Quelle place pour l’agriculture biologique dans la gestion de l’eau ?

De nombreux acteurs du secteurs de l’agriculture biologique et de la gestion de l’eau se sont retrouvés à l’invitation de la FNAB (http://www.fnab.org/) à Fouesnant ce 16 juin pour un séminaire national traitant de la place de l’agriculture biologique dans les projets de territoire dans le cadre de nouvelles approches intégrées de gestion de l’eau.

De nombreux acteurs du secteurs de l’agriculture biologique et de la gestion de l’eau se sont retrouvés à l’invitation de la FNAB (http://www.fnab.org/) à Fouesnant ce 16 juin pour un séminaire national traitant de la place de l’agriculture biologique dans les projets de territoire dans le cadre de nouvelles approches intégrées de gestion de l’eau.

Tout au long de la journée, élus, représentants agricoles, chercheurs et associations ont parlé d’approche et de dialogue territorial, de dépassement de la sectorisation des politiques publiques, de l’impératif de la volonté politique pour donner une vraie place à l’agriculture biologique dans la gestion intégrée de l’eau.

S’il existe de nombreux dispositifs, dont les mesures agro-environnementales, en faveur de la reconquête de l’eau, l’enjeu d’un bon état des eaux reste entier. L’incompréhension entre acteurs reste également souvent entière car les politiques de l’eau en direction du monde agricole sont très techniques et sectorielles et sont conçus en référence aux leviers de développement agricole avec un lexique, une grammaire propre qui permet au monde agricole de peser de tout son poids à travers ce jargon technique. Ce qui rend entre autre difficile l’arbitrage par les élus et la compréhension par les citoyens. C’est pourquoi dans une perspective de nouvelle approche intégrée de l’eau on constate un changement de paradigme (http://www.epices-net.fr/ref1.htm) qui tend à sortir des logiques de développement agricoles pour parler de projet de territoire.

Il existe là une vraie opportunité pour l’agriculture biologique porteuse d’une solution globale mais dont le développement reste complexe. Il convient de construire une véritable stratégie pour que la bio puisse étendre largement ses bénéfices sur les territoires en matière de qualité de l’eau (http://eauetbio.blogspot.fr/2014/09/la-fnab-vient-de-sortir-un-nouveau.html)  mais aussi dans les domaines du climat ou de la biodiversité.

Comme l’ont montré les nombreux témoignages qui ont rythmé la journée, le dialogue est un élément prépondérant de réussite des projets. Un dialogue territorial (http://www.comedie.org/) qui repose sur trois principes :

  • co-construction de propositions qui seront soumises à un décideur politique,

  • écoute et compréhension mutuelles des besoins de chacun,

  • intégration de toutes les parties concernées.

A ce prix seulement, les projets peuvent avancer et permettre en parallèle du développement du bio, l’intégration de pratiques plus vertueuses chez les tenants de l’agriculture artificielle.

Mais certains obstacles semblent constituer de vrais points de blocages, en tête desquels se trouve la question du foncier lié à la question de la transmission des exploitations et de l’installation de nouveaux paysans. La structuration de la filière pose aussi question entre politique de l’offre et politique de la demande.

Pourtant le seul secteur agricole qui connaissance une forte croissance, presque 10 % par an, pourvoyeur d’emplois et qui plus est bénéfique pour l’environnement mérite bien qu’on relève les défis qui se présente à lui.

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