La France n'est PAS une démocratie - Roland Dumas s'explique...

Depuis plus de 2 ans, j'alerte mes lecteurs sur le fait que la France n'est PAS une démocratie. Voici qu'à la lumière de l'affaire Karachi, Roland Dumas - qui n'est pas le plus "propre" en politique - parle sur les délibérations du Conseil d'Etat concernant les comptes de campagne de Balladur et de Chirac. Voici ce que je lis dans le journal LE MONDE:

Depuis plus de 2 ans, j'alerte mes lecteurs sur le fait que la France n'est PAS une démocratie.

 

Voici qu'à la lumière de l'affaire Karachi, Roland Dumas - qui n'est pas le plus "propre" en politique - parle sur les délibérations du Conseil d'Etat concernant les comptes de campagne de Balladur et de Chirac. Voici ce que je lis dans le journal LE MONDE:

 

"Selon les informations du Monde, dès l'ouverture des débats au Conseil, M. Dumas met en garde ses collègues. Les comptes de Jacques Chirac, leur rappelle-t-il, présentent, eux aussi, des recettes injustifiées et une sous-estimation des dépenses.

 

Et il insiste : si on annule les comptes de l'ancien premier ministre, il faudra aussi annuler ceux du président élu.

Il observe que les dépassements chez celui-ci sont "beaucoup plus sérieux".

 

"Peut-on prendre le risque d'annuler l'élection présidentielle et de s'opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d'électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie ?", fait-il valoir.

 

En voilà, une vision de la "Démocratie".

 

Et du rôle du Conseil Constitutionnel qui signe par ces déclarations sa totale INSIGNIFIANCE en matière d'éthique et de respect des valeurs démocratiques.

 

Une élection basée sur des magouilles, de la tromperie et de la corruption, validée CONTRE le peuple... au lieu de dire les faits tels qu'ils sont et de refaire l'élection.


Ce sont des pratiques de république bananière, mais certainement pas celles d'une Démocratie et du respect du citoyen.

 

Pas plus tard qu'hier, je répondais à un citoyen assez naïf qui m'écrivait à propos de la nécessité d'avoir une "instance morale" dans un pays démocratique:

 

"L'instance morale! ça ne me semble pas très sérieux de confier ça à une femme ou à un homme politique. Nous avons déjà un Conseil d'Etat, un Conseil Constitutionnel, une Cour des comptes, plus la représentation nationale, ça fait déjà beaucoup pour garantir une morale civique, non?"

 

Ma réponse était:

 

Sauf que ces "instances" n'ont RIEN d'instance morale, car elles sont le reflet des nominations politiques et des arrangements entre partis.

 

Il suffit de voir les effets des publications de la Cour des comptes - nuls depuis des décennies.

 

Le Conseil Constitutionnel ne regarde que les lois à la lumière de la Constitution de la Vème République. Je ne vois pas où serait l'instance morale.

 

D'autant plus que ses membres sont nommés par les politiques en fonction de savants équilibres.

 

Il me semble que vous ne savez pas ce que signifie "instance morale"... Dès que le mot "moral" apparaît dans la sphère publique, les cris d'orfraies des uns et des autres, qui relient ce mots aux religieux, dans leur méconnaissance du concept philosophique, se font entendre.

 

Vous trouvez que tous ces débats contemporains sont assurés par le Conseil constitutionnel, le Conseil d'Etat et la Cour des comptes ?

 

Roland Dumas confirme...

 

 

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