Ensemble, luttons pour la dignité à la frontière.
Depuis le 12 juillet dernier, Les épreuves se succèdent à Calais et sur l’ensemble de la frontière franco-britannique. Au quotidien, les réponses institutionnelles sont toujours plus absurdes.
Alors que les drames s’enchaînent, que des menaces de violences planent et que le millier de personnes exilées présentes à Calais survivent dans des conditions ultra-précaires, la Maire de Calais qui, comme à son habitude ne perd pas le nord, répond par de nouvelles entraves aux soutiens et aux personnes concernées, dispersant ainsi son jouet favori : le Rocher.
Le 12 juillet, quatre personnes décèdent dans le naufrage de leurs embarcations, suivront six autres incidents mortels dans la Manche. Au total, neuf personnes auront perdu la vie en mer, deux autres sur des situations hors des traversées. Cette année 2024 voit son bilan mortifère s’alourdir de manière toujours plus conséquente avec au moins 31 personnes décédées depuis le 1ᵉʳ janvier.
Dans le même temps, un militant d’extrême droite anglais, dont nous tairons le nom, non pas par respect, mais pour éviter de lui donner une visibilité déjà trop importante, menace, en pleine émeutes racistes au Royaume-Uni, de monter une équipe pour venir « chasser du migrant » sur les plages du littoral et s’attaquer aux soutiens associatifs ou non. Cet homme s’est vu retirer son passeport après avoir lancé sur Twitter un appel à attaquer les mosquées, mais le mal est fait, son idée a pris, laissant craindre l’arrivée massive de suprémacistes xénophobes et violents sur le littoral nord de la France, mettant en danger les personnes exilées bloquées ici.
Suite à tout cela, Natacha Bouchart, Maire de Calais depuis 2008, décide, le 19 aout, journée mondiale de l'aide humanitaire, de bloquer l'accès à une zone de distribution au moyen de rochers. Cette zone permettait à plusieurs associations de fournir nourriture, eau, électricité à environ 180 personnes, dont plusieurs dizaines de femmes et d'enfants.
Déjà en 2023, la municipalité a dépensé plus de 70 000€ dans des rochers dont la seule vocation était d'empêcher l'installation des personnes exilées ou d'entraver le travail des soutiens.
Si l'État et les autres décideurs choisissent de continuer à appliquer des politiques indignes, les associations et soutiens de terrain continuent, malgré tout, à se substituer à l'action qui devrait être celle du Gouvernement de ce pays dits "des droits de l'Homme".
Si vous le pouvez et le souhaitez, participez au maintien d'un cordon d'humanité sur le littoral.