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Billet de blog 23 juil. 2021

Haïti, oser le sauvetage éthique par-delà l'indigence !

Haïti baigne dans un océan d'indigence qui projette ses ondes médiocres et mortifères à des hauteurs défiant l'imagination. Pourtant, il faut encore espérer pouvoir trouver et réunir ces hommes et ces femmes capables d'oser le sauvetage national, par leur engagement éthique, fait de courage, d'authenticité et de sacrifice.

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Ph-Mètre de l'indigence © Erno Renoncourt

L’engagement entre Courage, Authenticité et Sens du Sacrifice

Cette semaine, mes derniers articles m’ont valu quelques commentaires dont certains sont assortis de pertinentes questions. Je me propose de répondre à trois d’entre elles par leur portée qui semble relever d’un intérêt général.

Je commence par la première. Un lecteur m’a demandé pourquoi des médias haïtiens en ligne qui revendiquent une ligne éditoriale militante ou alternative ne publient pas mes textes pour permettre à davantage de gens de prendre connaissance de mes contenus ? Pour être honnête, je pense que seuls les responsables de ces médias peuvent répondre à cette question. Cependant, j’aimerais dire à ce lecteur que ce n’est pas la mesure de l’audience d’un texte, ce n’est pas la médiatisation à outrance d’un contenu qui lui donne de la valeur. Et même qu’il semble de plus en plus évident que, dans certains contextes, plus un contenu est médiatisé, plus il est insignifiant. En outre, je rappellerai à ce lecteur que les médias ont des modèles d’affaires et publicitaire qui influent sur leur politique éditoriale, en conséquence ils ne sont pas toujours libres de publier ce qui est profondément en rupture avec le système. Et c’est là que l’opinion publique doit faire attention à l’enfumage médiatique, car ce n‘est pas parce qu’un média publie un contenu contre la corruption ou contre un pouvoir autoritaire qu’il est automatiquement un média militant et d’information alternative. Il y a des médias qui savent jouer sur tous les tableaux de l’actualité pour augmenter leur audience en sachant surfer sur les thèmes qui peuvent drainer du public. Certains médias ont un modèle d’affaires qui génère des revenus en fonction du nombre de clics des internautes, d’autres ont un modèle d’affaires qui est financé par des entrepreneurs et des organisations qui leur imposent une certaine ligne éditoriale, d’autres ont une politique éditoriale qui exige l’exclusivité sur les contenus qu’ils publient. En tout état de cause, le lecteur doit savoir que les médias sont des outils culturels et qu’ils font partie de l’écosystème de valeurs qui concourent à la stabilité du modèle politique dominant. C’est du reste pourquoi, il est demandé aux lecteurs résolus de voir de nouvelles idées émerger de casser le monopole des médias en participant à la diffusion dans leurs propres réseaux des contenus qui leur paraissent pertinents.

Quant à la seconde, elle est au vrai une question indirecte. Car le lecteur, dans son commentaire, regrette (selon ses propres mots) « que je sois forcé de toujours parler en mon nom », et semble (d’après moi) se demander logiquement pourquoi les contenus de mon blog ne résonnent pas d’un travail d'équipe ? Avant de répondre à cette question, je dois remercier ce petit nombre de lecteurs qui trouve le temps de lire, de partager et de commenter avec moi ou dans leur réseau mes articles. C’est assez encourageant comme perspective de fidélisation d’un lectorat avisé et conscientisé pour la prochaine campagne de vulgarisation du récit sur l’indigence. Et peut-être est-ce là aussi le signe d’un petit pas vers la construction d’un réseau intègre de citoyens haïtiens engagés et solidaires pour faire éclore un leadership national haïtien alternatif et responsable.  

C’est dans le fil de cette espérance que je me permets d’apporter une réponse aux regrets de ce lecteur, en lui disant que si je parle toujours en mon nom et que mes contenus ne reflètent pas une vision d’équipe, c’est en raison même de l’indigence. Je crois que ce lecteur est assez avisé pour savoir qu’oser dire la vérité demande du courage. Et que, dans un écosystème fortement précarisé où le moindre succès et où la mobilité sociale se gagnent par le silence, la soumission, l’indignité, l’imposture, le marronnage et la malice, c’est en termes de sacrifice et même de suicide professionnel que se pose le choix de l’engagement pour la vérité. Parce que la vérité responsabilise et oblige à aller au-delà des slogans, il sera toujours difficile de trouver foule pour la reprendre et la brandir quand ses étendards sont de feu authentique et on de fulgurances ou d’impostures subventionnées.

Et c’est là que l’opinion publique doit faire attention aux idées qui sont médiatisées, car jamais dans l’histoire des luttes pour le changement véritable les idées de progrès n’ont été spontanément admises. Puisqu’elles portent les forces d’avenir, elles sont logiquement en rupture avec le système et ne seraient être relayées par les acteurs au service du système. Voilà pourquoi la précarité empêche toute solidarité avec la pensée critique non subventionnée qui n’est seule capable d’aller loin dans le désir de rompre avec le système. Pour juger de la valeur des organisations en Haiti, je demande à ce lecteur, très avisé, de regarder les réseaux financiers qui sont derrière elles et de questionner les interactions de leurs membres avec le contexte problématique de l’écosystème. N’est-il pas évident qu’il y a une faille dans le fonctionnement de ces organisations quand on sait qu’elles n’ont jamais trouver un modèle éthique pour promouvoir un autre leadership alors les membres qu’elles envoient les représenter dans les structures de responsabilité collective s’arrangent systématiquement pour se conduire en irresponsables en se mettant, une fois investis de leurs nouveaux statuts, au service de leurs intérêts personnels ?

D’ailleurs, où est la résistance des organisations d’enseignant, d’étudiant, de droits humains, de femmes, de journalistes, de socioprofessionnels, de militance politique et de la société civile face à ce contexte si ombrageux et menaçant pour l’avenir d’Haïti ? Pourquoi ne se sont-elles jamais parvenues à dépasser leur sectarisme pour opposer une résistance commune contre la montée du gangstérisme politique en Haïti ? Le lecteur n’a-t-il pas le sentiment qu’elles sont toutes muselées et murées dans une impuissance qui conforte le statut quo, car toutes financées par les Georges Soros, les Jeff Bezos, les Clinton et autres pourvoyeurs de bouts d’os qui ne recherchent que les profils les plus souples, les plus soumis, les plus vils pour relayer leurs idées ?  Au risque de me faire lyncher, j’ose dire qu’il y a plus de chance, dan cette haiti indigente, de trouver des relais pour monter une organisation qui fait la promotion des valeurs LGBT que de lancer une mobilisation sérieuse pour résister contre la criminalité politique triomphante. Dans ce contexte se retrouver en équipe au sein de ces organisations n’est pas toujours une preuve d’efficience de lutte. Car, c’est souvent pour jouer les contre feux et étouffer la pensée critique que l’on se met en équipe en Haïti, puisque comme le dit un proverbe anonyme, plus dense est le fumier, plus épais et obscur est l’enfumage qui nourrit l’errance. La pensée critique sera toujours un exercice solitaire, car dangereux et périlleux dans un écosystème indigent.

Toujours le contexte, Rien que le contexte

Quant à la troisième question, elle sonde le domaine de validité de la théorie de l’indigence puisque le lecteur cherche à connaitre s’il n’y a pas une typologie applicable pour mieux circonscrire la portée de cet effondrement de la conscience. Comme l’a écrit ce lecteur, avoir cité René Théodore comme contre-exemple de l’indigence, pour caractériser l’indignité de ceux qui acceptent leur rétrogradation dans le système, peut être vu comme un simple signe d’arrogance et de fierté. Car, argumente-t-il, Hilary Clinton avait accepté de servir l’administration de Barack Obama, alors qu’elle était candidate aux primaires de la présidentielle américaine en 2012. Je m’empresse de souligner pour mes lecteurs que l’axiomatique de l’indigence est une démarche contextuelle qui ne postule rien dans l’absolu, mais toujours en fonction d’une certaine problématique. Effectivement, comme le devine ce lecteur très, très, très avisé, il y a forcément une typologie de l’indigence ; puisque l’effondrement de la conscience qu’elle caractérise possède différents états et comportent de nuances allant du gris silencieux à la rose pompeuse. Entre l’indigent peureux et heureux, il y a des nuances que nous avons gradué, dans notre axiomatique, à l’aide d’un PH-mètre calibré à 360 degrés sur 9 états mentaux, pour prendre en compte toutes les postures de déséquilibre (ou d’impostures) entre le corps et l’esprit dans les interactions de l’être avec son environnement.

Il trouvera plus de détails dans les différents tomes formant ce récit, mais, pour revenir à la question du lecteur, avoir occupé ou été pressenti pour occuper un poste de rang supérieur n’interdit pas de se mettre au service de son pays à un poste hiérarchique inférieur si le contexte le justifie en termes d’intégration ou de reconversion dans une administration plus compétente avec une vision de projet plus ambitieuse en termes de performance et de responsabilité éthique. Mais le contexte actuel, pour lequel j’évoquais l’exemple de René Théodore, est affreusement indigent ; puisque nous avons vu que, de plus en plus, c’est pour survivre que les gens acceptent de s’accrocher à leurs fonctions, soit dans leur rétrogradation, soit dans leur promotion, en se mettant sous la subordination de gens affreusement plus incompétents qu’eux, sans penser à ce que Morin appelle l’écologie de l’action. Donc, c’est toujours une relation contextuelle entre la problématique et la posture qui dicte le niveau d’indigence, et c’est pourquoi l’indigence a une dimension universelle et n’est pas qu’une affaire de shithole. D’ailleurs, de même que les Mathias Pierre et Claude Joseph se sont mis au service de gens qu’ils ont longtemps accusés d’être des corrompus, des médiocres et des criminels ; en France aussi, on a vu des Gérard Darmanin, des Bruno Lemaire se mettre au service d’un homme qu’ils accusaient d’être un « épistémologue constructiviste de l’imposture » (le concept est de moi).

Ceci étant dit, revenons sur le contexte global d’Haïti pour montrer pourquoi, il vaut mieux vivre son engagement authentique de façon solitaire au lieu de se compromettre dans des organisations insignifiantes. S’il fallait apporter la preuve qu’Haïti est bien un territoire poubelle où la Communauté Internationale (CI) recycle ses ordures pour entretenir le fumier d’une géopolitique à base de racisme structurel, les pressions diplomatiques qu’elle a exercées en haut lieu pour maintenir invariant le climat du gangstérisme politique après l’assassinat de Jovenel Moïse en est une de bien éloquente. Mais, ce serait simpliste et simplifiant de se morfondre à faire de cette CI l’unique responsable du maintien d’Haïti dans ce statut d’État fumier et d’État gangstérisé.

La modélisation complexe, à la base de l’axiomatique de l’indigence qui nous sert d’approche scientifique pour expliquer l’errance du collectif haïtien, nous a appris que tout est dans une permanente reliance entre actions et réactions.  En conséquence, c’est dans l’enchainement de ces interactions qu’il faut trouver la loi de la dynamique d’évolution des sociétés et de la trajectoire de progrès des peuples dans l’histoire. En effet, de la mécanique classique newtonienne, où la dynamique des objets est prévisible, à la mécanique quantique einsteinienne, où cette dynamique est imprédictible, il y a la loi universelle de l’inertie de la quantité de mouvement qui postule que toute impulsion imprimée à un corps agit comme un opérateur qui modifie la trajectoire de ce corps en fonction de sa constitution (masse et vitesse). Ce n’est donc pas la bousculade originelle qui est déterminante dans l’enlisement dans l’indigence. Car il y a entre temps des empoignades, des enculades à la ronde et des reculades tourbillonnantes qui ont créé de nouvelles boucles d’enchevêtrement justifiant notre inertie collective.

Rompre d’avec l’indigence ou périr d’indignité

Tout ce qui existe dans l’univers est soumis à des contraintes et des pressions souvent extrêmes. Prenez du graphite, exercez sur lui une forte pression, dans certaines conditions, sa structure se réarrange et elle brille en retour de mille feux scintillants pour former le diamant. Prenez des olives, pressurez-les à l’extrême, elles libèrent des huiles d’une pureté cristalline au gouter succulent. Prenez des raisins, pulvérisez-les, ils libèrent un nectar enivrant qui fait le bonheur des amateurs de vin. Prenez n’importe quelle graine, enterrez la sous une terre humide, elle profitera de l’obscurité et de l’humidité de son contexte pour se transformer, germer et fleurir. Il est difficile de croire, sans un état d’indigence extrême, que des êtres humains, doués aussi d’intelligence, puissent se comporter autrement quand ils subissent à leur tour des pressions venant des incertitudes et des précarités de leurs écosystèmes. De sorte que le narratif d’une Haiti prise en tenaille depuis 1804 par des forces internationales hostiles est incomplet. Car entre temps, les mêmes qui racontent ce narratif ont construit leur succès dans l’ombre de leurs accointances avec la communauté internationale. Cela devient donc insignifiant de continuer à user de cette rhétorique sans apporter la preuve factuelle qu’il y a une forme organisée de résistance nationale intelligente contre les pressions de la CI.

N'est-ce pas révoltant de voir que tout un pays, qui s’est mobilisé pendant quatre ans pour prétendument lutter contre un système ayant à sa tête un régime sous-traité par la criminalité financière internationale, se retrouver face à une vacance institutionnelle totale, sans idée, sans projet, sans alternative, sans résistance ? Chacun ne fait qu’attendre d’être le prochain indigent choisi par le blanc pour que toutes les autres se regroupent contre lui, sans proposer rien de mieux sinon que des slogans contre la corruption et contre le système. Il semblait pourtant que les PetroChallengers disaient avoir des idées. N’est-ce pas le moment de les révéler après avoir bénéficié de cet immense état de grâce médiatique pendant plus d’un an ?

Quelle tristesse de voir un pays devenir de plus en plus insignifiant à mesure qu’augmente le nombre de ses diplômés et de ses PhD ! Haïti est le seul pays de la planète où les élites culturelles se complaisent à être des portefaix et des éboueurs d’une élite économique constituée d’une minorité d’étrangers déracinés et déshumanisés qui jouent les fonctions de consuls honoraires représentant d’autres pays pour maintenir leurs franchises douanières, assurer leur immunité et perpétuer leur business de la criminalité financière. Cette élite économique délinquante a logiquement besoin d’un profil de diplômés insignifiants et indignes que les universités se chargent de produire. Voilà la manifestation de la loi de l’invariance une fois de plus mise en évidence : moins par moins égale plus ! Qu’importe que cela choque et que je sois un peu plus banni de ce monde d’indigent :  Les institutions d’un pays dégagent les mêmes senteurs que celles qui émanent de son leadership économique, politique et académique.

C’est donc en termes de rupture totale qu’il faut poser la reconstruction d’Haïti. Une rupture qui ne peut plus être et qui n’a pas besoin forcément d’être sanglante comme le fameux Koupe Têt Boule Kay de 1804. Car elle ne peut venir que de la capacité de chacun à se constituer une brique éthique pour stabiliser le mur de la performance collective. Ne dit-on pas que le vrai changement est une porte qui s’ouvre de l’intérieur ? Alors, que chacun accepte l’engagement du courage, de l’authenticité et du sacrifice pour faire vibrer la légende d’Haiti. Mais pour cela il faut stopper l’indigence, et cela ne se peut que par le réenracinement des meilleurs fils et des meilleures filles d’Haïti. Pour pousser la provocation très loin, je dirai c’est le moment pour les Dany Laferriere, les Michaëlle Jean, les Naomi Osaka, les Jimmy Jean Louis et autres illustres qui revendiquent la fierté haïtienne dans leur discours de cesser de vivre dans la légende des autres pour venir construire la légende d’Haïti. Donnez aux prochaines générations des exemples de CAS faits de Courage, d'Authenticité et de Sacrifice pour sortir dans ce présente éternel qui ne vit que par le passé de 1804 ! D’ailleurs n'avez vous pas vu comment on trafique le récit mémoriel de ce passe pour célébrer la criminalité et l'indigence ?

Il est donc temps d'écrire une version plus récente, plus actuelle et plus humainement engageante de la dignité haïtienne. Je crois que l’univers entier nous témoignera de plus de respect que les médailles et les lauriers que nous avons dans nos rôles actuels. Le progrès d’un pays se construit par le sacrifice de ses enfants dignes. Il est temps pour Haïti de montrer sa résistance. Sinon, assumons le nouvel esclavage du blanc et laissons-nous mourir d'indignité. Mais de grâce, arrêtons les impostures militantes alors que nous sommes les piliers de l'indigence.

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