De ouioui au pays de bisounours à la réalité cinglante d'un dimanche de juin

La vision d'un paradis mais un aspect superficiel et une béatitude idéalisée, qui n'apporte rien si ce n'est la qualité de l'écriture dans cet article sur le danemark. Je vais essayer de parler à mon tour d'un autre aspect de cette covid qui frappe tant qu'aujourd'hui le chantage et les menaces sont devenus une norme totalement anodine pour s'en défaire.

Il était une fois un ouvrier, un employé peut-être, la terminologie importe peu, qui dépannait et installait des réseaux téléphoniques. Il perdit une enfant et se tourna vers la poésie. Il trouva en elle un exutoire, un rempart contre la tristesse qui accompagnait ce malheur. Comme Hugo et bien d'autre avant lui, il explora le champ des possibles et le chant des impossibles jusqu'à son décès d'un AVC qui s'est déclenché le lendemain de l'injection du produit thérapeutique Pfizer (que certain appellent par commodité vaccin).

Nous nous sommes rencontrés à un atelier d'écriture et petit à petit je suis devenu son "ordinateur", ce à quoi je répondais, "un homme objet dans toute sa splendeur". En fait il n'était question que de la mise en forme de document et parfois de ménage sur un bureau trop encombré.

Sonnets, poésie libres ou contraintes, haiku, la musique des mots...il aimait, il adorait. Originaire de Ardennes, et ayant vécu toute se vie professionnelle en région parisienne, il était venu avec sa femme s'installer dans un petit village. On comprends pourquoi il écrivait dans une poésie enfantine " ....je voudrais être un paysan...pour habiter un paysage !"

Il a publié, a compte d'auteur d'abord, pour laisser une trace derrière lui puis a été édité. Les derniers temps il devenait pressé comme si la peur du temps qui se contracte s'inscrivait dans ses gènes. Certains textes étaient plus noir, il pensait à la mort, réelle, inéluctable et qui rode autour d'un papy de 89 ans et qui s'emparerait de lui comme elle avait emporté Colette son épouse.

Puis vint une lueur, comme si l'Oméga retrouvait l'Alpha. Un jour, un courriel, son premier amour de jeunesse, la fillette de 12 ans d'une photo oubliée réapparaissait dans son quotidien. j'ai vu et lu des rimes plus colorées. La noirceur qui embrumait son esprit se nuançait.

Est-ce pour cela qu'il prit, avec un de ses amis, rendez-vous pour recevoir une injection. "Ils m'ont mit 2 dates, je n'y comprends rien", "vu l'écart ce doit être celle de la seconde piqure". Un petit cocktail à l'ARNm et tout sera pour le mieux dans le meilleurs des mondes. Puis le silence jusqu'à cet appel téléphonique.

"Allo, c'est Joël V***, j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer Georges à fait un AVC"...."Nous sommes allés au centre, où il ne nous on même pas fait remplir un questionnaire de santé, en rentrant tout allait bien et hier quelqu'un qui passait l'a retrouvé étendu devant chez lui. ils ont appelé les secours, il est à Epernay".

Quelques temps après ce fut son fils Nicolas qui appela pour annoncer son décès.

Alors pour conclure et paraphraser un très grand.
Monsieur le président je vous fait cette lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps.
Je souhaitais attendre pour cette foutue piqure, afin de mieux comprendre ou mène l'aventure
Mais devant vos menaces dignes d'un dictateur je préfère la crasse, d'une geôle d'inquisiteur
Alors JAMAIS JAMAIS, vous ne trouerez ma peau, avec vos valets et tous vos mauvais maux.
Les seuls mots qui m'aillent sont ceux des poèmes qui épicent chaque fois les trouvailles de GEORGES VALLIADIS.

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