Etienne CHERON
consultant
Abonné·e de Mediapart

32 Billets

0 Édition

Billet de blog 8 mai 2017

[Etienne Cheron] Une majorité claire est nécessaire

[Etienne Cheron] La France a choisi, les français ont tranché. Emmanuel Macron est notre nouveau Président. Le choix qui s'offrait à eux ce dimanche était relativement simple.

Etienne CHERON
consultant
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Par Etienne CHERON

© Gilles Pesenti CC BY-SA 3.0

La France a choisi, les français ont tranché. Emmanuel Macron est notre nouveau Président. Le choix qui s'offrait à eux ce dimanche était relativement simple. Une Marine Le Pen qui s'est révélée lors du débat comme la caricature de ce que notre pays peut produire de pire en terme de vulgarité et d'incompétence ou bien Un Emmanuel Macron, gendre idéal, un Brillant à qui tout a semblé réussir dans la vie.

La France avait donc le choix entre une Donald Trump discount ou un Justin Trudeau national. La France avait le choix entre l'échec irrémédiable ou l'espoir et la confiance en l'avenir. La France s'est donc inspirée de sa cousine canadienne et a fait le pari d'un futur meilleur. Macron n'est cependant pas Trudeau. Il aime la communication, pas forcément le spectacle. Mais comme Trudeau, il a le goût des autres, l'empathie chevillée au corps, un flegme à toute épreuve et une confiance inébranlable en son destin. Et son parcours récent traduit tout de même quelques talents de magicien.

Mais le plus dur arrive !

Sitôt les urnes rangées, les couteaux sont déjà ressortis. Les perdants d'hier imaginent pouvoir prendre une revanche aux législatives. Au delà des explications institutionnelles et même si Macron n'a pas été plébiscité, les autres l'ont encore moins été.

J'admire l'audace de certains d'expliquer que le vainqueur n'a pas bien gagné donc que le perdant a forcément plus de chance de l'emporter le coup suivant ; Je me plie devant cette témérité d'autres qui consiste à avancer que les français sont contre ce que ce gagnant a proposé et favorable à ce que les candidats qu'ils ont rejeté défendaient !

La boîte à image, ses smartphones et ses réseaux anti-sociaux ont trouvé leur ligne éditoriale, "les Français souhaitent que le Président qu'ils ont élus ne puissent pas appliquer son programme mais celui des autres formations politiques dont ils viennent tout juste de rejeter les propositions".

Nous entrons alors dans un univers qui m'échappe totalement, de l'ordre de la psychiatrie sociale ! les faiseurs d'opinion veulent-ils nous achever après cette période politique qui déjà, je crois, nous a collectivement affectée ?

Je crois donc nécessaire, collectivement vital que les Français donnent une majorité de Députés à son Président.

Etienne CHERON

L’auteur n’a pas autorisé les commentaires sur ce billet

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Maltraitance en Ehpad : une indignation feinte et insuffisante
Les pouvoirs publics font mine de découvrir que le puissant groupe Orpea se joue des règles dans ses Ehpad. Mais la maltraitance, les conditions de travail dégradées et la répression syndicale sont sur la table depuis des années,  sans que jamais le système de financement ne soit remis en cause.
par Mathilde Goanec et Leïla Miñano
Journal — France
Macron 2017 : la preuve que l’affaire a été enterrée
Le préfet Cyrille Maillet, nommé par Emmanuel Macron à la tête d’un service du ministère de l’intérieur, a personnellement classé l’enquête concernant des prestations de sécurité suspectes durant la campagne présidentielle, avec des motifs fallacieux et contre l’avis de trois sous-directeurs.
par Fabrice Arfi, Antton Rouget et Marine Turchi
Journal
La grande colère des salariés d’EDF face à l’État
Ulcérés par la décision du gouvernement de faire payer à EDF la flambée des prix de l’électricité, plus de 42 % des salariés du groupe public ont suivi la grève de ce 26 janvier lancée par l’intersyndicale. Beaucoup redoutent que cette nouvelle attaque ne soit que les prémices d’un démantèlement du groupe, après l’élection présidentielle.
par Martine Orange
Journal
Gérald Darmanin, le ministre qui dissout plus vite que son ombre
Après une manifestation antifasciste à Nantes, le ministre de l’intérieur a annoncé son intention de dissoudre le collectif « Nantes révoltée », animateur d’un média alternatif local. Outil administratif conçu contre les groupes factieux, la dissolution est avant tout utilisée comme une arme de communication et de neutralisation politique. 
par Camille Polloni

La sélection du Club

Billet de blog
Fermer une prison, y ouvrir une école et un musée
« Ouvrir une école, c’est fermer une prison », aurait dit Victor Hugo. Avec la fermeture imminente de la prison de Forest, un projet stratégique unique se présente aux acteurs politiques bruxellois : traduire la maxime d’Hugo en pratique et, en prime, installer un musée de la prison au cœur de l’Europe ! Par Christophe Dubois
par Carta Academica
Billet de blog
Le bracelet électronique, facteur et révélateur d'inégalités
Chercheur à l’École normale supérieure, Franck Ollivon propose une approche géographique du placement sous surveillance électronique. Il analyse notamment la façon dont, en reposant sur la restriction spaciale, le bracelet redessine les contours d’un espace carcéral, dans lequel les situations individuelles des placés sont inévitablement facteurs d’inégalités.
par Observatoire international des prisons - section française
Billet de blog
Un système pénal à abolir : perspectives féministes
Dans son essai Pour elles toutes. Femmes contre la prison, Gwenola Ricordeau propose une réflexion sur l'abolition du système pénal (police, justice, prison) d'un point de vue féministe, à contre-courant des courants dominants du féminisme qui prônent un recours toujours plus accru au pénal.
par Guillaume_Jacquemart
Billet de blog
Contrôleuse des lieux de privation de liberté : l’année Covid en prison
Mis en garde par la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) pour les risques de cluster dans les prisons, le gouvernement a brillé par sa passivité. Rien d'étonnant, tant ses alertes et préconisations restent systématiquement lettre morte.
par lien-social