La Norvège chante - et ne crie pas vengeance - Un pays entier pour la démocratie contre la haine

Dans le pays qui a réussi à avoir la plus grande liberté d'expression au monde, le civisme et la cohésion sociale s'expriment par un chant entonné par plus de 40.000 personnes, le chant le plus détesté du tueur d'extrême-droite: "Les enfants de l'arc-en-ciel" (cliquer sur l'image pour entendre le chant).

Dans le pays qui a réussi à avoir la plus grande liberté d'expression au monde, le civisme et la cohésion sociale s'expriment par un chant entonné par plus de 40.000 personnes, le chant le plus détesté du tueur d'extrême-droite: "Les enfants de l'arc-en-ciel" (cliquer sur l'image pour entendre le chant)

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Ce chant a été chanté par tout un pays, uni dans le refus de la haine, sur la place face au parti dont 77 jeunes ont été tués, mais aussi dans les écoles, à la TV, partout...

 

Un bel exemple de cohésion sociale, en toute simplicité.

 

Autre que l'appel à la haine que l'on entend ces jours-ci un peu partout en France.

 

Je suis touchée par cette réaction d'un pays dont j'ai beaucoup apprécié l'hospitalité. J'étais il y a peu sur la place d'Oslo où ces gens chantent sous la pluie.

 

Je suis touchée de voir que les étrangers qui y vivent sont tout autant partie prenante de cette réaction humaine et profonde.

 

Un pays pas du tout naïf mais beaucoup mieux informé que la France (273 quotidiens et presse d'actualité pour 4 millions d'habitants, ce qui en ferait 4.436 en France, qui n'en a que 126 appartenant presque tous à des groupes industriels proches des pouvoirs national et locaux).

 

C'est justement parce que le pays est très bien informé qu'il est soudé par la volonté de refuser la corruption, la haine et le lavage de cerveau. Il décide avec son coeur et ses tripes de dire NON à la haine.


J'aurais aimé que mon pays, la France, se comporte ainsi dans ces élections.

 

Ce que l'on voit et entend dans cette campagne, cette haine, cette manipulation des cerveaux, est d'une tristesse sans fond et montre à quel point ce pays a perdu son identité et son sens de la cohésion sociale.

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