L'Ambassadeur des Pingouins

Un article de Libération (Rocard et ses Frères,08/09) pointe les petites missives de l'ancien premier Ministre à ses collègues en place sous le gouvernement Sarkozy, pour attirer leur attention sur tel collaborateur méritant ou tel bon coup commercialo-diplomatique à jouer dans les restes de le Françafrique.

On se souvenait d'un Michel Rocard plus honnête ou en tout cas doté d'une façade plus intransigeante, notamment lorsqu'il donnait des leçons de morale à notre résident bling bling.

Pour ma part, je me souviens de lui lorsque il fondait le PSU, fervent soutien de Vilar à Avignon et des Lip à Palente lors de l'expérience d'autogestion, alors que j'écris ce billet avec au poignet une montre Lip autoproduite offerte par mon père...

Je me souviens de la guerre qui lessiva Michel Rocard lors de son passage à Matignon, qui servit de paillasson et de cache -misère pour vider les caisses afin de finir les "grands travaux" de Tontonkhamon.

J'aurais attendu moins de duplicité d'un homme qui accepte à la fois une mission intéressante mais sans moyens d'actions, prend des postures de père-la-Morale envers la mains du résident qui le nourrit, et case ses protégés grâce à ses réseaux à la Couche-Nerfs.

Je veux bien que de longues années de politique rendent désabusé, voire cynique, mais là, tout de même...

Kennedy disait que la Politique vous amène d'étranges compagnons de lit. A quoi, paraît il, Pat Nixon aurait répliqué "Dick était un étrange compagnon de lit bien avant d'entrer en politique".

M. Rocard n'aurait peut-être pas dû divorcer.

Mieux vaut parfois briller à Conflans que devenir Gonflant.

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