La définition de la mondialisation donnée par Frédéric Lordon dans le "Monde Diplomatique" d'août 2011 me paraît tout à fait de nature à être transfomé protestation populaire. J'en propose une ébauche.

 

CE QUE NOUS NE VOULONS PLUS

 

 

 

Nous ne voulons plus de la concurrence faussée entre économies à standards salariaux abyssinalement différents;

Nous ne voulons plus vivre sous la contrainte actionariale exigeant des rentabilités financières sans limites telles, qu'associées à des opérations de délocalisation de nos emplois, elles nous conduisent à la paupérisation et au chômage;

Nous ne voulons plus être les otages de créditeurs qui se nourissent de notre endettement chronique dont ils sont les initiateurs et les responsables;

Nous ne voulons plus de l'absolue licence qui permet à la finance de déployer ses opérations spéculatives déstabilisatrice, le cas échéant à partir des dettes portées par les ménages (comme dans le cas des subprime);

Nous ne voulons plus que les pouvoirs publics, qui tiennent de nous leur légitimité, soient pris en otage et sommés de venir au secours des institutions financières déconfites par les crises récurentes d'un système politico-économique prédateur;

Nous ne voulons plus que le coût financier de ses crises systémiques soit assuré par les finances publiques et les contribuables et cela au détriment des usagers, des fonctionnaires, des licenciés économiques, des retraités, des chômeurs et des privés de droits et de devoirs;

Nous ne voulons plus que les citoyens soient dépossédés de tout emprise sur la politique économique, désormais réglée d'après les seuls désiderata des créanciers internationaux quoi qu'il en coûte aux corps sociaux;

Nous ne voulons plus que la politique monétaire de l'europe et de notre pays soit sous la seul responsabilité d'une institution échappant à tout contrôle du pouvoir politique légitimement souverain;

 

NOUS NE VOULONS PLUS DE CA !

 

 

 

 

Si on est plus nombreux à s'y mettre on devrait pouvoir faire mieux...

 

 

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