_Evariste_

Abonné·e de Mediapart

9 Billets

0 Édition

Billet de blog 12 octobre 2023

_Evariste_

Abonné·e de Mediapart

Quand des arabes font partie de l'équation...

Que des gouvernants, nostalgiques de l'Algérie Française, indifférents à la situation de Mayotte, [...] se soient jetés sur les événements tragiques du 7 Octobre pour alimenter leur agenda réactionnaire et raciste et afficher en ce sens un soutien « inconditionnel » à Israël ne choque personne. Que des représentants de "gauche" et pire, la population, s'y joignent est en revanche regrettable.

_Evariste_

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il est de ces temps où vous aimeriez écrire des récits gais, des inspirations pour le rapport de force toujours plus tendu entre le gouvernement et les gouvernés, où non seulement la réalité vous rattrape mais où les récits qui l'accompagnent ajoutent à l'horreur et à la compassion pour les victimes un profond sentiment de dégoût contre la bourgeoisie française. Tout conflit, tout emploi de la force, toute perte civile doit nécessairement nous révulser. Et oui, mais non. Si la bourgeoisie et de nombreux citoyens se complaisent dans une ivresse de la violence non dissimulée au moins depuis le début de la guerre opposant la Russie et l'Ukraine, glorifiant la résistance de la seconde en prenant soin d'occulter autoritairement ses zones d'ombre, la lutte contre l'impérialisme et la colonisation doit se borner à certaines barrières : celles des intérêts de la bourgeoisie. Les raisons de la facilité à condamner l'invasion russe ne sont guère difficiles à trouver : occidentalisme, anti-communisme primaire sorti des années 70 (Poutine serait en effet un héritier de Marx et Lénine, nous en apprenons tous les jours sur le socialisme), et voitures : nous roulons en Renault, comme eux. Sur le génocide potentiel en cours au Haut-Karabakh, Emmanuel Macron déclare que le temps « n'est pas aux sanctions » mais à la discussion, pour protéger au mieux le territoire arménien et ses populations. Si l'attitude est discutable au regard de la gravité et de l'urgence apparentes de la situation, elle semble se tenir en Droit International (N'osons pas imaginer ce qu'il en serait si JL Mélenchon avait prononcé les mêmes paroles). Mais ajoutez des arabes dans l'équation et toute raison disparaît. « Never again is now », mais never again has always been, depuis que Ratko Mladic (dont on a appris le 4 Octobre non seulement que des peintures murales étaient faites à son effigie, mais aussi que jeter un œuf dessus vous exposait à une condamnation pour trouble à l'ordre public. Never again.) massacrait des musulmans en souriant à la télévision, dans le silence ou la passivité « neutres » complices des puissances occidentales ; has always been pour les palestiniens qui ne disposent pas même de conditions suffisantes pour survivre (pas vivre) depuis des décennies de colonisation israélienne. Que des gouvernants, nostalgiques de l'Algérie Française, attachés à détruire les libertés et services publics, indifférents à la situation de Mayotte, pour qui la République n'est qu'un moyen de s'enrichir personnellement, se soient jetés sur les événements tragiques du 7 Octobre pour alimenter leur agenda réactionnaire et profondément raciste et afficher en ce sens un soutien « inconditionnel » à Israël, dont les représentants partagent d'ailleurs ces ambitions, ne choque personne. Que des représentants prétendument de gauche et pire, la population, s'y joignent est en revanche regrettable. « Si vous ne prenez pas garde, les journaux vont feront haïr les opprimés et aimer les oppresseurs »...

Il convient donc en l'espèce d'ancrer le contre-discours dans le réel, plus complexe que ce que rêveraient qu'il soit Olivier Veran et ses amis de tous tribords, et d'analyser le triste sort de la République française face à cette situation.

  1. Lutte contre la colonisation et l'impérialisme

    Le saviez-vous ? Le 12 Octobre n'est pas que le jour de l'allocution que l'on prédit pitoyable du président Macron, c'est aussi l'anniversaire de la résolution 2621 de 1970 des Nations Unies, qui consacre le droit des peuples coloniaux de lutter par tous les moyens nécessaires pour leur autonomie. La Palestine, dont la reconnaissance en tant qu'État en Droit International est encore à consacrer, subit l'Apartheid de l'État Israélien dans ses territoires de Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : Fragmentation en domaines de contrôle israélien, restriction des libertés notamment de circulation, dépossession des biens et des territoires, expulsions militaires de leur domicile, ségrégation et institutionnalisation de l'infériorité et de la soumission, privation des droits sociaux et économiques (never... quoi?). Où se situait l'armée israélienne lors de l'attaque ? Elle sécurisait les expulsions en Cisjordanie au profit des colons, alors même qu'il semble difficile de concevoir que le gouvernement n'ait pu avoir vent d'une telle opération (et de plus en plus probable qu'il en ait bien été informé). Rappelons que l'Apartheid est un crime contre l'humanité, de même que le blocus est un crime de guerre, en ce qu'il constitue une punition (d'abord, qu'est ce qui serait puni sinon l'existence même en tant que palestinien?) infamante dès lors qu'elle affecte principalement la population civile prise collectivement, bien plus que les États ou les gouvernants. Il s'agit, contrairement à l'embargo, d'une agression qualifiée et donc illicite en Droit International. Ce qui montre en outre la relative autorité de ce dernier, qui n'opère que si le rapport de force entre les États impliqués et/ou arbitres au conflit le permet : saisissons en ce sens qui est en situation de domination.

    Rappelons, en second lieu et contre toute complaisance sanguinaire de nos gouvernants, que l'emploi de la force armée est prohibée par principe dans la Charte des Nations Unies. À nouveau, ne s'agissant que de droit international, la loi du plus fort l'emporte pourtant, bien que les États ne cherchent à justifier leur emploi par la notion de légitime défense consacrée également par la Charte, à titre d'exception. Seulement, à nouveau, le rapport de force et les rapports de domination sont omniprésents : la légitime défense justifierait de bombarder Gaza sans distinction entre civils et combattants, mais n'aurait pas justifié pour le peuple palestinien de prendre les armes pour poursuivre sa lutte contre la domination coloniale dont il est l'objet. Seules sont alors appliquées, en l'absence de sanctions coercitives, des sanctions militaires, politiques et morales, dont ces deux derniers aspects sont définis par les États en situation de domination : les palestiniens n'ont alors aucune chance. L'État paria est créé par l'Apartheid qui le frappe dans un premier temps et dans un second par son comportement de rébellion, qui le rend hors-jeu. Est donc opérée une double opération, de légitimation de l'usage disproportionné (une des conditions de la légitime défense) de la force armée par Israël en réponse à l'offensive du Hamas, et de délégitimation de l'usage de la force par le colonisé : s'ils veulent leur indépendance, qu'ils la prennent pacifiquement. Des prérogatives et des droits pour les États dominants contre des devoirs et des obligations pour les États dominés. Un droit dit « d'auto-préservation » prendrait alors le pas sur le droit de la légitime défense, en ce qu'il transformerait ce dernier en la protection des intérêts essentiels d'un État pour justifier des opérations militaires injustifiables, et notamment en vertu de la lutte contre le terrorisme (d'où la polémique autour de cette qualification, « crime de guerre » paraissant pour les ivrognes de la violence trop euphémisant).

    Loin de justifier le massacre de civils, la lutte coloniale ne peut se faire qu'armée. La violence du colonisé ne fait que répondre à la violence et l’humiliation du colon, qu'il subit dans son corps et sa vie quotidiennement (de surcroît lorsque les barreaux de sa prison protègent des privilégiés qui font la fête à quelques kilomètres de sa souffrance). Et c'est à cette complexité que se refusent les gouvernants de droite et d'extrême droite (qui n'ont de gaullistes que la prétention, abandonnant les positions du général dès qu'il s'agit d'élargir son vocabulaire au delà du mot « résistance », lequel est d'ailleurs plus approprié à la lutte des palestiniens qu'au partage fier sur twitter des immeubles gazaouis sous mille tonnes de bombes), suivis par les sociaux démocrates qui n'ont plus rien ni de sociaux ni de démocrates, devenant sociaux-chauvins, rattrapés par leur passion coloniale et le racisme intégré. Voilà qu'on peut désormais être de gauche et se positionner en faveur de l'oppression. Mais cela serait impossible sans le concours de plusieurs forces œuvrant au renversement des perspectives : en occultant l'Apartheid et la colonisation – ou en la niant – Israël ne peut apparaître que comme le dominé (en témoigne, par exemple, la dénonciation de la volonté – réelle – du Hamas de faire disparaître Israël, en dépit de toute considération analogue de ce dernier vis à vis du peuple palestinien).

  2. Une occasion supplémentaire d'affaiblir la démocratie

« Condamnez vous les violences ? » Les représentants de gauche ont déjà eu à répondre à ce genre d'inepties de la part de journalistes recrutés pour cela lors des mouvements contre la réforme des retraites. Hormis la gauche de droite, en tête Fabien Roussel et Carole Delga, le piège avait été plutôt bien évité. Mais aujourd'hui, il s'agit d'arabes luttant pour leur liberté et cette deuxième offensive médiatique fissure la gauche partisane bien plus que la première et s'avère bien plus révélatrice.

Pourquoi des antisémites notoires soutiennent actuellement Israël ? D'abord, par opportunisme politique. Mais aussi, car de même que la théorie du grand remplacement, le récit ainsi fait de l'agression opère un renversement du réel et place l'arabe (ou le musulman) en situation d'oppresseur plutôt que celle d'opprimé dans laquelle il est. En présentant le massacre en cours et à venir des palestiniens comme une « réponse » à l'attaque du Hamas et en excluant toute antériorité au conflit, une justification est opérée. Mais comment le centre gauche peut il accepter de s'insérer dans une telle manipulation? Peut être espère-t-il séduire on ne sait quel électorat en prenant une position raisonnable, neutre – c'est à dire lâche – pour se distancier de la position de certains élus de la France Insoumise qui ont encore commis le crime de produire un discours établi au regard du droit international, à l'heure où la parole ne doit être dictée que par l'émotion et la surenchère. S'il peut s'agir d'une erreur politique (de communication) de refuser de se conformer au discours dominant qualifiant inconditionnellement le Hamas d'organisation terroriste (sans parler de l'attaque, qui n'est qualifiée comme telle que car elle n'entre pas dans le cadre de la lutte coloniale dans le prisme de la République macronienne), il est pertinent au moins de questionner les conséquences d'une telle qualification : elle priverait une position diplomatique intéressée par l'établissement de la paix d'interlocuteur représentant la position palestinienne (entre autres organisations, certes). Or c'est précisément ce que révèle l'emballement de la presse grand public : la droite et les sociaux-chauvins ne sont pas intéressés par la paix. Ils souhaitent l'anéantissement de la Palestine, le terme de « dommage collatéral » servant utilement de qualificatif pour les victimes civiles des attaques ciblant prétendument les dirigeants du Hamas. De nombreux chroniqueurs n'hésitent pas à qualifier les civils palestiniens de complices par nature du Hamas. Journalistes et politiques sont fiers d'affirmer que plaider la cause du peuple palestinien relève au moins de l'antisémitisme, au pire de l'apologie du terrorisme. C'est intéressant: si les citoyens sont complices par nature des actes de leurs concitoyens, justifiant ainsi leur massacre, peut-on en dire autant des citoyens de l'État qui laisse mourir les palestiniens depuis des années et les bombarde en ce moment? Question rhétorique et qui a peu d'intérêt, car ça ne sera jamais une position de gauche soutenable. Mais il est intéressant de noter les dangers que les réflexions de comptoir qui deviennent discours d'État peuvent présenter. Le peuple palestinien n'est pas le complice du Hamas, de même que les citoyens israéliens ne le sont du gouvernement de Netanyahu, à la différence que les colons en sont et que le silence des autres contraste avec la prise de paroles des uns qui embrassent la politique coloniale de Bibi. Quoi qu'il en soit, nous pleurons les victimes civiles et refusons la hiérarchisation opérée par la droite. Toutes les vies se valent et s'ils le pensaient, ils considéreraient avec plus d'attention le bilan humain, qui penche incontestablement du côté des opprimés. Or, rappelons que si toutes les victimes se valent, tous les coupables ne se valent pas et une position de gauche ne condamnera jamais davantage le bilan de la lutte contre la colonisation que celui de la colonisation, aussi démocratiquement élus que puissent prétendre être ceux qui l'orchestrent.

Précisons : Le Hamas est une organisation dont la branche armée peut effectivement être qualifiée de terroriste. Sa branche politique l'est également par certains États. Dans toutes ses dimensions, elle est antisémite et il convient de le condamner. Pour autant, personne ne peut croire honnêtement la disparition d’Israël possible, alors que l'État n'a pour projet que d'étendre son territoire en s'appropriant ceux palestiniens. De même, l'Apartheid peut s'assimiler à un état de terreur permanente. Une fois un tel rapport de force exposé, le risque de disparition d'un État ne concerne que la Palestine. Toute prétention contraire est malhonnête. Le Hamas n'est alors plus à envisager comme une entité engagée dans l'anéantissement d'Israël, mais comme un acteur de la lutte contre la colonisation. En tant que tel et en tant que représentant élu de la bande de Gaza, il est un interlocuteur dans le processus de paix, à n'exclure qu'une fois colonisation vaincue. Mais cette exclusion relèvera du peuple palestinien qui, autodéterminé, choisira de rejeter l'antisémitisme d'une organisation qui n'a jamais cessé de se servir de sa population comme d'un bouclier humain. Au cas où ça ne soit pas suffisamment explicite : il convient de vomir le Hamas et son idéologie, mais (Une nuance intervient par une contradiction, pas par la lâcheté!) la lutte coloniale, dans un contexte de guerre, est nécessairement « sale ». Nous ne cautionnons pas la guerre ni la lutte armée. Mais dans la conquête de la libération du peuple et de son autonomie, l'oppresseur impose à l'opprimé d'user de la violence. L'enjeu pour nous observateurs est de ne pas confondre l'oppresseur et l'opprimé.

Alors pourquoi cela est-il possible en France ? Pour qu'un sujet soit diabolisé, il doit être diabolisable et l'idéologie patronale a imprégné le débat public et les grands médias depuis suffisamment d'années désormais pour que réclamer le génocide d'une population puisse apparaître comme une position justifiable, raisonnable même, dès lors que l'exercice du droit des peuples à disposer d'eux mêmes est criminalisé, présenté comme l'ennemi de la communauté internationale (l'occident) et que tout enfant arabe symbolise désormais un terroriste potentiel. Que la gauche molle accepte de jouer ce jeu est inhumain impardonnable. Si l'histoire ne leur imposait pas le contraire, ils auraient soutenu De Klerk, Léger, Milosevic, Bush (l'histoire ne demande qu'à peine de condamner ce dernier). C'est ainsi que le discours colonialiste, s'il n'a jamais vraiment disparu de la presse grand public, devient le discours majoritaire. Pire, s'y refuser vous disqualifie.

Pour revenir au rejet de la complexité en France, cela permet à l'Intérieur d'envisager la dissolution des mouvements et partis (LFI, NPA notamment) qui ont refusé de se conformer à la pensée dominante gouvernementale, qui ont refusé de soutenir « inconditionnellement » les représailles de l'État d'Israël. En conséquences, ils sont accusés d'apologie du terrorisme. De même, toutes les manifestations en soutien à la Palestine sont interdites. La France est la seule en Europe à adopter une position aussi bêtement stricte, avec l'Allemagne (Deux États très impliqués dans le sort des juifs il y a moins d'un siècle... S'ils cherchaient le pardon, empêcher les dignitaires nazis d'accéder à de hautes fonctions après la guerre ou lutter contre les fascismes aujourd'hui constituaient de meilleurs solutions que de cautionner un nouveau génocide, même deux, Israël fournissant des armes à l'Azerbaïdjan). Voilà l'état des démocraties occidentales : Refuser le pluralisme, museler l'opposition et se saisir de toute occasion pour l'exclure de l'exercice politique en France, refuser l'exercice du droit international et s'y substituer en faisant justice soi même en Israël (dont on se demande ce qu'il y a de démocratique dans un régime qui consacre l'inégalité dans sa constitution même et adopte l’outre-passement gouvernemental des décisions de la Cour Suprême), malgré la disproportion et grâce à l'aval des États dominants, complices.Tout cela s'accompagne d'une communication rodée, partagée de la macronie à l'extrême droite la plus rance, unis pour enterrer l'opposition et acter le virage réactionnaire, raciste et islamophobe. Ce qui est véritablement déprimant, c'est que cette propagande grossière, dénuée de toute production intellectuelle, basée exclusivement sur des mensonges, semble fonctionner. Nombreuses sont les personnes ouvertement enchantées par le décompte des morts gazaouies, par les images de bombardement. À nouveau, une telle position tenue par des politiques qui déshumanisent déjà leur propre peuple n'a rien d'étonnant. Que ce peuple l'accepte lorsqu'il s'agit d'arabes est désespérant.

Mettons toutefois en garde le Ministre : s'il faut dissoudre toute organisation qui soutient le Hamas, il faudra entamer des procédures contre Netanyahu et son gouvernement. Il devra d'ailleurs se dissoudre lui même, lui qui réclamait la position gaulliste en 2014.

Pour les citoyens véritablement de gauche, animés par l'anticolonialisme et la lutte contre les structures de domination, le combat s'annonce âpre et déprimant. Les perspectives de paix sont inenvisageables et dans ce cadre, la survie du peuple palestinien semble compromise. En france, l'épisode constitue pour les gouvernants une occasion supplémentaire de porter une estocade à la démocratie. Face à cela et à l'immense démonstration de force de la presse grand public diffusant l'idéologie patronale et gouvernementale, nous devons investir les espaces d'expression populaires, démocratiques. C'est le but de ce blog. Prenons la parole. Rendons hommage aux victimes, à toutes les victimes.

Pour aller plus loin : La contre violence unilatérale. Pratiques étatiques et Droit International, SIMON Denys et SICILIANOS Linos-Alexandre, 1986.

Le statut de la Palestine dans les organisations internationales, MARTIN Jean Christophe, 2016

L’accès entravé des réfugiés palestiniens au statut d’apatride, Nguyen Duy Tan Joele, LOCHAK Daniele, 2021

Quel État ? Pour quelle Palestine, PORTEILLA Raphael, 2011

Brochure de Junius, LUXEMBOURG Rosa, 1915

Le grand récit ; Introduction à l'histoire de notre temps, CHAPOUTOT Johann, 2021

Alam est actuellement au cinéma, et puis sinon vous tapez « Mandela Palestine » sur Youtube ça ira très bien.

Il ne s'agit pas d'une bibliographie.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.