du sang sur leurs costards

Voici venu le temps de la violence, et la violence des mots et des mensonges du côté des "puissants"  meurtrit bien plus que celle des casseurs sévissant  devant les manifs populaires.

Encore que...le sang des manifestants, journalistes et passants , des eborgnes, des crânes enfoncés,  des vertébrés fracassées, éclabousse leurs costards.

Ces costards méprisants,  payés par les bleus de travail des méprisés du pavé. Les "sans dents"et "sans costard" qui se révoltent, tandis que le mépris s affiche partout dans les rues, les "infos" malaxees et déversées  pour en faire une soupe empoisonnée prête à boire.

Certes, le pouvoir n est pas du côté des "sabns costard", mais leur puissance est réelle,  à charge pour eux d'en prendre conscience et d oser le courage, de la justice qui les porte.

20 ans en 1981, comment aurais je pu imaginer vivre un jour cette ignominie ? 

Fille d'un "sans dent" et "sans costard", nourrie par l école de la République qui m a permis de faire de belles études et de vivre de mon métier , mais serait ce encore possible de nos jours, j affirme que je ne serai pas sans mémoire mais sans pardon.

Honte à ceux qui ont construit ce monde monstrueux sur les ruines de Jean Jaurès.

L histoire dira où était le camp de l honneur et du droit.

 

 

 

 

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