Les élus du comité d'entreprise de VSD, soutenus par les organisations syndicales CGT, FO, SNJ, ont saisi, jeudi, le TGI de Paris d'une action en référé.
"La direction, pour contourner la grève qui paralyse l'hebdomadaire depuis le 6 avril, a fait appel à l'agence Relaxnews, qui livre du contenu clé en main", explique une syndicaliste.
Après consultation de leur avocat, les élus du CE et les syndicats se pourvoient en urgence contre ce qu'ils considèrent être un "délit d'entrave au bon fonctionnement du comité d'entreprise par recours à un prestataire extérieur en période de grève".
Le juge entendra les parties lundi matin, à 9 heures, et se prononcera dans la journée.
En attendant, la grève a été reconduite (à 14 voix contre 12 et 3 abstentions), jeudi, jusqu'à cette décision de justice.
Pendant les premiers jours de grève, les deux numéros de l'hebdomadaire étaient sortis en ayant recours aux articles en attente. Mais la confection du troisième numéro devenait, dans ces conditions, impossible. D'où le recours de la direction à un prestataire extérieur. Sur le fond, le litige porte sur l'ampleur du plan de sauvegarde (10 suppressions de postes) et la ligne éditoriale contestée du magazine dans un contexte de chute des ventes. En 2007, VSD vendait, en moyenne, 229.933 exemplaires par semaine (source : OJD). En 2009, les ventes sont tombées à 160.166 exemplaires.
Prisma a investi 70 millions d'euros depuis qu'il a racheté VSD en 1996, soit 5 millions d'euros par an.
Voir l'article du point, Le calvaire de VSD" http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-04-22/presse-le-calvaire-de-vsd/1253/0/446638
l'article de Libération VSD s'agrippe à la grève http://www.liberation.fr/medias/0101631534-vsd-s-agrippe-a-la-greve
Aussi les VSD en luttes : http://lesvsdenlutte.wordpress.com/