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Le Club de Mediapart sam. 30 juil. 2016 30/7/2016 Dernière édition

Pour une Protestation Populaire (ébauche)

La définition de la mondialisation donnée par Frédéric Lordon dans le "Monde Diplomatique" d'août 2011 me paraît tout à fait de nature à être transfomé protestation populaire. J'en propose une ébauche.

La définition de la mondialisation donnée par Frédéric Lordon dans le "Monde Diplomatique" d'août 2011 me paraît tout à fait de nature à être transfomé protestation populaire. J'en propose une ébauche.

 

CE QUE NOUS NE VOULONS PLUS

 

 

 

Nous ne voulons plus de la concurrence faussée entre économies à standards salariaux abyssinalement différents;

Nous ne voulons plus vivre sous la contrainte actionariale exigeant des rentabilités financières sans limites telles, qu'associées à des opérations de délocalisation de nos emplois, elles nous conduisent à la paupérisation et au chômage;

Nous ne voulons plus être les otages de créditeurs qui se nourissent de notre endettement chronique dont ils sont les initiateurs et les responsables;

Nous ne voulons plus de l'absolue licence qui permet à la finance de déployer ses opérations spéculatives déstabilisatrice, le cas échéant à partir des dettes portées par les ménages (comme dans le cas des subprime);

Nous ne voulons plus que les pouvoirs publics, qui tiennent de nous leur légitimité, soient pris en otage et sommés de venir au secours des institutions financières déconfites par les crises récurentes d'un système politico-économique prédateur;

Nous ne voulons plus que le coût financier de ses crises systémiques soit assuré par les finances publiques et les contribuables et cela au détriment des usagers, des fonctionnaires, des licenciés économiques, des retraités, des chômeurs et des privés de droits et de devoirs;

Nous ne voulons plus que les citoyens soient dépossédés de tout emprise sur la politique économique, désormais réglée d'après les seuls désiderata des créanciers internationaux quoi qu'il en coûte aux corps sociaux;

Nous ne voulons plus que la politique monétaire de l'europe et de notre pays soit sous la seul responsabilité d'une institution échappant à tout contrôle du pouvoir politique légitimement souverain;

 

NOUS NE VOULONS PLUS DE CA !

 

 

 

 

Si on est plus nombreux à s'y mettre on devrait pouvoir faire mieux...

 

 

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Tous les commentaires

Marie-Hélène

Accord sur le fond. Mais la forme me paraît devoir être encore améliorée et le texte raccourci. Je propose en gardant l'essentiel de vos formulation:

 

MANIFESTE POPULAIRE

Monsieur Le Président,

N’avez vous pas déclarez, à Toulon, après le désastre financier de 2008 : « L’idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle » et ajouter que « la toute puissance du marché qui ne devrait être entravé par aucune règle, par aucune intervention politique est [une autre] idée folle » pour lister ensuite les moyens de revenir à la raison ?

Où en sommes nous aujourd’hui ?

La « toute puissance des marchés » a-t-elle été remise en cause par la pose de « nouvelles règles" ?

Qui parle de « contrôler les agences de notations » ?

Qui parle du contrôle « des fonds spéculatifs et des institutions financières » ?

Qui parle d’empêcher « les banques de spéculer sur les marchés financiers au lieu de de faire leur métier de mobiliser l’épargne au profit du développement économique et d’analyser le risque du crédit » ?

Qui parle de stopper « les conditions dans lesquelles les industries sont soumises à la logique de la rentabilité financière à court terme » ?

Qui parle de bloquer « les systèmes de rémunération qui poussent les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés » ?

Qui parle « d’attaquer les paradis fiscaux » ?

Pas vous en tout cas, ni votre gouvernement, nous semble-t-il

 

Alors, compte tenu qu’une nouvelle crise ayant les mêmes causes et produisant des effets qui pourraient devenir encore plus désatreux qu’en 2008 nous déclarons :

-Que nous ne laisserons pas le pouvoir d’Etat, seul représentant de la légitimité citoyenne, otage des agences de notation, du FMI ou de dictats européens sans légitimité citoyenne ;

-Que nous ne paierons plus ;

-Qu’il ne faut plus compter sur les signataires de ce manifeste pour réparer les dégats d’un système qui ne fontionne qu’au bénéfice de ceux qui le défendent parce qu’ils s’en nourissent ;

Et, pour donner consistance à ces engagements, nous citoyens du peuple français, nous appelons les indignés de notre pays à se rassembler sur toutes les places de nos villes et village tous les dimanches matins à partir de 9h00 pour discussion et signature de ce manifeste

 

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Bien entendu toutes les critiques, observations, modification de ce texte, sont vivement encouragées, qu'elles viennent de Marie-Hélène ou d'ailleurs. Je signal, au passage, que sur le blog de Pascal Maillard la discussion porte sur le même sujet. Mais l'approche, me semble-t-il, est différente de celle qui a ma préférence. C'est la raison pour laquelle je m'en tiens éloigné pour le moment. Mais si ça marche fort sur le blog de Pascal Maillard, allez-y. De ces deux approches il devrait bien pouvoir sortir quelque chose.