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Billet de blog 31 déc. 2008

"L'heure n'est pas au cessez-le-feu".

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Les hostilités se poursuivent depuis maintenant 5 jours, et les appels aux cessez-le-feu de la part de communauté internationale commencent à se multiplier. Mais le mardi 30 décembre, à Jérusalem, le message a été sans équivoque, Israël est bien décidé à mener à bien sa mission, stopper de manière définitive les tirs de missiles sur son territoire et protéger sa population.

Le Premier ministre israélien a tenu à faire le point de la situation à Gaza avec son cabinet, et a conclu : "l'heure n'est pas au cessez-le-feu".

L'Etat d'Israël est bien déterminé à s'opposer au Hamas d'une main de fer et donc pas question pour l'heure d'évoquer ne serait-ce qu'une stratégie de repli, « il n'y a pas de place pour une trêve, nous sommes prêt à combattre le Hamas pendant des semaines », a déclaré le ministre de l'Intérieur.
« Le Hamas dispose encore de centaines de roquettes, mais il faiblit de jour en jour, nous poursuivrons tant que le calme ne règne pas au sud d'Israël », a renchéri le vice-ministre de la Défense Matan Vilnaï.
« Le plus dur est à venir », assurait pour sa part Ehoud Barak en tournée dans le sud d'Israël mardi.

Binyamin Netanyahou, n'a pas hésité à appeler "au renversement du mouvement islamiste Hamas contrôlant la bande de Gaza", affirmant qu'« avec le Hamas, la paix n'a aucune chance ».
«C'est comme si Al-Qaïda avait une base soutenue par l'Iran près de la ville de New York. C'est plus ou moins ce que nous avons à Gaza. Nous avons le Hamas soutenu par l'Iran qui tire des roquettes » a-t-il au précisé au cours d'une interview diffusée sur la chaîne américaine CNN.
La position du gouvernement semble faire l'unanimité.

Ehoud Olmert, a informé officiellement le président de l'Etat, Shimon Peres, que carte blanche avait été donnée à l'armée pour mener à bien l'opération "Plomb durci", et que celle-ci n'en serait qu'à sa première phase, par rapport à celles pensées par le cabinet israélien de sécurité.
Shimon Peres a approuvé : « Israël ne combat pas la population palestinienne mais le Hamas qui prône la poursuite de la violence. Personne au monde ne comprend pourquoi le Hamas continue à tirer des missiles sur Israël", et a poursuivi :

"Ce que nous voulons, ce n'est pas un cessez-le-feu mais un arrêt du terrorisme, (...) "Cette guerre ne ressemble à aucune de celles que nous avons menées dans le passé. C'est une opération très difficile contre des terroristes. Je suggère au peuple de ne pas sous-estimer l'ennemi".

Pour sa part, la communauté internationale dans son ensemble a appelé à l'arrêt des hostilités. Paris et Londres, en tête, devraient présenter lors d'une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères européens un texte destiné à forcer Israël a stopper son offensive.
Bernard Kouchner a déjà prié Ehoud Barak d'instaurer un cessez-le-feu humanitaire pour 48 heures. La demande a été rejetée.
Le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a présenté une proposition à son homologue turc censée permettre de mettre fin aux raids de Tsahal à Gaza.
Même demande formulée depuis le siège de l'ONU à New York.
« Tout ceci doit cesser. Israël et le Hamas doivent mettre fin à leurs actes de violence et prendre toutes les mesures pour éviter les pertes civiles. Un cessez-le-feu doit être décrété immédiatement » a affirmé Ban Ki Moon, le secrétaire général de l'ONU.

Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, sera ainsi reçue vendredi à Paris par le président français Nicolas Sarkozy, pour s'entretenir sur la position d'Israël et expliquer "que la communauté internationale ne peut pas mettre sur un même pied d'égalité le Hamas, mouvement terroriste et Israël."

Il semblerait cependant que la ministère des Affaires étrangères israélien se soit assurée du soutien des états occidentaux, au moins jusqu'au 5 janvier prochain.

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