sa problématique.
  • Tel qui connait par cœur les textes de quatrième de couverture de tous les grands livres sans jamais avoir lu les 10 premières pages d’aucun d’entre eux, aura toujours un titre à opposer comme motion de rejet à toutes les propositions pour l’action.
  • Tel qui n’a jamais pris le temps de lire avec patience et intelligence un texte et tenter de faire germer du sens en questionnant les zones d’ombre qu’il a trouvées, aura toujours la certitude d’avoir le talent de mieux deviner la pensée de l’auteur.

Je ne suis pas en train de réfuter les tares immenses de mon écriture. D’abord, je ne suis pas écrivain ; ensuite j’écris dans une langue d’emprunt qui m’a été imposée pendant presque 21 années d’études et pour laquelle j’avoue humblement ne posséder que quelques rudiments pour exprimer ma pensée. Je ne suis ni poète, ni philologue, ni lexicologue, ni sociologue, ni toutologue. Je suis un enseignant de mathématiques et d’informatique qui, subissant les soubresauts de lourdes précarités sociales, s’interroge sur les postures professionnelles et les structures mentales qui conditionnent le mal être du collectif auquel il appartient. Ce faisant, je mets à contribution mes maigres ressources, mes formations académiques bâclées, mes lectures limitées, mes expériences professionnelles tronquées par des ruptures permanentes, mon intuition débridée, mon intranquillité et mon goût immodéré pour la provocation pour extraire du sens dans ce que j’observe et vis. Mon arsenal culturel borné et limité ne me permet pas moins de transformer mes aigreurs et mes frustrations, pour reprendre et assumer les mots qu’utilise la bien-pensance anoblie, en un cocktail explosif pour produire aussi du sens et faire germer une intelligibilité qui pourrait servir de brèche et éclairer les actions de ceux qui influencent et assument les grandes décisions, tant au niveau des entreprises privées qu’au niveau de la gouvernance publique.

C’est pour cela que je fais appel au maximum aux outils du langage graphique, de la cartographie des processus, des technologies de l’information, de la topologie qui sont du reste les outils de modélisation recommandés par la théorie des systèmes (Ludwig von BertaLanffy). Je précise que :

  1. la théorie des systèmes est « la pierre angulaire conceptuelle sur laquelle se fondent toutes les autres disciplines de l’apprenance » (Peter Senge, La cinquième discipline, 2016).
  2. La modélisation systémique étant l’outil privilégié par ceux et celles qui veulent approprier les incertitudes d’un environnement complexe pour donner du sens aux actions à entreprendre en puisant dans la transversalité des savoirs.

Compétence interdisciplinaire autant que prise de conscience éthique, la pensée systémique ouvre la voie à l‘intelligence de l’action pour autant qu’on respecte ses lois. Et deux au moins de ses lois sont en complète opposition avec ce qui se fait en Haïti, tant au niveau de la gouvernance publique que d’entreprise, tant au niveau des ONG que des agences internationales.

Ces deux lois s’énoncent ainsi :

Loi de l’anti-facilité : La solution de facilité, conçue en urgence et par dépit comme solution anti-symptôme, ramène toujours au problème de départ et génère des effets à long terme souvent plus ennuyeux.

Loi des leviers de responsabilité : De petits changements peuvent provoquer de grands résultats : c'est l'effet levier. Il faut prendre le temps de modéliser les contraintes du problème pour faire apparaitre les éléments structurants qui passent souvent inaperçus au sein même du système malgré leur intérêt.

De ces deux lois, nous pouvons déduire que :

Seule l’inconscience des acteurs nationaux et internationaux peut expliquer l’entêtement à vouloir réaliser des élections dans un écosystème humainement effondré où les notions de citoyenneté, de gouvernance, de responsabilité, de justice, de transparence, d’équité, indissociables d’une vraie démocratie, sont devenues sinon des fictions, du moins de grandes impostures. En effet, ceci est une application de la loi  de l‘anti-facilité : des élections à vocation démocratique dans un contexte humain d’effondrement permanent sont une option stratégique pour octroyer aux élites économiques, agissant comme sous-traitant des intérêts étrangers, le monopole sur les ressources du pays en transformant la criminalité et l’insécurité en leviers de conditionnement du collectif.

Seule l’insignifiance des marxistes, de structuralistes et des anarchistes anti système haïtiens peuvent les conforter dans leur théorie de changement des structures. Car, les structures étant des interfaces appelées à agir sur les contraintes du réel, c’est le dimensionnement des processus appelés à  performer ces structures et la conscientisation des acteurs qui doivent piloter ces processus qui peuvent offrir les leviers de responsabilité de l’action pour le changement.

Voilà les fondements sur lesquels reposent cette provocation TIPÉDANTE que nous appelons axiomatique de l’indigence et que proposons comme une anthropologie de la provocation pour expliquer autrement que par la politique l’invariante défaillance qui déshumanise Haïti et son collectif.

Pédagogie des indigents

L’hypothèse de notre réflexion empirique repose sur deux postulats que nous expliciterions dans nos deux prochains textes, le postulat des boites noires et le postulat de la gouvernance poubelle. C’est la performance de ces processus, défaillants, pilotés par des homo detritus, qui crée les conditions de cette défaillance continue qui fait dériver l’écosystème haïtien vers les courants abyssaux de l’indigence. La théorie des systèmes et la théorie de la décision nous permettent de soutenir avec cohérence, rigueur et méthode cette axiomatisation pour laquelle nous détenons un modèle de données contextuelles et probantes. Au risque de paraitre arrogant aux yeux des insignifiants, nous persistons à croire que si les médias, les universités, les partis politiques et les organisations du pays n’étaient pas aux maitres d’insignifiants anoblis, cette axiomatique aurait pu migrer de son statut empirique d’anthropologie de la provocation pour devenir une pédagogie de régénérescence afin de reformer la conscience des indigents.

Comme je ne cesse de le dire, chaque fois qu’une idée pertinente, diffusée par un signal faible, reste inexploitée en u lieu, c’est parce que ceux qui possèdent le savoir, le pouvoir et les avoirs ont oubliés d’être avant d’avoir. Car, la pensée systémique est d’abord une ouverture sur l’homme, sur sa conscience, et pour qu’elle soit exploitable en un lieu, il faut changer les mentalités.

La recherche sociale dit qu'une théorie devient un potentiel sujet d’intérêt pour la recherche, quand elle repose sur une problématique qui remet en cause les idées dominantes conduisant aux impasses agonisantes pour proposer un possible humain, dont la fragilité permet d’aller vers un inespéré par l’apprentissage. Je ne suis pas chercheur, je suis un quidam sans références, qui a enseigné les maths et l'informatique, et qui, au crépuscule de sa vie, cherche à donner du sens à ses intuitions et ses expériences. Et dans ce délire prospectif, je propose une brèche pour modéliser le mal être de mon collectif. Les données contextuelles sur les modèles managériaux et les processus organisationnels des secteurs stratégiques comme la justice, la santé, la sécurité publique, la sécurité sociale, l’éducation et les technologies, auxquelles nous avons eu accès dans le cadre de nos activités professionnelles, nous permettent de fonder le modèle causal de l'axiomatique de l'indigence sur le théorème suivant :

Entre les mains d'un collectif insignifiant, le savoir devient toujours futile et la culture finit inexorablement par s'effondrer sous le poids d'un impensé qui ramène la vie à un état de fossilisation indigente.  Et comme un bon théorème a toujours au moins un corollaire, je me permets de proposer, par goût de la provocation, un complément qui va faire tiquer les chercheurs anoblis du shithole :

Le postulat de l'indigence aurait pu faire l'objet d''une thèse anthropologique si les chercheurs haïtiens n'étaient pas des insignifiants anoblis.

Et c’est pour cause que nous exultons, avec intranquillité et frénésie, chaque fois que nous trouvons un élément méthodologique probant qui nous permet de renforcer le statut de cette axiomatique comme une thèse anthropologique de déconstruction du savoir et de la culture, dans leurs postures confortables et utilitaires de réussite. Avec un enthousiasme fiévreux, nous nous opposons aux théories socio-politiques qui vont reposer la défaillance de l’état haïtien sur l’instabilité des structures politiques et sur la déroute de l’intelligence. Nous proposons une approche systémique centrée sur les strates mentales et cognitives de ceux qui pilotent les processus institutionnels stratégiques du pays. À travers cette axiomatisation, nous chercherons à démontrer que tous les processus stratégiques du pays ont été dévoyés et auto-sabordés pour transformer Haïti en un écosystème poubelle.

Évidemment, les lettrés et les doctorés haïtiens, marxistes en premier, vont ridiculiser cette approche pour la faire passer comme une aigreur, comme une frustration, comme une envie de paraitre. Tout en assumant être motivé par une douce aigreur, et par une agile intranquillité pour transformer mes frustrations en rétroactions intelligentes afin de faire briller une pâle lueur pour ceux qui agonisent dans l‘obscurité et suffoquent sous les montagnes de médiocrités anoblies, je me réapproprie ces mots de Vladimir Jankélévitch, (« Entretien », Le Monde, 13 juin1978)

    « Mais ceux qui ridiculisent cette nécessité philosophique de contester [l’insignifiance] [...] sont en réalité d’une éclatante mauvaise foi […] [Au vrai], ce qu’ils redoutent par-dessus tout, c’est la possibilité même de la mise en question. Cette possibilité est en fait la chose la plus précieuse, celle par laquelle l’homme est vraiment digne du nom d’homme. L’homme qui se demande « à quoi bon ? » n’est déjà plus un animal ni un esclave. Rien, pour lui, ne va de soi ».

Et oui, comme disait Bachelard, le véritable esprit scientifique, ce n’est pas le titre et le diplôme qui le donnent, c’est le sens du problème. Et l’axiomatique de l’indigence repose sur une problématique structurante, originale et innovante : Partout où des hommes insignifiants accèdent aux ressources stratégiques, dussent-ils être académiquement attitrés et distingués, tout se fossilise et s’effondre par effet d’indigence.

À bientôt pour la suite.

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