Récit et images de la manifestation de Lyon

10h30: Début de la manif

On chante:

 

On fait du bruit:

 

Plus que la semaine dernière, on recontre des manifestants déguisés:

 

 

Jeunes et vieux sont côte à côte:

 

 

On ressent plus de ferveur dans cette manif, par rapport à la semaine dernière, plus de détermination.

Le défilé se déroule dans une ambiance bon enfant, sans incident, jusqu'à la place Bellecour.

Les buvettes font le plein.

 

C'est exactement au moment où le dernier cortège arrive que la situation dégénère.

Alors que la place Bellecour est pleine de monde, les CRS envoient des gaz lacrymogènes sur la foule.

 

 

 

Pendant que certains se préparent à riposter avec des pierres, ...

 

... des syndicalistes appellent au calme.

 

On entend les manifestants crier "la place est à nous !".

Chacun exprime sa colère et son indignation face à ce qui est considéré comme une provocation policière. En effet, nul ne doute que les jets de gaz lacrymogène n'ont d'autre objectif que la dispersion de la manifestation.

 

La présence policière place Bellecour est impressionnante.

 

Les jets de gaz lacrymogène sur la population se poursuivent toute l'après-midi.

 

Les rues chics sont très protégées, au contraire de la rue Victor Hugo, où des vitrines ont été brisées.

 

Les manifestants restent solidaires, et se partagent du sérum physiologique.

 

On sent beaucoup de détermination chez les manifestants qui sont restés.

 

Un sit-in s'organise au milieu de la place Bellecour.

 

Et se retrouve rapidement dans un nuage de gaz.

 

Ces jeunes gens ne sont pas des casseurs, mais des étudiants qui appellent à la "résistance active".

Incontestablement, ils savent pourquoi ils sont là:

 

 

 

Petit détail de la pancarte:

 

Pourtant, malgré le caractère pacifiste des manifestants, la pluie de grenades lacrymogènes continue de s'abattre sur eux.

Leur réponse: applaudissement des CRS, et refus de bouger.

 

Il est environ 16h30, et le sit-in est rejoint par de nouveaux manifestants.

 

 

Quittant les lieux vers 17h, je suis convaincue, compte tenu de la profonde détermination des manifestants, que le mouvement va se poursuivre et aboutir.

 

Bémol: les journaux du soir ont été vampirisés par les vitrines cassées. Nulle mention, nulle image, le soir dans les medias, de ces manifestants courageux qui ont tenu tête pacifiquement aux CRS et à leurs grenades lacrymogènes.

 

Je leur rend hommage.

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