Un peu de bois et d'acier

Il existe peu d'auteurs de bd qui sont capables de capturer la poésie et la beauté de la vie.Chabouté est assurément l'un d'eux et avec ce livre, il nous offre à lire une très belle histoire.

Il existe peu d'auteurs de bd qui sont capables de capturer la poésie et la beauté de la vie.
Chabouté est assurément l'un d'eux et avec ce livre, il nous offre à lire une très belle histoire.

Dans "Un peu de Bois et d'acier", Chabouté raconte l'histoire d'un banc public.

 © Chabouté © Chabouté
Le récit est brut, sans fioritures, sans dialogues, sans couleurs, ni même de niveau de gris. Du noir et du blanc, en toute simplicité.
Ce parti-pris laisse la place belle à la narration et permet au lecteur de se concentrer sur l'aventure humaine que nous propose l'auteur.

Bien que ce banc, protagoniste principale du récit, y soit omniprésent, il est surtout présenté comme un témoin muet, un observateur.

Nous assistons tour à tour au défilé d'une galerie de personnages gravitant autour du banc, un jogger, un sans-abris, un gardien de square, des personnes âgées.

Le banc, tout comme le lecteur par ailleurs, est complètement passif, ce sont les hommes et les femmes qui gravitent autour, qui lui offre une possible existence.

Car au fil du récit, "un  banc" devient "ce banc", il s'imprègne de l'existence des gens pour se forger sa propre histoire.

Il est tour à tour un abri, un havre, un refuge, un support, un messager, il voit défiler les saisons et les intempéries, il témoigne des différences, des ressemblances, des joies et des colères, de la tristesse et de la mélancolie.
Il se gorge de vie.

Bravo à l'auteur.

 

 

 

 

 

 

 

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