extrait d'un long article bien documenté du guardian du 19 janvier dernier :
Samir, 17, thought he was finally about to reach the UK. Now he's dead
Samir
.../... 17 ans, avait fuit le Soudan via la Libye et l'Italie avant d'arriver à Calais, où il a passé huit mois avant que les Français ne ferment le camp. Sa famille est resté au Soudan et sa mère a demandé que son nom complet ne soit pas divulgué par crainte que la famille sur place ne soit mise en danger par des autorités soudanaises.
Samir était l'un des 1 900 enfants enregistrés par le Home Office qui ont cherché refuge au Royaume-Uni. Comme des centaines d'autres jeunes encore en France le jour où sa demande a été enregistrée auprès du Home Office, il pensait que sa lutte pour atteindre le Royaume-Uni allait aboutir.
Lorsque le camp de Calais a été fermé en novembre dernier, il a été envoyé dans un centre d'accueil pour mineurs non accompagnés à Taizé en Saône-et-Loire. Le centre est géré par l'ordre religieux de Taizé, qui a une longue tradition d'accueil des réfugiés. Comme le reste des garçons du centre qui avaient fui les conflits au Soudan ou en Érythrée, il croyait que c'était juste une question de jours avant que le Home Office n'organise le transport pour l'amener avec les autres garçons au Royaume-Uni.
Il a été stupéfait quand il a appris que le Home Office avait rejeté sa requête ainsi que celle de tous les autres, sauf quatre des autres garçons au centre. Les garçons protestèrent contre cette décision en refusant de manger pendant une semaine. Les bénévoles du centre ont refusé la nourriture avec eux en solidarité.
Samir avait un frère au Royaume-Uni et lui parlait presque tous les jours. Lui et d'autres garçons qui pensaient qu'ils correspondaient aux critères du Home Office ne pouvaient pas comprendre pourquoi le gouvernement britannique avait rejeté leurs demandes.
Quelques jours avant sa mort, Samir s'est rendu à Paris pour rencontrer des amis. On pense qu'il a discuté avec eux de la possibilité de se rendre en Angleterre par Dunkerque. Il a conpris que cela ne fonctionnerait pas et a renoncé à tout espoir d'atteindre sa «terre promise». Quelques jours plus tard, il s'effondrait brusquement au centre de Taizé et il est décédé. Une autopsie a révélé qu'il avait subi une crise cardiaque et avait eu plusieurs autres crises cardiaques mineures précédemment.
La mort de Samir a dévasté non seulement ses amis, mais aussi les communautés étroites et solidaires de Taizé et le village voisin d'Ameugny, qui avaient acceptés les garçons de Calais dans leur cœur et les avaient traités comme une famille. Beaucoup de résidents locaux se tenaient près de la tombe partageant la douleur des garçons.
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"On avait dit aux garçons qu'ils seraient simplement dans les centres pendant deux ou trois jours. C'est la partie honteuse et révoltante de ces évènements. Lorsqu'ils ont vu qu'il y avait des responsables du Bureau de l'intérieur (anglais) dans les autobus, ils pensaient que les autobus allaient directement au Royaume-Uni."
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La mort de Samir est survenue au moment où l'on venait d'apprendre que les centres d'accueil pour les mineurs non accompagnés à travers la France fermeront le 10 février. Certains tenteront de trouver des moyens d'atteindre le Royaume-Uni tandis que d'autres demanderont l'asile en France.
traduction approximative d'une partie de l'article du Guardian.
A l'attention des personnes qui en ont les compétences, merci de me proposer des améliorations et éventuellement traduire l'article dans son intégralité. Merci