Oui, la France Insoumise défend les entreprises.

Loin des caricatures dressées par les libéraux, le programme de la France Insoumise propose de nombreuses solutions aux problèmes de nos entreprises.

"Nous sommes pro-entreprises" ne cessent de répéter les macronistes et les républicains qu'ils soient "constructifs" ou non. Pourtant, ils se trompent de termes, ils ne sont pas pro-entreprises, ils défendent simplement les intérêts d'une minorité de patrons : ceux du MEDEF.

 

Une politique en faveur des petites et moyennes entreprises

 

Si notre programme ne vise évidemment pas à caresser dans le sens du poil des entreprises comme Total ou Auchan, nos propositions en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) sont nombreuses.

 

Baisser l'impôt sur les sociétés pour les PME

 

Nous souhaitons, par exemple, diminuer la fiscalité pesant sur les PME. Ainsi, en passant l'impôt sur les sociétés (IS) de 33% à 25% pour les PME, nous corrigeons une grave injustice. En effet, si l'IS est censé être, grosso modo, de 33%, les grosses entreprises n'en paient en moyenne que 8%, contre 28% pour les PME, du fait des niches fiscales et des abattements divers.

Baisser l'IS de toutes les sociétés (y compris les multinationales) comme le proposent Macron et Les Républicains n'aurait aucun sens. Cela viderait simplement les caisses de l’État, à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an, sans rétablir de justice fiscale. Car non, les multinationales n'ont pas besoin de payer encore moins d'impôt en France, seules les PME ont cette nécessité impérieuse.

 

Remplir les carnets de commandes

 

Pour qu'une entreprise développe, ou maintienne, son activité il lui faut des clients. Pour qu'elle ait des clients, il faut qu'il y existe des ménages en capacité de consommer. Il faut donc que les ménages n'aient pas un pouvoir d'achat rabougrit par la baisse des aides aux logements ou l'augmentation de la CSG.

 

Une augmentation de 7% la rémunération des salariés du secteur public, comme nous le proposons, augmentera la consommation des ménages composés d'au moins un agent public. Cette mesure, financée par la suppression des niches fiscales et sociales injustifiés bénéficiant aux multi-nationales ou aux millionnaires, est donc à la fois une manière d'améliorer la qualité de vie de plusieurs millions de foyers, tout en remplissant les carnets de commandes des entreprises. Car oui, un agent public mange, bois, se loge et se divertit.

 

D'autres mesures auront des résultats similaires :

  • C'est le cas de l'augmentation des petites retraites (nous voulons que la retraite complète minimal soit portée à 1 326€ net) financée notamment par une légère hausse des cotisations sur les hautes-retraites.
  • Nous défendons la création d'une allocation d'autonomie de 800€ par mois pour les jeunes en formation (financée par la lutte contre la fraude fiscale).
  • Ou encore l'augmentation de la majoration des heures supplémentaires pour récompenser l'effort des travailleurs.

 

L'augmentation des investissements publics (dans l'écologie, l'aménagement des lieux publics pour les personnes handicapées, dans la recherche), financée par un emprunt (lui même financé par un audit de la dette publique permettant la baisse de la charge de la dette), est un autre vecteur important de remplissage des carnets de commandes. Car ce sont bien des entreprises françaises qui aménageront les écoles, les commissariats, les rues afin de les rendre accessibles au plus grand nombre.

 

Faciliter l'accès aux crédits

 

Les PME ont beaucoup de mal à accéder aux crédits bancaires c'est un fait. Nous proposons donc deux mesures pour corriger ce problème :

  • La création d'un pôle public bancaire prêtant à taux zéro aux PME pour leurs dépenses d'investissements.
  • L'obligation faite aux banques de prêter à taux zéro aux PME titulaire d'un marché public

 

Lutter contre la concurrence déloyale

 

Les PME souffrent de la concurrence internationale, mais surtout de la concurrence nationale des grandes entreprises. Il s'agit donc pour nous de lutter contre ces deux fléaux.

En instaurant un protectionnisme solidaire, en luttant contre le dumping social et en supprimant la directive travailleurs détachés nous lutterons ainsi efficacement contre la concurrence internationale déloyale.

De même, en renforçant le rôle des accords de branche et de la loi au détriment des accords d'entreprise, d'établissement ou de groupe, nous protégerons les PME de la concurrence déloyale des multinationales. Globalement, il s'agit dans ce cas de faire l'exacte opposée de ce que Macron prévoit pour la France.

 

Favoriser la trésorerie

 

De nombreuses PME ferment chaque année du fait d'une absence de trésorerie sur quelques mois, voire même quelques semaines. Pourtant, sur l'ensemble de l'année ces PME sont bénéficiaires, il ne leur manque parfois que quelques dizaines d'euros pour ne pas mettre la clef sous la porte.

Ainsi, nous supprimerons le CICE, qui bénéficie essentiellement aux grands groupes (80 millions d'euros pour Auchan en 2016 par exemple), pour financer un fonds de solidarité inter-entreprises. Ce fonds, qui ne bénéficiera qu'aux PME, permettra à chaque entreprise en difficulté de bénéficier d'une aide temporaire et gratuite en renflouant sa trésorerie. De cette manière, il en sera fini des problèmes de liquidités pour nos artisans et commerçants par exemple.

 

 

 

Alors, vous n'imaginiez pas tout ce que la France Insoumise veut faire pour nos entreprises?

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