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Billet de blog 29 oct. 2009

Parachute doré à Prisma Presse

Fabrice Boé l'ancien patron négocierait un parachute doré de 3 millions d'euros. Alors que l'entreprise de presse est touchée par un plan social, l'ancien patron Fabrice Boé empocherait 3 millions d'euros sur le dos des salariés...

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Fabrice Boé l'ancien patron négocierait un parachute doré de 3 millions d'euros. Alors que l'entreprise de presse est touchée par un plan social, l'ancien patron Fabrice Boé empocherait 3 millions d'euros sur le dos des salariés...

Les délégués syndicaux FO et CGT ont appris en début de semaine que Fabrice Boé, qui a quitté ses fonctions de gérant-président chez Prisma Presse depuis le 1er octobre 2009 et qui devait être rattaché à la direction de Gruner + Jahr, maison-mère de Prisma négocierait son départ pour une prime de 3 millions d'euros alors qu'un guichet de départs volontaires (45) est ouvert encadré dans le cadre d'un PSE, que tous ces postes ne seront pas remplacés renforçant les conditions de travail de plus en plus difficiles pour les rédactions.
Ce prochain départ intervient alors que Prisma Presse sous la direction de Fabrice Boé a vu son résultat opérationnel être divisé par deux au premier semestre, à 55 millions d'euros, après une chute de 20% des recettes publicitaires sur les cinq premiers mois de l'année. Ah, la crise ! Elle a bon dos et n'a pas le même impact pour tout le monde.


Monsieur Boé qui pendant toute l'année n'a cessé de répéter "que les efforts d'économies engagés permettraient de limiter la baisse de résultat pour l'année 2009" n'aurait donc aucune objection désormais pour empocher sur le dos des salariés 3 beaux millions d'euros...


Rappelons que Prisma Presse à engager un plan de 45 départs volontaires (licenciements économiques encadrés par un PSE) portant sur les activités internet, marketing et publicité.


Par ailleurs, Fabrice Boé a été confronté cette année à un conflit social né du déménagement de Prisma Presse.
Alors qu'il souhaitait installer le groupe à Asnières, il a dû changer de lieu en raison d'un fort mouvement de protestation des salariés, des syndicats et des menaces de grèves, pour retenir une installation à Gennevilliers, prévue pour la fin 2010. En outre, le lancement du mensuel Femmes, en 2008, rencontrerait un succès mitigé.
Une prime "dorée" de 3 millions d'euros est un scandale dans le contexte actuel ! Cette année pendant les négociations sur les salaires lorsque les syndicats ont demandé 100 à 150 euros d'augmentation notamment pour les plus petits salaires la direction a répondu : " qu'en période de crise une pareille demande était immorale"...
Force est de constater en effet que nous n'avons pas tous le même niveau de morale, ça c'est sûr !

La nouvelle se confirmant le syndicat FO et le syndicat CGT appellent les salariés à des rassemblements devant la direction, à Paris.

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