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Billet de blog 9 février 2014

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Vive le chômage

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il y a quelques semaines, certains journaux titraient sur le changement de politique de François Hollande. D’une politique résolument de gauche (ou presque) il serait en passe de mettre en œuvre une politique social-démocrate, dont Gerhard Schröder est le digne représentant.  Les mauvaises langues diront que Hollande copie Sarkozy, de quoi nous rappeler que la droite a sans doute le monopole des idées en termes de politiques économiques et de l’emploi...

Au-delà des querelles sur la paternité des idées politiques, nous aurons compris qu’il n’existe plus de grandes différences entre les solutions proposées par la gauche et la droite sur le thème de l’emploi. Le schéma est identique : il faut réformer (entendons flexibiliser le marché de l’emploi et réduire les charges des entreprises) pour réduire le chômage de manière durable (ou tenter de le faire croire). Ce crédo est le refrain repris en boucle dans tous les pays de l’union européenne. Comme si, pour résoudre la crise de l’emploi une seule et même politique était possible : réduire le coût du travail pour restaurer notre compétitivité. Le fait même que cela soit martelé avec tant d’insistance me laisse quelque peu perplexe. Ce crédo est d’ailleurs repris dans les médias sans pour autant qu’il ne soit analysé / discuté (ou très politiquement) .

Première question, peut-on envisager une solution unique pour des pays qui en réalité connaissent tous des situations particulières?

-les réformes Hartz (2003 – 2005) ont vu le jour dans une Allemagne plombée par le coût de la réunification dans un contexte de croissance plutôt soutenue en Europe.

- l’Espagne post franquiste connaît quant à elle une modernisation difficile, en 1992, le chômage atteint  près de 21% de la population active. La dévaluation de la peseta permet alors de restaurer la compétitivité espagnole. Le chômage se réduit. Il repart à nouveau à la suite de la crise de 2008, dans un contexte ou l’Espagne  a adopté l’euro et n’est donc pas en mesure de dévaluer sa devise…

Personne ne niera que ces deux pays ont une histoire économique très différente, je ne comprends donc pas l’unicité des politiques économiques proposées.

J’ai par exemple constaté que la question de la politique monétaire de l’UE est trés souvent évacuée. C’est ainsi que les membres de l’UE semblent se plier au « NEIN » des allemands concernant un potentiel assouplissement de la politique monétaire, au nom, d’une invraisemblable peur de l’hyperinflation, semble t-il. A suivre…

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