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Billet de blog 26 déc. 2021

Une humaine défaillance dans l'air du temps

C'est dans l'air du temps viral que se programment les indigences artificielles qui vont hacker la conscience collective de l'humanité pour transformer les hommes en automates insignifiants pour les besoins de la croissance mondiale. Partant d'une illustration de Philippe Cordat sur le pass vaccinal, je tenais à montrer la convergence parfaite entre le mouton du futur et l'indigent automatisé.

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Humaine Défaillance © Erno Renoncourt

Dans un article[i] disponible sur le site du journal en ligne Le Grand Soir, Philippe Cordat propose une illustration hautement significative des préoccupations qui s’installent dans les vies sur fond de pass vaccinal obligatoire. Viralement et contextuellement Inspirante, cette illustration permet à l’auteur d’esquisser le profil du citoyen intégré, vacciné, doctoré, lobotomisé, non genré, tout en se demandant : « à quand le pass de soumission au bon maitre ? ».

Il y a dans cette approche une certaine problématisation cherchant à mettre en évidence le processus de lobotomisation des consciences qui se met en place graduellement et qui prend forme structurellement dans l’air du temps. Évidemment, certains voient dans cette réflexion, à tort ou à raison, une forme de stigmatisation principalement à l’endroit des personnes vaccinées. Je me permets d’entrer dans ce débat, en m’accrochant principalement à l’illustration de l’auteur.  Ainsi, je me propose dans cette tribune de mettre à contribution cette illustration pour montrer combien l’humanité est confortablement verrouillée dans la trajectoire de la spirale de l’indigence pour tous.

Allégorie anticipative vers réel banalisé

Évidemment, si l’on est analytiquement impuissant, on ne peut saisir la pertinence des signaux faibles qui montrent l’imminence de cet effondrement cognitif global qui doit partager l‘humanité en deux versants symétriquement opposés. Le versant Nord de l’humanité augmentée, et le versant Sud de l’humanité amoindrie. Cette différenciation est culturellement, politiquement, économiquement, structurellement et génétiquement programmée depuis des années par génération de plusieurs cycles de crises en version modulaire, de part et d’autre des frontières du monde. La crise sanitaire du coronavirus n’est qu’un module autonome d’un ensemble de perversions programmées et dont l’assemblage conduira à ce que des lanceurs d’alerte avaient longtemps prédit : l’imminence d’un ordre mondial totalitaire comme étape logique de la mondialisation.

Pour donner écho de ces signaux anticipatifs qui sont toujours imperceptibles, on n’a qu’à penser aux œuvres avant-gardistes d’Eugène Zamiatine (Nous autres, 1920), d’Aldous Huxley (Le meilleur des mondes, 1932), de George Orwell (1984), de Daniel Depris (Big Brother est parmi nous, 2014), de Marc Dugain et Christophe Labbé (L’Homme nu ou la dictature invisible du numérique, 2016) pour présenter la réalité du projet de la Big Brother gouvernance. Car, cette dictature absolue de l’État unique, dirigée par le bienfaiteur Big Brother (Uncle Joe), qui doit veiller à l’uniformisation de la pensée, à la docilité des citoyens semble se matérialiser en ce début du XXIème siècle, notamment à travers le dogme de l’intelligence artificielle et des objets connectés. C’est ce que soutient notamment la thèse de François Rodriguez Nogueira (La société totalitaire dans le récit d'anticipation dystopique, de la première moitié du XXe siècle, et sa représentation au cinéma, 2009).

Nous voulons donc montrer que ce qui n’était qu’une allégorie d’anticipation pour des penseurs visionnaires, au début et tout au long du siècle dernier, s’installe aujourd’hui comme la réalité paradoxale d’une communication banalisée mais policée. Ainsi, dans la logique de leur travail « d’inculcation symbolique[ii] » pour légitimer le néolibéralisme comme horizon de bonheur des peuples, les grands médias occidentaux se sont livrés, pendant toute la crise sanitaire, à une mission de « police de la pensée » qui rappelle l’omniprésence de la propagande en démocratie comme l’évidence de la matraque sous la dictature (Noam Chomsky, Propagande, médias et démocratie). Pas un grand média occidental qui ne possède une rubrique de désintox où des toutologues, journalistes, analystes, publicistes, économistes,  s’acharnent à dire au public ce qu’ils doivent croire ou ne pas croire : toute hypothèse de la plus farfelue à la plus plausible, si elle est anti russe et anti chinoise est donnée pour vrai, tout ce qui agresse des États comme Cuba, Venezuela, Iran est légitime ; par contre les donnees factuelles, les questionnements légitimes sur l’origine du virus, la gestion de la crise, la question des vaccins relèvent de théories complotistes.

Si ce régime médiatique inquisitoire reste imperceptible et invisible, c’est parce que l’opinion publique majoritaire s’acharne à toujours rattacher l’inquisition à la violence, à la torture et au bucher. Et comme les complotistes, nouveaux hérétiques, ne sont plus brulés vifs, certains croient que l’inquisition n’existe plus. Pourtant, les complotistes d’aujourd’hui sont le visage moderne des hérétiques du moyen-âge. Difficile de faire croire aux gens que l’inquisition n’a fait que se dissimuler dans les artefacts que nous utilisons pour penser, travailler, nous divertir et vivre. En effet, avec cette ère technologique inflationniste, dans une économie de production en masse pour la consommation, plus besoin d’exterminer. Il faut conserver, ceux qui sont rentables pour la consommation. Ainsi, le capitalisme sauvage semble dépasser tous les totalitarismes connus par le passé. Car l’ « État totalitaire vraiment efficient »  est celui où le contrôle   sur  une  population  d’esclaves  ne se fait plus par la violence mais par ce que nous appelons l’indigence. Un état d’effondrement entretenu de la conscience qui pousse à l’indifférence, l’indignité et l’insignifiance en communiquant aux « esclaves augmentés » l’amour de leur servitude et la peur de se faire exclure. Tel est le rôle assigné par l’État totalitaire aux Politiques, Médias et Experts qui deviennent, en « Édi-tollahs » du néolibéralisme mercantile, les PME de l’Indigence.

Conjonction médiatique et injonctions géostratégiques

L’observateur lucide ne peut être que sceptique devant l’uniformité des préoccupations ayant fait « la une » des grands médias occidentaux durant le premier confinement, entre janvier et mars 2020. Dans cette période virale angoissante, tous les grands médias occidentaux reprenaient en chœur et en boucle une même thématique visant à innocenter le patron de Microsoft de tout lien avec une potentielle campagne de vaccination massive et un certain projet de décroissance de la population mondiale. Tous s’étaient attelés à réfuter l’existence d’un certain projet de dépeuplement de la population comme modélisation probable d'une réduction de la charge de carbone produite par habitant. Or cette réduction de la charge de carbone par habitant est dimensionnée  par une équation incluant les populations, les services qu’elles reçoivent, l’énergie pour produire ces services et le taux d’émission de carbone par individu. Bill Gates avait dit ceci en 2010, comme l’a rapporté le média français Libération[iii] : « Pour réduire le CO2 à zéro : ‘‘ça va être basé sur le nombre de personnes, les services que chaque personne utilise, en moyenne, l’énergie utilisée en moyenne pour chaque service, et le CO2 rejeté, par unité d’énergie… il faudra probablement que l’un de ces chiffres soit tout proche de zéro’’ ».

Évidemment, il n’y a aucune allusion immédiate entre vaccins et dépeuplement, mais l’existence d’une variable capable d’ajuster la taille de la population pour innover vers le zéro carbone[iv] est implicitement là dans les termes de la proposition. Le patron de Microsoft est un homme parfaitement lucide et n’aurait jamais proposé stupidement (ouvertement) d’exterminer la population mondiale (précisément celle qui est noire et pauvre car vulnérable, non rentable et jetable). Mais, que les médias occidentaux aient cru bon de matraquer, pendant des mois, l’opinion publique pour démentir ce postulat improbable est suspect et révélateur d’un malaise. Car, le plus débile des complotistes doit savoir qu’une société de production a besoin de consommateurs et donc d’une forte population. Et, c’est là que la dissimulation entre en jeu et exige que le lecteur prenne du recul pour s’imprégner du contexte de la problématique de la réduction de l’empreinte carbone par individu. Le lecteur doit raisonner avec le prisme systémique, que dans le modèle néolibéral, c’est la primauté du profit qui guide les décisions stratégiques et politiques et non la primauté éthique. Mais les stratèges s’arrangent toujours pour ne pas afficher les intentions machiavéliques de leurs décisions ou pour leur donner une interprétation alternative. D’où cette armada de journalistes, d’analystes, de publicistes, d’éditorialistes recrutés et payés pour faire la chasse aux hérétiques, pardon aux complotistes.

Mais le lecteur ne doit pas être dupe, les processus décisionnels, dans une société de production et de consommation, sont orientés vers le profit. En conséquence, les décisions viseront toujours à optimiser les équations des problèmes au travers des stratégies les plus rentables : rentabilité de la justice au travers d’une réduction de l’empreinte judiciaire par justiciable ; rentabilité des hôpitaux au travers d’une réduction de l’empreinte médicale par patient, rentabilité des industries au travers d’une réduction de l’empreinte carbone par habitant. Toute l’astuce consiste à trouver la solution optimale pour que ce soient les justiciables, les patients et la population, ou les services qui leur sont fournis, qui soient les variables ajustables de cette rentabilité. Mais, on s’arrangera toujours pour que ces stratégies restent le plus longtemps imperceptibles, dissimulées afin de mieux contrôler les capacités de résistance collective. D’où leur programmation en modules autonomes et distancés, dans l’espace et le temps, pour mieux empêcher la formation d’ilots regroupés de résistance comme des foyers d’insoumission d’une légendaire internationale. Comme ils l’ont fait avec la division du travail pour abrutir les ouvriers, les stratèges ont modulé en pièces détachées les composantes structurelles de l’indigence et les ont dispersées çà et là pour empêcher aux peuples de se regrouper et de proposer un front de résistance internationale. Quand les déshumanisés d’Haiti luttent contre la gangstérisation de leurs institutions étatiques et bancaires, les gilets jaunes guadeloupéens et martiniquais ne voient pas le lien avec leurs préoccupations. Et réciproquement, quand les Guadeloupéens luttent contre le racisme des institutions étatiques françaises, à travers le scandale du chlordécone, les Haïtiens ne comprennent pas que c’est la même indigence qui agit contextuellement. Et les Européens ont du mal a comprendre que le pass vaccinal est une variante des enculades électorales que l'Union Européenne programme pour Haïti avec le support inconditionnel des agences des Nations Unies. A ceux et celles qui pensent encore que la crise sanitaire n'a pas été à dessein créée pour imposer le carnet vaccinal, je leur propose cette capture d'écran d'un document de l'Union Europeenne qui montre que le pass vaccinal a été défini comme étape programmatique d'une feuille de route adoptée entre 2018 et 2019.

Feuille de route pass vaccinal © Document Union Européenne

La structure de l’humaine défaillance

     La crise sanitaire a eu le mérite de faire voler en éclats une partie de ce clivage en révélant l’interconnexion des écosystèmes, et donc leur fragilité et leur enchevêtrement. Ce qui n’était qu’apparent au début et à la fin du XXe siècle pour quelques-uns des plus visionnaires comme Eugène Zamiatine (Nous Autres[v]), Georges Orwell (1984[vi]), Aldous Huxley (Le monde merveilleux[vii]), Bourdieu[viii] etc… devient une évidence dans cette première moitié du XXIe siècle. Et l’homme se retrouve nu (Dugain et Labbé[ix]) devant une dictature qui ne se contente plus de lui dire ce qu’il doit faire ou ne pas faire, mais qui enfume sa mémoire et évide sa conscience pour lui apprendre à aimer sa servitude en l’éloignant de toute intelligence, brisant ainsi ses capacités de résistance. D’où l’émergence de ce monde peuplé d’objets connectés qui proposent à l’homme une réalité augmentée faite d’artificialités pour entretenir la croissance économique (Olivier Piacentini[x]) et garantir une ère de puissance pour les milliardaires qui règneront sur un monde toujours plus humainement dévalué. La gouvernance selon Big Brother (Daniel Depris[xi])  n’est plus un récit d’anticipation, mais prend de plus en plus forme dans cette réalité indigente que dévoile la médiocrité des politiques, la servilité des médias, l’indignité des experts de la société civile et l’insignifiance des doctorés des grandes universités.

Chers lecteurs, chères lectrices, Voici le portrait robot de l’homo detritus, tel qu’il émergera, en haute définition, de l’humaine défaillance, spirale terrifiante d’une détresse cognitive sans frontières qui tue, ce que la neuro pédagogue Hélène Trocme-Fabre appelle, l’apprenance. L’apprenance étant ce désir profondément humain, habitant le vivant et qui le pousse à apprendre sans cesse pour se construire et maintenir au fond de la vie un lien qui fait sens avec son écosystème.

Convergence indigente © Credit: Philippe Cordat

Voilà l’humaine défaillance qui se profile dans l’air du temps et dont l’illustration de Philippe Cordat en révèle les éléments. En représentant le prototype du mouton du futur, il indique les éléments d’assemblage de cette structure futuriste que j’appelle l’indigence automatisée : le masque comme muselière symbole du bannissement de la liberté d’expression,  le vaccin ARN messager comme protocole de hackage du génome humain, le pass vaccinal comme traceur génétique de soumission. Tout cela pour camper le profil docile, utile et futile de l’Homo Detritus. Cet homme, digitalement augmenté, en haute définition technologique, mais humainement amoindri, sera programmé pour ne penser que pour le ventre et le bas-ventre. Plus besoin de colonne vertébrale, puisqu’à l’évidence, à dignité abandonnée, il n’y aura plus de posture verticale. L’indigent automatisé verra sa conscience effondrée sur ses supports septiques, ce qu’il lui restera de cerveau sera branché directement sur son fessier. Dans la culture futuriste non genrée, le cul deviendra le réceptacle élu de l’indigent automatisé et conditionnera son regard en rétro orientation pour mieux célébrer la résilience des grandes enculades et reculades collectives.

Dans ce contexte de peur programmée, en Haïti avec des gangs, ailleurs avec le pass sanitaire, pour faire régner l’impensé analytique et hâter la venue de l’indigent automatisé, soit pour les hommes et les femmes de bonne intelligence un temps de profonde méditation pour renouer avec les impératifs d'une vie où l’éthique reste l'ultime intelligibilité de notre humanité,

[i] https://www.legrandsoir.info/a-quand-le-pass-de-soumission-au-bon-maitre.html

[ii] https://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/BONELLI/3950

[iii] https://www.liberation.fr/checknews/2018/07/27/non-bill-gates-n-a-pas-admis-que-les-vaccins-sont-faits-pour-depeupler-la-terre-lien-signale-sur-fac_1669064/

[iv] https://www.ted.com/talks/bill_gates_innovating_to_zero/transcript?language=fr

[v] http://classiques.uqac.ca/classiques/Zamiatine_Eugene/nous_autres/nous_autres.html

 [vi] http://michel.parpere.pagesperso-orange.fr/pedago/sq3_argumentation/1984/Orwell-1984.pdf

[vii] https://www.ebooksgratuits.com/pdf/huxley_le_meilleur_des_mondes.pdf

[viii] https://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/BONELLI/3950

[ix] https://www.chapitre.com/BOOK/dugain-marc-labbe-christophe/l-homme-nu-la-dictature-invisible-du-numerique,69674323.aspx

[x] https://halldulivre.com/livre/9782846212564-la-mondialisation-totalitaire-olivier-piacentini/

[xi] https://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/big-brother-est-parmi-nous-9782371530119/

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