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Billet de blog 10 août 2012

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Mediapart icipatif :le rappel d'Edwy Plenel

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On comprend de l'article d'Edwy Plenel que des lecteurs de Mediapart auraient déposé une plainte pénale avec constitution de partie civile contre d'autres lecteurs pour injures publiques à la suite d'échanges sur des articles publiés par Mediapart et, que Mediapart est prié de donner les noms et adresse IP des personnes qui se cachent derrière des pseudo.

S'agissant de débats entre lecteurs le recours à une plainte pénale est problablement excessif... mais a des chances d'aboutir.

C'est dommage pour Mediapart qui est un espace de liberté ( un peu comme l'était Droit de Réponse de Michel Polac) mais parfois , c'est vrai, pouvant générer des excès compte tenu des sujets traités.

 Les abonnés devraient tenter de regler sereinement leur querelle ( qui ne semble pas si grave) plutôt que de s'adresser à la justice ce qui ne manquera pas de nuire à l'espace de liberté que nous apprecions.

Un autre aspect de la question réside à mon sens dans les commentaires sur les personnalités politiques.

 Un exemple. La photographie de M. Copé dans la piscine de M. Takieddine  a pu susciter des commentaires un peu vifs sur M. copé. Et si M Copé estimait, par exemple, devoir déposer plainte pour injures publiques ?

Edwy Plenel a raison d'appeler à la prudence.

Certes, les politiques ne sont pas en reste et donnent parfois le mauvais exemple ( le ' casse toi..' de Sarkozy, les propos de Melanchon sur Marine Le Pen ) mais ce n'est pas une raison pour suivre ces mauvais exemples. On peut écrire ce que l'on pense sans insulter ni diffamer ( quoi que les critères soient imprécis et que l''humour soit parfois limite). Mais il est vrai qu'une réaction spontanée peut aboutir à un commentaire injurieux ou diffamatoire.

A mon sens il faut purger le passé de ses excès.

Mediapart pourrrait par exemple supprimer les commentaires excessifs dans le passé soit spontanément, soit à la demande des lecteurs ( il n'y a pas de posssibilité de supprimer un commentaire une fois qu'il est enregistré).

Pour l'avenir, chacun prendrait ses responsabilités.

Le débat sera sans doute plus policé. On pourra le regretter.

Le débat non policé faisait la saveur de Droit de Réponse sachant que les intervants étaient de qualité ce qui rendait les choses encore plus drôles.

Aujourdhui, on gomme la pipe de M. Hulot ,on parle d 'embastiller les clients des prostitué(e)s. M. Sarkozy a tenté de supprimer le juge d'instruction.

Les espaces de liberté se font rares.

Les attaques contre Mediapart sous la présidence de M. Sarkozy montrent que la liberté dérange le pouvoir.

Pour l'avenir il faudra s'interroger sur la portée de nos commentaires au regard de la loi pénale avant de les enregistrer .

On écrira sans doute moins...

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