Lubrizol : les gens du voyage en première ligne

Une habitante de l’aire d’accueil de Petit-Quevilly a accepté de raconter la nuit de l’incendie

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Heureusement que la devise de la France est toujours Liberté, Égalité, Fraternité ...

On n'ose imaginer le comportement de certains si ce n'était pas le cas.

 

Je n'ai, apparemment, pas été touché par le nuage nauséabond

pourtant les nausées sont bien là.

e.p.

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Lundi Matin, 30 septembre 2019

À 500 mètres de l’usine Lubrizol qui a brûlée dans la nuit du 26 septembre 2019

se situe l’aire d’accueil des gens du voyage de Rouen/Petit-Quevilly, qui est gérée par la métropole de Rouen.

Pour ce terrain situé en zone Seveso, qui ne possède aucun local de confinement,

aucun plan d’évacuation n’avait été prévu.

 

Pendant la nuit de l’incendie,

et contrairement aux autres habitants du voisinage,

les habitants des trente caravanes de l’aire n’ont reçu aucune information.

Le seul message à leur attention a été le suivant :

« Si vous voulez évacuer, faites-le, mais les caravanes restent ici. »

Parmi les Voyageurs français, beaucoup ont été très émus par l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen. Ceux qui se trouvent actuellement sur des aires d’accueil ici et là en France se sont immédiatement identifiés aux Voyageurs présents au moment de l’incendie. D’autres aires d’accueil sont également situées en zone Seveso, beaucoup dans des zones industrielles, plaçant ainsi les gens du voyage parmi les premières victimes des inégalités sanitaires et environnementales. 

Une habitante de l’aire d’accueil de Petit-Quevilly a accepté de raconter la nuit de l’incendie.

Soucieuse de conserver son anonymat,

elle a suggéré de lui donner pour nom

Mise à l’écart.

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