Pendant la pandémie du covid-19, les conditions dans les camps d'exilés tuent

Le camp de Vial sur l'île de Chios en Grèce a été incendié pendant des émeutes qui ont eu lieu samedi 18 avril. La mort d'une femme irakienne de 47 ans causée par les conditions de vie des migrants dans le camp, a déclenché de violentes protestations.

Dans la nuit du samedi 18 avril, des émeutes ont éclaté dans le camp de Vial sur l'île de Chios, en Grèce. La mort d'une femme irakienne de 47 ans samedi après-midi a conduit au déclenchement d'émeutes particulièrement violentes qui ont détruit tout une partie du camp...

Dans ce camp se trouvent environ 6 000 personnes alors qu'il ne peut en accueillir que 1 500. Les tensions se sont accrues depuis des mois déjà, avec des manifestations quotidiennes pour tenter d'obtenir des conditions de vies plus décentes. De nombreuses associations de solidarité et des politiques d'opposition se battent depuis des semaines pour arrêter le confinement dans le camps où cela ne peut pas être mis en place correctement.

Depuis le début de la crise du coronavirus en Grèce, où le gouvernement a décidé un confinement total de la population, la situation s'est drastiquement dégradée dans le camp. Le fait que les migrants ne perçoivent plus leur allocation depuis des semaines, que l'eau ne soit pas suffisamment accessible - 1 point d'eau pour 160 personnes et 1 douche pour 500 personnes -, que les personnes soient entassées, que les distributions de nourriture, de vêtements et de produits d'hygiène aient dû être arrêtées, ont contribué à la mort de cette jeune femme et au déclenchement de ces émeutes. Les conditions d'hygiène, de santé étaient déjà catastrophiques avant la pandémie -1 médecin et 2 infirmiers pour 3 000 personnes - mais avec la pandémie, tout s'est détérioré.  Il y a deux jours, un bébé a été transféré d'urgence à l'hôpital après une morsure de serpent ! Aujourd'hui, plus d'un quarantaine de familles avec des enfants en bas âge ont été laissés sans plus aucun abris : Tout, leurs abris de fortune, leurs vêtements, leurs couvertures ont été brûlés dans l'incendie qui a ravagé le camp.

Face aux émeutes, les policiers ont utilisé gaz lacrymogène pendant que les gens couraient s'enfuir dans les champs aux alentours.
Dans une situation déjà très intense, dangereuse et surpeuplé, les migrants qui résident dans ce camp sont poussés à vivre des situations de plus en plus terribles et inhumaines. L'Europe doit agir, et vite, ou elle paiera les conséquences de ses actes en laissant cette situation se dérouler devant ses yeux ! #EUROPEMUSTACT

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Toutes les photos ont été transmises par des personnes résidant dans le camp qui nous donnent le droit de diffuser ces im

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