Il faut défendre Pierre-Alain Mannoni contre l'acharnement judiciaire

Le jour où la cour de Cassation relaxe définitivement Cédric Herrou on apprend que le parquet s'est pourvu en Cassation dans la procédure à l'encontre de Pierre-Alain Mannoni

Fidèles à leur politique d'acharnement à l'encontre de celles et ceux qui sauvent l'honneur de la France

malgré la décision limpide du conseil constitutionnel en la matière

malgré les décisions suivantes de la cour de Cassation, en particulier celle récente concernant Cédric Herrou

des Parquets s'acharnent à maintenir artificiellement en vie le soi-disant délit de solidarité.

Le jour où la cour de Cassation relaxe définitivement Cédric Herrou on apprend que le parquet s'est pourvu en Cassation dans la procédure à l'encontre de Pierre-Alain Mannoni 

Vous pouvez soutenir  Pierre-Alain Mannoni dans cette nouvelle épreuve en faisant connaître la collecte de fond organisée pour ces énièmes frais de procédure et en y participant si votre situation économique le permet.


Pour me défendre contre l'acharnement judiciaire

C'est dingue !! Les poursuites continuent contre Pierre-Alain Mannoni pour Délit de Solidarité !!! © citoyenssolidaires 06

Pierre-Alain Mannoni organise cette cagnotte solidaire.

Bon... le nerf de la guerre c'est beaucoup la détermination mais aussi les ressources financières. Vous m'avez soutenus et je vous remercie infiniment, mais c'est pas fini alors je relance une cagnotte. Je sais que la situation est compliquée et c'est pas évident de demander, mais voila je le fais... Merci d'avance.

J'en ai marre.... En 2016 j'ai fait un truc pas fou, j'ai recueilli en France, en voiture, 3 femmes d'Erythrée qui avaient besoins d'aide. On m'a reproché qu'elles n'avaient pas les bons papiers. Pendant plus de 4 ans j'ai affronté la justice. 5 audiences dont 4 relaxes, des milliers de pages de procédure, des témoins, en veux-tu, en voilà, le conseil des sages qui s'est prononcé... Je pensais l'affaire finie et la victoire acquise, mais non le parquet s'est pourvu en cassation. Des procureurs sont partis en guerre acharnée contre la solidarité la plus basique, celle du petit bonheur ramassé dans un fossé. Et ils ne cèderont pas.
Je me demande parfois comment ils réagiraient si eux ou un de leur proche faisait un infarctus dans le métro et que les passants les ignoraient. Est-ce qu'ils se plaindraient que les gens ne sont pas solidaires ? Car c'est ça dont il est question, il faudrait dans cette société, ne pas écouter son côté humain, il faudrait toucher à rien, ne pas réfléchir, passer son chemin et au mieux appeler la police. "Dormez braves gens, tout va bien". J'ai le sentiment que de ne pas avoir obéi à cette phrase, ça les rend dingues.
Sur la question migratoire et des frontières, les actions de l'État sont tellement abominables que le pire qui puisse arriver c'est que des citoyens mettent leur nez dedans. Et même si c'est pas prémédité, ils ne le tolèreront jamais.
C'est difficile de croire qu'aujourd'hui l'État Français soit responsable d'atrocités. Pourtant, c'est le cas, la justice et des organisations indépendantes l'écrivent, et moi je l'ai vu : des tortures, des femmes enceintes la nuit dans la neige, des lieux d'enfermement clandestins, des enfants battus, un bébé laissé pour mort, des préfets multi-récidivistes qui sont promus. C'est aujourd’hui, en ce moment dans les Alpes-Maritimes, les Hautes-Alpes et les Hauts de France.
Je ne sais pas où on va, mais c'est pas joli. Je continue à croire au combat judiciaire, car après l'occupation on a bien fini par condamner des ministres et des préfets et on a adopté la convention Européenne des droits de l'homme, mais c'est long...

Mon parcours judiciaire c'est :
2016 : Le tribunal correctionnel de Nice me relaxe
2017 : Le parquet fait appel et le Cour d'Appel d'Aix en Provence me condamne à 2 mois avec sursis
2018 : Je saisis le Conseil Constitutionnel qui censure l'article 622-3 du CESEDA pour étendre l'immunité en cas de geste humanitaire.
2019 : La cour de Cassation casse ma condamnation et demande un nouveau jugement en Cour d'Appel
2020 : La Cour d'Appel de Lyon me relaxe
2021 : Le parquet se pourvoit à sont tour en Cassation

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.