Lettre à Guy" Moqué?"

ArcelorMittal : Guy Bedos, en visite à Florange appelle à une "révolution citoyenne" © BFMTV

Je n’ose l’envoyer car  elle risque de ne pas lui parvenir, je ne suis pas sûre du patronyme,  certains  l’appellent" Moqué",   ils sont jaloux  , ils  ne  possèdent  pas  ce  trublion qui n'a jamais fréquenté que son égo   et ce dernier a le bon goût de rire d’eux , je les comprends,  lui on ne le surnomme pas  "Copé c’est mauvais " et même avec un  vieux Clavier recyclé chez les bronzés à l’UMP, ils n’ont pas matière à se la péter de rire  les jours  de  "Villepinte en Bleu" ,  pour que leur  Nabotléon  tel un schtroumpf sur plateau de Chantilly paraisse plus grand  qu’un maître et talons.

A gauche , non plus, le Guy ne les a pas fait marrer tout le temps, un peu au début du  règne  , mais après  il a moqué le"  tonton flingueur de nos espoirs", l’égo d’Guy était blessé , nous on  mourrait de rire avec lui quand il nous faisait sa revue de presse , y’avait pas que les escaliers qu’il descendait  avec sa plume  taillée sur mesure  en la plantant plus haut que son cul, on a tant aimé souffrir avec lui,  nous les cocus magnifiques, les petits  floués du grand soir, les  dégradés de l’enthousiasme  81,  il a  toujours été notre « Guy Moqueur », le dézingueur  préféré  de ces dames  vivant  en BOBOitude,  il nous fouettait  le sang,  mieux que nos hommes qui ne nous faisaient plus rougir de  plaisir Gauche et transgressif depuis  que leur révolution  de 68 avait rendu les armes dans leur attaché-case,  merci  mon Guy de nous avoir rendues  toutes verges pour te faire battre. Les Faschos , les bobos caviardés, les vierges débridées, les hystériques branchées, tu  nous as  monnayé le meilleur de ton art : toi !  Je crois bien qu’on te doit  encore de l’argent, viens  avec nous , on va finir de te rembourser.

Je n’ai pas pour habitude d’appeler une personne âgée Camarade mais comme je suis aussi une personne âgée, j’autorise mon égo à penser que le tien n’en est pas outragé ,tu  sais que Camarade n’est pas qu'une  familiarité communiste risible mais le signe d’une fraternité  d’esprit  que le cœur n’ignore pas.  Il y a des  matins Camarade,  où l’horizon  bleu MariNico, loin de me rapprocher le ciel, me l’éloigne, ces matins chagrins où tout semble encore beau mais  où la laideur me  rattrape en lançant pêle- mêle dans le café, les femmes et les enfants débités en morcaux,  bien  décomptés,   dont les médiacrates  n’ont rien à "Syrier"  , ils balancent en même temps tous les galériens du Capital qui viennent s’échouer dans mon p’tit noir , très noir et pour clore the « Horror –Show », un " gros dégueulasse"  qui s’affiche  auprès de l’enfant roi  gâté- pourri pour lui débiter son compliment  aussi gras que lui , ce Falstaff plus vrai que nature ( On croit que l'original de ce personnage est un certain John Fastolf qui servit avec quelque distinction dans les campagnes de France, assista à la bataille d'Azincourt et au siège d'Orléans, mais qui prit honteusement la fuite à la bataille de Patay),  qu’il joue son  dernier rôle jusqu’au bout et  qu'il n'oublie pas de  s’enfuir  après la pâtée .

« Tout le monde dit du mal de lui, je viens en dire du bien ». Bein mon Gégé  , ça c'est du  Cyrano d'saucisson-apéro!

« Que de bien mal acquis Seigneur vous emportâtes

En laissant  s’échapper  vôtre âme  dans la hâte ».( cherchez pas , c’est de moi)

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Alors Camarade, puisque toi tu es allé partager la Paëlla des hommes  bien trempés d’acier, plutôt que de  parader sous les ors et  manger  les  gros fours à venir de cette république mafieuse, toi qui n’est ni " Florange ni bête "mais qui regarde encore sa Gauche au fond de ses yeux rougis , toi  qui ronge un peu ton frein ;  sans pour autant te ranger au Front, viens  nous  dire quelques  aigreurs   le 18 , y’aura la Méluche,  comme toi  vrai Gaucher longtemps  contrarié  , bretteur  habile, railleur invétéré , fine lame du cœur,  ce serait  une  belle  photo   du temps des cerises retrouvé . Si  au royaume des grosses légumes, GD  vieil acteur dévalué   est un valet  de cour en déroute,  GB  ton  panache d’amuseur  de nos vieilles causes solidaires perdues et retrouvées   te ferait « Guy Moqueur , pour l’honneur », tu sais bien qu’à "  la fin de l’envoi tu touches"     toujours  au  coeur  . ET   pour moi  quel bonheur,  pas de retour à l’envoyeur ,  bonne adresse de ma lettre : « M Guy MOTSCOEUR ».

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